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« Noyaux d’olives ou billes, on est contents : on a un synthé ! »

Histoire de remplacer son vieux terrain en schiste tout en restant dans les clous de la politique écolo qu’elle prône, la municipalité de La Ciotat a décidé de doter le stade Jean-Bouissou d’un terrain synthétique dont les billes sont faites de noyaux d’olives concassés. Une première en Europe. Et une excellente nouvelle pour Misha Djorkaeff, le frère de Youri, actuel manager général et entraîneur de l’équipe première d’un club qu’il entend bien replacer sur la carte azuréenne du foot. Interview certifiée sans résidu plastique.

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L’Étoile sportive La Ciotat est donc le premier club français à être doté d’un terrain synthétique en noyaux d'olives concassés. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
En fait, on avait jusqu’à présent un synthétique et un terrain rouge. Je suis arrivé il y a deux ans au club, et on avait demandé à la mairie avant notre arrivée s’il y avait la possibilité d’avoir un deuxième terrain synthétique.
« La taille de l’herbe synthétique est la même, c’est juste le remplissage qui change. »
Ils ont tenu leur engagement. Les billes en noyaux d’olives concassés, c’est une nouvelle technique qui est vachement écologique et 100% naturel. C’est bien, parce qu’on est à cent mètres de la mer. Ça évite que des billes de caoutchouc se retrouvent dans la mer, quand il y a de fortes pluies.

D’autant que certaines études ont établi que les billes de caoutchouc sont potentiellement cancérigènes.
Je ne me suis pas trop penché sur le sujet, mais en effet, on dit que c’est cancérigène. On n’a pas du tout été surpris que la municipalité opte pour une telle surface, on a fait confiance à la mairie : la partie technique, ils gèrent. Après, si on est dans l’écologie et que c’est meilleur pour la santé des joueurs, tant mieux.


Un synthétique construit en même pas un an et demi, c’est une belle marque de soutien de la part de la mairie.
« Pendant les travaux, on a eu un seul terrain pour 48 équipes ! »
Avant de reprendre le club, on avait quand même demandé quelques garanties. À commencer par le nouveau terrain. S’ils validaient, on y allait. Si pas, ça aurait été compliqué parce qu’on a quand même 48 équipes et 620 licenciés au club qui est le deuxième du district en matière de licenciés. Ils nous avaient dit que ce serait fait pour fin 2019. Ils n’ont eu qu’un mois de retard, et là ils vont nous refaire les vestiaires. Bientôt, on aura douze vestiaires. Leur construction commencera au mois de septembre.

La mairie défend un choix politique. Mais au niveau sportif, qu’est-ce que ça change ? Est-ce que ça influe sur les appuis des joueurs, les trajectoires ou la vitesse de circulation du ballon ?
Non non, c’est exactement la même chose. La taille de l’herbe synthétique est la même, c’est juste le remplissage qui change.


Les genoux et les cuisses des joueurs ne morflent pas trop, quand ils tombent ?
Pareil : pas du tout. Et puis, le club n’est pas en position de faire la fine bouche. Pendant les travaux, on a eu un seul terrain pour 48 équipes ! Donc que ce soit en noyaux d’olives ou en billes de caoutchouc, on ne peut qu’être content : on a un synthé. Le terrain rouge, c’est une autre époque...
« Moi, je suis manager général, c’est-à-dire que je donne ce que je veux faire. »
Ils nous aussi ont mis l’éclairage en LED, c’est parfait. Surtout pour un club qui, à part l’équipe première, évolue au niveau district. Notre objectif, c’est d’avoir toutes nos équipes de jeunes en Ligue. Mais ce n’est pas un objectif qu’on atteindra sur un an. On a un projet sur cinq ans, qui prévoit aussi de faire monter l’équipe première en N3.

La première, parlons-en. Tu es depuis septembre à la tête de l’équipe, actuelle troisième de son groupe de Régional 2. Quel bilan dresses-tu de la phase aller ?
Un bilan un peu mitigé, par rapport à la position actuelle. Jusqu’à présent, on était bien et on a perdu deux matchs d’affilée qui nous ont mis le doute et la pression. On a fait un non-match à la reprise : on n’était pas prêts au niveau physique, et de l’état d’esprit. Le deuxième, on a eu les occasions, mais on a manqué d’efficacité et de réussite. On a quand même l’objectif de finir le plus haut possible, mais on a mal recommencé. Mais ce n’est pas fini, il reste douze matchs, même si c’est vrai qu’on s’est mis un peu dans l’embarras.


Comment t’es-tu retrouvé à La Ciotat, toi le Rhodanien d’origine ?
Je suis arrivé à Marseille en 2017. J’ai une salle de sport dernière génération à côté du stade Vélodrome, avec kiné et ostéo sur place, donc je suis amené à rencontrer beaucoup de monde. La première année, je n’étais pas dans l’optique de trouver un club. On m’avait proposé un ou deux projets, mais je ne voulais pas partir dans une galère financière ou dans un club où je ne maîtrise pas tous les paramètres. Mon associé, Jean-Paul Escudero (l'actuel président du club, N.D.L.R.), un ami depuis vingt ans, est fabricant de crèmes et d’huiles de massage pour les kinés. C’est lui qui fournit notamment l’équipe de France et le Rugby Club de Toulon, et son laboratoire est à La Ciotat depuis 25 ans. L’un de ses clients joue en vétérans à l’Étoile, et un jour, il lui a fait passer le message comme quoi le club cherchait un repreneur. On a regardé les paramètres, le bon, le pas bon, les comptes, le potentiel, les installations... On a fait un projet validé par la mairie, avant d’être élus en assemblée générale.

C’était quoi, le bon et le moins bon ?
Le bon, c’est qu’il y a un fort potentiel avec tous ces licenciés et ces jeunes. Le moins bon, c’est justement qu’aucune équipe ne joue en ligue chez les jeunes et qu’il n’y avait qu’un terrain. Donc la première année, on n’a fait que regarder.
« La décision finale, c’est désormais moi qui la prends, mais toujours en concertation avec le staff. »
On n’a rien changé, ni l’entraîneur de la première, ni aucun éducateur : n’étant pas de la région, on voulait d’abord avoir une vision. On s’était dit qu’on n’agirait réellement que lors de la deuxième année. On a tout de même amélioré certaines choses dans la pratique : on a fait l’acquisition de deux mini-bus, refait le club house, changé d’équipementier, instauré un repas pour l’équipe première les jours de match, des repas de cohésion pour les U15, U17 et U19. Voilà ce qu’on a amené. Parallèlement, on observait et on prenait des notes pour améliorer le sportif. Cette saison, on a fait plus de changements en interne. On a gardé ceux qui étaient en phase avec le projet, et on a fixé des objectifs. J’ai monté un projet technique des U9 jusqu’à U17 avec une programmation annuelle, et ai imposé que chaque équipe joue de la même manière. Après, je ne suis pas seul : on a un responsable sportif, et on est 35 éducateurs. Moi, je suis manager général, c’est-à-dire que je donne ce que je veux faire.


C’était prévu, dans ces changements, que tu reprennes l’équipe première ?
Pas du tout, même si j’ai une expérience de joueur et d’entraîneur. Mais on s’est aperçu que l’entraîneur de l’équipe première était un peu isolé. Je me suis donc mis avec lui, et on a pris un adjoint. La décision finale, c’est désormais moi qui la prends, mais toujours en concertation avec le staff.

Quand Jean-Paul Escudero, le secrétaire du club Jérôme Isnard et toi êtes arrivés à l’Étoile, le journal La Provence vous a présentés comme de « nouveaux investisseurs  » . Les moyens que vous injectez dans le club sont importants ?
Non. On n’est pas des mécènes, ce n’est pas Bernard Tapie ou le Qatar qui arrive à Marseille. On a du relationnel, mais on n’est pas là pour dépenser de l’argent de manière inutile. Avec nous, le budget n’a augmenté que de 10 000 euros pour atteindre 340 000 euros.
« Je n’ai pas présenté quelque chose de tordu, on reste dans le foot amateur. »
L’argent, on a les moyens d’en trouver et on a des gens qui sont capables de nous en donner. C’est évidemment important, mais on n’est pas là pour arriver à un budget de 500 000 euros, sinon le projet est différent, et les attentes des joueurs sont totalement différentes. La formation est importante, mais la vitrine reste l’équipe première. Et l’année dernière, on a fini seconds tout en étant un des seuls clubs du coin à ne pas donner de fixe à nos joueurs. Ils viennent à l’entraînement pour le plaisir, et ne touchent qu’une prime de match raisonnable en cas de victoire. Je n’engage pas d’argent personnel dans ce projet, je ne connais d’ailleurs aucun président qui le fait.


Le club a évolué trois ans en D2, au début des années 1970. Quelle est sa place, dans le football azuréen ?
« Maintenant, il faut continuer et se structurer encore un peu plus. »
Je n’ai pas assez de recul, mais je pense qu’en CFA, ce serait bien. Le souci du club de La Ciotat est aussi géographique : tu es dans les Bouches-du-Rhône, mais tu es à l’extrême limite du Var. C’est donc difficile d’attirer des joueurs de Marseille, où il y a plus de potentiel, mais beaucoup plus de clubs.


Ça aide, quand on présente un projet, de s’appeler Djorkaeff ?
Oui. On a quand même des connaissances, un passé, un vécu, une histoire. Mais ça aide à condition d’avoir un projet bankable : je n’ai pas présenté quelque chose de tordu, on reste dans le foot amateur.


Justement, sans faire offense à La Ciotat, tu ne pouvais pas espérer un club plus prestigieux au vu de ton nom et de ton CV ?
Je ne cherchais pas, je n’en avais pas envie. J’ai arrêté à Décines en 2015 en raison de problèmes avec la nouvelle présidence, qui pour je ne sais quelle raison a voulu nous éjecter et qui a d’ailleurs coulé le club. À partir de là, j’ai eu envie de faire un break. J’avais quarante ans, j’étais dans le foot depuis l’âge de dix ans et j’ai voulu profiter de mes proches même si le foot reste ma passion. Je m’étais donné deux ans, mais en 2017, malgré des contacts avec deux-trois clubs, je n’avais toujours pas envie.

Tu ne fermes pas la porte au haut niveau pour autant, si ?
Attention, si demain un club pro me demande d’entrer dans son organigramme, j’y vais. J’ai d’ailleurs eu quelques contacts avec l’Olympique lyonnais en 2014 pour intégrer la formation. Je n’ai pas de regrets.
« Mon père est venu trois fois, mais Youri n’a pas encore eu le temps. »
Pour revenir à ce projet, s’appeler Djorkaeff aide parce qu’on a en face des personnes réceptives. Mais nous, tout ce qu’on avait dit pour l’instant, on l’a fait. On avait annoncé deux mini-bus, un partenaire privé les a financés. On a changé les équipements, on a doublé les effectifs chez les éducateurs... Maintenant, il faut continuer et se structurer encore un peu plus. On fera un premier bilan en juin.


Les prochains projets, c’est quoi ?
On a essayé de développer le foot féminin cette saison, mais pour l’instant, ça n’a pas trop pris chez les enfants. On va recommencer l’année prochaine, de manière différente. L’autre gros projet, c’est de créer une section sportive.
« Une montée l’an prochain, avec les nouveaux vestiaires, ce serait magnifique. »
Les jeunes seraient scolarisés dans un collège de La Ciotat, où ils auraient des horaires aménagés pour pouvoir s’entraîner plus régulièrement. Ça ne se fera pas cette année, sans doute l’année prochaine.

Sinon, Youri, il vient voir les matchs ?
Mon père est venu trois fois, mais Youri n’a pas encore eu le temps. Le voir s’investir dans le club ? Aucune chance ! Youri est plus un parrain, un conseiller : quand on a besoin de conseils, il est là. Il faut aussi savoir que l’Étoile fête ses cent ans, en 2021. Une montée l’an prochain, avec les nouveaux vestiaires, ce serait magnifique.

Propos recueillis par Simon Butel
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