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Moi, Chander, 16 ans, tué par la police mexicaine

Il y a une dizaine de jours, un jeune issu d’une école de foot de première division mexicaine a été tué par la police, visiblement sans raison. Un nouvel exemple qui montre qu’au Mexique, la corruption et la violence banalisée font des milliers de morts chaque année. La famille d’Alexander Gómez espère bien obtenir justice en surfant sur la médiatisation du meurtre de George Floyd, tué par un policier aux États-Unis, et qui a ému la terre entière.

« Un gouvernement pour tous. » La phrase écrite sommairement à la peinture planche au-dessus des buts détonne avec la scène qui se déroule juste en dessous ; des jeunes font circuler un ballon devant le cercueil d’un gamin tué par la police municipale d’Acatlán. Le dernier joueur adresse alors une passe appuyée vers la caisse en bois, et le ballon finit au fond des cages. Imparable pour le gardien. L’équipe entière se réunit autour du buteur endormi pour toujours. Une triste célébration, des cris et des larmes. Une scène désormais devenue fréquente en Amérique latine lorsqu'un jeune footballeur décède. Alexander Martinez Gómez, alias « El Chander » , avait 16 ans.

Les violences de la police armée


Mardi 9 juin, il se baladait à moto avec ses amis dans les rues d’Acatlán. « Il était parti chercher des boissons chez l’épicier » , relate Darián, sa cousine. En face, une voiture de la police municipale et ses feux éteints dans la nuit si noire. Coupable de ne pas s’être arrêté devant les menaces infondées des flics, Chander a pris une balle dans la tête. Le surlendemain, le commissariat a avoué « une erreur » , et le policier dit avoir confondu la troupe ingénue avec des malfrats. Mais trop tard : Alexander était déjà mort. « Ce n’est pas un accident, le policier a tiré directement sur le jeune homme » , a déclaré le procureur de l’État de Oaxaca Rubén Vasconcelos. La jeunesse mexicaine est lasse : combien d’entre eux subissent quotidiennement les violences de la police armée ? Depuis l’assassinat raciste de George Floyd aux États-Unis fin mai, les cas de meurtres aux mains des forces de l’ordre mexicaines sont plus médiatisés que jamais, au Mexique.



Chander est né aux États-Unis, avant de revenir au Mexique avec ses parents dans cette région reculée de l’état pauvre du Oaxaca, au sud du Mexique. « Il a toujours joué au foot, se souvient Darián. Récemment, il avait réussi à intégrer une équipe filiale des Rayados de Monterrey. » Ni plus ni moins que le champion en titre du Mexique. Un nouvel endroit, un nouvel espoir pour démontrer son talent. D’ailleurs, José María Basanta, le capitaine des Rayados, a soutenu ouvertement la famille via une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Avant de rejoindre l’équipe filiale de Monterrey, Chander était parvenu à obtenir une bourse à l’université du Golfe du Mexique, à Orizaba, la grande ville la plus proche de chez lui. Nourri et logé, il pourrait alors étudier tout en continuant de jouer. Là, il rencontre Adrián Arellano, qui va devenir l’un de ses meilleurs amis. « Chander était milieu récupérateur, mais son idole, c’était Lionel Messi, confie son compère de l’entrejeu. Surtout, il portait l’América dans son cœur » , ajoute-t-il à propos du club le plus titré du Mexique.

Un ballon dans les pieds, le cœur sur la main


Son rêve de porter un jour le maillot vert du Mexique a fait de lui un gamin sérieux. « On n’a jamais vu Chander boire une bière ou cigarette à la main » , jure Adrián. À Vicente Camalote, village près d’Acatlán où il vivait, Alexander était connu pour être charismatique, attachant et généreux. « Depuis un an, il entraînait bénévolement une équipe de jeunes, sourit Darián. Quand ses parents se sont séparés, lui et ses frères ont été très protecteurs avec leur mère. »



C’était aussi un garçon très noble : « Ma tante m’a raconté une fois que Chander et sa mère sont allés acheter une boîte de crayons de couleurs pour l’un de ses copains qui n’avait pas assez d’argent pour s’en offrir. » Sa cousine se souvient aussi que parfois, Alexander offrait ses paires de pompes usées à ses camarades qui n’avaient rien d’autre que des chaussures trouées sans semelles pour venir à l’école. Une vie au fin fond du Mexique rural.

Police partout justice nulle part


Les bavures policières font le quotidien du Mexique. Un pays où l’activité des bars branchés de la capitale Mexico et l’ambiance détendue des plages paradisiaques détonnent avec certaines régions gangrenées par le crime organisé. Quand ce ne sont pas directement les gouverneurs ou les élus locaux qui font régner la terreur. « De toute façon, à Acatlán, le maire est de mèche avec le crime organisé. Si Chander est mort, c’est parce que la police était sur le qui-vive, après une fusillade contre un clan rival il y a un mois de ça, confie un ami sous couvert d’anonymat. Un cartel rival qui fait de l’ombre au business du maire. » Lundi dernier, la famille, menée par Virginia Gómez, la mère de Chander, a d’ailleurs organisé une marche jusqu’à la mairie pour demander justice. Une centaine de personnes y a participé.



Le policier auteur des coups de feu est désormais en détention préventive pour deux mois, en attente d’un jugement. Mais même s’il finit derrière les barreaux, la paix ne régnera pas plus dans l’État de Oaxaca. Les liens entre élus politiques et crime organisé sont trop étroits, la corruption trop présente et le pouvoir fédéral du président Andrés Manuel Lopez Obrador trop faible pour apercevoir une issue favorable à des décennies d’insécurité, de corruption et de trafic en tous genres. Si bien qu’il est impossible de déterminer réellement le nombre d’exécutions et de meurtres de la part de la police. Et c’est la jeunesse précaire qui trinque.

Par Diego Calmard
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