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  1. // Décès de Mino Raiola

Mino ne répond plus

Sur les coups de 16 heures ce samedi, l’entourage de Mino Raiola a annoncé le décès du célèbre agent sportif italien. À 54 ans, Carmine « Mino » Raiola s’est éteint, laissant derrière lui un empire et une trace indélébile dans l’histoire du football moderne : celle d'avoir révolutionné à sa manière la période des transferts en se moquant des critiques.

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Jusqu’à son dernier souffle, Mino Raiola sera parvenu à déjouer les pronostics. Ce jeudi 28 avril, Mino était mort aux yeux du monde. Mais à l’image du professionnel des transferts qu’il a été, Raiola est revenu d’outre tombe pour donner une ultime leçon, lâcher une dernière punchline à ceux qui commençaient déjà à l’enterrer avant même que son cœur n’ait cessé de battre. Démentir sa propre mort est un luxe que peu peuvent se permettre, et même celui-ci, Raiola se l’est offert : « (Mon) état de santé actuel pour ceux qui se posent la question : énervé, deuxième fois en 4 mois qu'ils me tuent. Semble également capable de ressusciter. »


Car oui, la plus grande négociation de l’année 2022 pour Raiola ne s’est pas déroulée dans une salle dérobée de la Factory, à Paris, ou dans un bureau à Milan ou à Madrid. Elle s’est jouée sur une table d’opération, face à une maladie qui tôt ou tard remporterait le bras de fer. Le seul adversaire qui pouvait prendre totalement le dessus sur un homme qui n’avait rien et qui a allié talent et cynisme pour se faire une place parmi les puissants.

Le faux pizzaiolo


L’histoire de Mino Raiola est une version européenne du rêve américain. Celle d’un gamin né en Italie à l’orée des années de plomb, parti vivre aux Pays-Bas à l’âge d’un an et qui aurait dû rester un simple serveur dans le restaurant familial Napoli d’Haarlem. « ​​ Mon père est un mécanicien qualifié, et après avoir économisé, nous avons ouvert un restaurant italien. C'était un succès. À un moment donné, nous possédions sept magasins. Toute la place du marché de Haarlem était entre nos mains. Mon père travaillait du matin au soir et ne pouvait pas être avec moi. J'ai donc décidé que je serais avec lui. Je l'ai aidé à faire la vaisselle, à ranger, à nettoyer et à servir. » Contrairement à la légende urbaine et au surnom d’ « Il Pizzaiolo » - né par la faute de Siniša Mihajlović à la suite d'une embrouille avec Zlatan - qui l’a suivi un bon paquet d’années, Mino n’a jamais enfourné une seule Reggina de sa vie. En revanche, il s’est bel et bien construit seul, avec sa gouaille et son légendaire franc-parler, sans jamais chercher à ce que le grand public ne l’aime. Mais toujours en romançant bien son parcours, parfois à l'excès : « Il répète qu’il nettoyait même les toilettes, mais je ne connais personne qui l’ait vu faire, racontait le journaliste hollandais Paul Onkenhout pour L’Équipe il y a quelques mois. Il aime raconter ce conte du garçon qui s’est construit sans rien. »




Reste que c’est ce culot sans égal qui l’a amené à devenir le directeur sportif du club local d’Harleem, puis un agent visionnaire au début des années 1990 alors que l’arrêt Bosman n’est pas en vigueur. C’est aux côtés de l’influent agent local Rob Jansen qu’il participe au transfert de Denis Bergkamp à l’Inter et qu’il se fait les dents. Puis, c’est seul qu’il ramène Pavel Nedvěd à la Lazio en 1996. Le début des grandes manœuvres avec une philosophie que l’intéressé résumait ainsi pour France Football en 2013 : «  Quand je veux placer un joueur quelque part, je casse les couilles aux dirigeants. S’ils me disent non, je continue jusqu’à ce qu’ils disent oui. Je n’attends pas le mercato, je le crée. »

Un look de touriste et des milliards


Si Mino Raiola est arrivé tout en haut, c’est avant tout grâce à ceux dont il a géré les carrières. Un, en particulier : Zlatan Ibrahimović. L’actuel buteur de l’AC Milan racontait leur première rencontre ainsi : « La première fois que j’ai vu Mino, j’ai pensé que c’était une blague. J’étais venu en Porsche, avec une Rolex au poignet. Lui, il avait un pantacourt à fleurs hawaïen, un tee-shirt Nike et un bide énorme. (...) On est partis manger dans un restaurant de sushis, il a commandé pour sept personnes alors qu’on n’était que trois. Il m’avait dit : "Ne t’inquiète pas pour savoir qui va manger tout ça." Puis il a commencé à me sortir des photos en me disant : Shevchenko, 25 matchs et 23 buts ; Inzaghi, 27 matchs et 25 buts ; Vieri, 24 matchs, 23 buts. Puis mon nom : 21 matchs, 4 buts. "Comment est-ce que tu veux que je te vende comme un grand joueur avec ces stats ?" Moi, j’avais confiance en moi, alors je lui ai répondu : "Si j’avais des stats de cet acabit, je n’aurais pas besoin d’un agent. Même ma mère pourrait me vendre. » Au fil des années, et notamment depuis ce transfert à la Juve à l’été 2004, le Suédois et l’Italien ne se sont jamais quittés. Et Mino n’a jamais hésité à défendre sa poule aux œufs d’or sans compter. Au point où, presque dix ans après le départ de Zlatan du Barça, Raiola n’hésitait pas à défoncer publiquement Pep Guardiola avec qui son buteur était en froid : « C'est un lâche, un chien. En tant qu’entraîneur, il est fantastique, mais en tant que personne, c’est un zéro absolu, un chien, un lâche. C’est comme un prêtre. Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais. Si Manchester City gagne la Ligue des champions, on dira : "Oh quel entraîneur c’est", mais je détesterais ça. »



Malheureusement pour lui, ou pas, Mino Raiola n’aura jamais vu Guardiola soulever la C1 avec City. Mais il aura quand même réussi à mener à bien deux missions qui lui tenaient à cœur. La première : être accepté à la hauteur de son portefeuille. Selon Forbes, le chiffre d’affaires de sa société en 2020 s’élevait à 847 millions d’euros. Ce qui ne l’a jamais incité à troquer ses fringues de vacancier pour un costard sur mesure. « C’est le genre de mec capable d’aller trinquer au salon VIP d’un match de Ligue des champions en short et claquettes » , appuyait Bruno Satin au JDD il y a quelques années. Mais si son côté beauf ne l’a jamais quitté, il en est de même de son professionnalisme et de sa volonté d’offrir le meilleur à ses clients. Outre Zlatan, Paul Pogba, Blaise Matuidi, Marco Verratti, Moise Kean, Matthijs de Ligt, Gianluigi Donnarumma et même Alec Georgen sont passés par l’écurie Raiola à un moment de leur carrière. Comme un symbole, à la minute près ou presque ce samedi où le message annonçant son décès était publié par les siens, Erling Haaland inscrivait le deuxième de ses trois pions du jour face à Bochum (3-4). Le buteur international norvégien était devenu son client le plus bankable et, si la vie en avait décidé autrement, Mino Raiola aurait une nouvelle fois bouclé l’été 2022 en empochant une affolante prime pour son joyau du nord. Sans jamais se demander si c’était moral ou non, sans se questionner si lui, Jorge Mendes, Pini Zahavi et les autres ne mettaient pas tout un écosystème en danger. Mais en ayant la certitude d’avoir fait le boulot.

Par Andrea Chazy
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