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Milan, Lazio et Roma : le paradoxe Romagnoli

Mercredi soir, il a été monstrueux pendant 120 minutes, puis a envoyé l'AC Milan en finale de Coupe d'Italie, en inscrivant le tir au but décisif. Pourtant, Alessio Romagnoli n'a pas célébré. Car il est, depuis tout petit, supporter de la Lazio. Alors qu'il a été formé et révélé à la Roma. Un drôle de Schmilblick.

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Comme tout gosse qui va au stade admirer l'équipe de son cœur, Alessio Romagnoli a crié à de nombreuses reprises, sur les genoux de son père, dans les travées du stadio Olimpico. Le bambin, né en 1995, avait cinq ans et demi quand la Lazio remporte le deuxième Scudetto de son histoire. « Je suis laziale, c'est une grande émotion de jouer dans le stade où j'allais, petit, voir l'équipe du Scudetto » , expliquait-il ce mercredi dans une interview à Sport Mediaset.


Certainement que le petit Alessio a déjà exulté à un but de Simone Inzaghi, buteur et aujourd'hui coach de la Lazio. Certainement, aussi, qu'il a pensé à tout cela au moment de s'avancer sur le point de penalty, ce mercredi soir. Froid et clinique, il a abattu Thomas Strakosha d'une frappe sèche, envoyé la Lazio au tapis et le Milan en finale de Coupe d'Italie, pour la deuxième fois en trois ans. Romagnoli aurait pu courir partout pour fêter la qualif. Trop d'émotions d'un coup : il a préféré ne pas célébrer, et juste lever les yeux au ciel.

Vidéo

Les débuts avec Zeman


Drôle de parcours et drôle d'histoire que celle d'Alessio Romagnoli, l'un des tout meilleurs Milanais (le meilleur ?) lors de cette demi-finale retour de Coupe d'Italie. Né à Anzio, en province de Rome, il doit rapidement faire face au choix de tout gamin qui tape dans un ballon dans cette région : Roma ou Lazio ? La famille est laziale, alors lui le sera aussi. C'est, de plus, une époque où le club biancoceleste connaît les plus belles épopées de son histoire (huit trophées de 1998 à 2004 – un Scudetto, trois Coupe d'Italie, deux Supercoupe d'Italie, une Coupe d'Europe (C2), une Supercoupe d'Europe). L'objectif familial est évidemment qu'Alessio intègre le centre de formation de la Lazio. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Car c'est la Roma qui jette rapidement son dévolu sur le joueur, qui joue à l'époque trequartista et dit s'inspirer de Zinédine Zidane. Romagnoli rejoint donc le centre de formation de la Roma, et Sandro Tovalieri, le coach des jeunes, décide de le faire redescendre en défense centrale.


Forcément, à Trigoria, Romagnoli met de côté ses sympathies bleu ciel. Il les enfouit, même. Il fait ses grands débuts à 17 ans, le 11 décembre 2012, en Coupe d'Italie, avant de goûter à la Serie A quelques jours plus tard. Encore une ironie du destin : c'est Zdeněk Zeman qui lui offre son baptême chez les grands. Un Zeman qui, le jour où Romagnoli est né, était l'entraîneur... de la Lazio. Les tifosi romanisti considèrent alors la jeune pépite comme un futur taulier, l'un de ces « Romains de Rome  » , comme Francesco Totti, Daniele De Rossi ou Alessandro Florenzi, amené à devenir un cadre de l'équipe. Romagnoli dispute onze bouts de match lors de la saison 2013-2014, la première de Rudi Garcia sur le banc romain. Prometteur, il est prêté à la Sampdoria la saison suivante pour s'aguerrir sous les ordres de Siniša Mihajlović, l'un des rares joueurs à avoir porté les maillots de la Roma (1992-1994) et de la Lazio (1998-2004). Et alors qu'il est censé rentrer à Rome à la fin de la saison, il va totalement craquer un soir de mai 2015.

Chambrage sur les réseaux sociaux


Le 31 mai 2015, la Lazio dispute un match décisif à Naples, lors de la dernière journée de Serie A. Le vainqueur de cette confrontation se qualifie pour le tour préliminaire de Ligue des champions. Match fou, les Laziali mènent 2-0, Naples revient à 2-2, Higuaín rate le penalty du 3-2, derrière la Lazio punit et s'impose 4-2. Et alors qu'il est encore un joueur de la Sampdoria, Romagnoli pète un plomb et publie une photo de lui avec le maillot de la Lazio. Pire : avec le maillot de la saison en cours, pas un vieux maillot qui traînait dans l'armoire...



Il n'en faut pas plus pour que les tifosi de la Roma ne se déchaînent, avec de nombreux messages d'insultes sur les réseaux sociaux et quelques noms d'oiseaux (pour ne pas dire menaces) peints sur les murs de la capitale.


Impossible, dans de telles conditions, de revenir à la Roma. Alors, quelques semaines plus tard, le club romain le vend pour 25 millions d'euros à l'AC Milan. Officiellement pour «  équilibrer son budget » . À d'autres... À Milan, Romagnoli demande le numéro 13, celui de l'une de ses idoles, Alessandro Nesta. Mais d'un point de vue sportif, le défenseur est toutefois loin de convaincre. 34 apparitions en championnat sous les ordres de Mihajlović (viré en cours de saison) puis de Cristian Brocchi (tiens, un ancien Laziale). 27 la saison suivante avec Montella (tiens, un ancien Romanista, décidément). Le potentiel est là, mais l'instabilité chronique de l'AC Milan ne lui permet pas de s'exprimer au maximum. C'est finalement encore dans le domaine extrasportif qu'il se distingue. En février 2017, après que la Lazio a battu la Roma en demi-finale aller de Coupe d'Italie, il célèbre la victoire sur Twitter avec une publication sans équivoque. Et se fait encore pourrir par les tifosi romanisti.


À l'été 2017, Milan sort le carnet de chèques et recrute du lourd, avec notamment l'arrivée de Leonardo Bonucci en défense. Une aubaine pour Romagnoli. Les débuts sont compliqués, il faut du temps pour que les automatismes ne se mettent en place, mais l'arrivée de Gattuso change tout. Le joueur prend confiance, et est enfin en train de démontrer toute l'étendue de son talent. À tel point qu'en Italie, on se demande déjà si la charnière Romagnoli-Bonucci ne sera pas, bientôt, celle de la Nazionale.

Par Éric Maggiori
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