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Le Dean est servi

Ce sera le septième derby de Londres de sa carrière, et autant dire que ça ne fait marrer personne. Pourquoi ? Parce que Mike Dean, 50 ans au compteur et doyen des arbitres de Premier League, traîne derrière lui la sale réputation de supporter Tottenham, à cause d'une vidéo vieille de six ans. Alors, derby truqué d'avance, ou pas ?

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En août 2018, alors que l’est des États-Unis étouffait sous le mercure de la canicule estivale, le Washington Post ressuscitait ce satané Ice Bucket Challenge en versant un seau d’eau glacé sur la gueule de tous ses lecteurs : depuis le début de son mandat, Donald Trump aurait prononcé en moyenne 7,5 fois par jour l’expression « fake news » . 4229, très exactement, avec un joli pic à soixante-dix-neuf contre-vérités pour la seule journée du 5 juillet. Car oui, plus que d’en parler, le rouquin en propagerait. Puisqu’il est question de canicule, tiens : le réchauffement climatique, en voilà, une belle invention. L’Obamacare ? À l’origine de la hausse du prix des soins américains. Sans compter la Suède, victime d’attaques terroristes dont lui seul avait eu vent, ou encore ces chiffres relayés par ses soins selon lesquels trois personnes sur quatre condamnées pour terrorisme seraient nées à l’étranger.


Au cœur de ces divagations, pourtant, on s’étonne d’une absence : selon une foule de complotistes anglophones, Mike Dean, plus vieil arbitre encore en activité en Premier League, serait un fidèle supporter de Tottenham. Et ne se cacherait qu’à moitié pour le montrer sur les terrains, en profitant pour scier les cannes d’Arsenal à chaque fois qu’il en aurait l’occasion. L’origine du problème ? Ce but de Louis Saha « célébré » de quelques bonds lors du derby de Londres à l’Emirates, en 2012. Et cet autre pion, trois ans plus tard face à Aston Villa, accompagné d’une folle course bras tendus. Une lubie de fan déçu ? Peut-être. Sauf que depuis, l’affaire a pris de l’ampleur.

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Entre gâchette des cartons et arbitre du XXe siècle

Le problème, depuis, réside en un détail : Mike Dean n’est pas seulement pro-Tottenham, ou anti-Arsenal, dépendant des versions. Non, le souci, c’est que le bonhomme arbitre les deux clubs à cadence régulière. Pour la septième fois de sa carrière, celui que la presse française surnomme « le Tony Chapron anglais » – qui n’a d’ailleurs pas souhaité s’exprimer sur la comparaison – sera donc ce dimanche au sifflet du derby de Londres, à cinquante berges. Un demi-centenaire de vie dont vingt et un ans d’arbitrage à haut niveau et près de 500 matchs professionnels, depuis un anonyme Leicester-Southampton du 9 septembre 2000 qui tient figure de dépucelage. Il convient ici de comprendre que l’on s’intéresse à un homme d’un autre temps, sur lequel poser le regard tient presque de l’atterrissage de la sonde Philae sur la comète « Tchouri » , monolithe spatial du passé. Car lorsque Tony Chapron évoquait récemment son sentiment d’être «  un acteur » sur le terrain et ses imitations de Robert de Niro, Mike Dean, lui, pourrait faire partie de l’académie des Oscars. Il est par exemple connu pour être l’un des pionniers du « No-Look Yellow Card » , geste consistant à lever son carton sans même un regard pour le joueur sanctionné, ou pour râler lorsque l’équipe qu’il vient de gratifier d’un avantage vendange son occasion de but. Ces attitudes, couplées – forcément, en vingt ans – à quelques erreurs décisionnelles, un autoritarisme désormais célèbre et une confiance en soi inébranlable, en ont fait l’un des arbitres les plus détestés d’Angleterre, tout simplement.



Mark Halsey, ancien sifflet de Premier League entre 1999 et 2013, était par exemple abasourdi il y a deux ans de voir son homologue encore en première division, hurlant au « silence assourdissant de Mike Riley » , manager des arbitres anglais. De fait, à défaut d’y être définitivement relégué, Dean a déjà fait deux tours à l’échelon inférieur en guise de sanction. À l’issue d’un Manchester United-Chelsea raté d’avril 2010, il avait été invité à arbitrer quelques semaines en Championship, tout comme... en janvier 2017, où il avait payé plusieurs décisions polémiques (un carton rouge pour Feghouli, un autre oublié pour Ross Barkley, un but hors jeu accordé à Ibrahimović contre West Ham, entre autres). Hop, Leeds-Barnsley, derby du Yorkshire, ça lui apprendra. La question principale, pour autant, n’est pas résolue : Dean est-il un supporter des Spurs ?

« Vous êtes une honte »

Soyons clairs : non. L’unique club qu’il fut longtemps interdit d’arbitrer était Liverpool, pour être né à Wirral, une petite bourgade des bords de la Mersey, décision qui ne tient d’ailleurs plus aujourd’hui. Mais depuis sa simili célébration contre Aston Villa, la rumeur est aussi tenace qu’Arsène Wenger à la tête des Gunners. Ce dernier, justement, s’était accroché avec l’intéressé à l’issue d’un West Brom-Arsenal (1-1) du dernier Boxing Day, conclu par un penalty polémique pour les Baggies, écopant ainsi de trois matchs de suspension et de 45 000 euros d’amende pour lui avoir dit qu’il était « une honte » . Un comportement qui n’avait fait que renforcer l’antagonisme des fans pour cet homme en noir à la calvitie ridicule, les blogs londoniens placardant le chiffre suivant comme preuve de l’injustice : Dean a sifflé trois penaltys en faveur d’Arsenal en soixante-quatre matchs, soit un toutes les 21,33 parties, alors que ce rapport tombe à un tous les 3,81 matchs pour Manchester United. Une pétition lancée par Jamie Cassar, jeune supporter canonnier réclamant que le bonhomme n’arbitre tout simplement plus jamais les siens, avait même reçu 106 584 signatures en deux semaines avant d’être close il y a trois ans. Pourquoi ? Regardez les chiffres ! Lorsque Dean est au sifflet, Arsenal ne remporte que 42,3% de ses rencontres, dix points sous sa moyenne. Et si Dean déteste Arsenal, c’est donc qu’il est supporter des Spurs.


Sauf que ce que ces chiffres ne disent pas, c’est que le gus est l’un des arbitres les plus réputés d’Angleterre, et donc souvent à l’arbitrage des grands chocs de Premier League. Qu’Arsenal, donc, est plus susceptible de perdre que les autres. Ainsi, au cœur de ce débat sans fin et sans fondements, fleurissent depuis quelques jours dans la presse outre-Manche une palanquée de papiers expliquant, chiffres à l’appui, que les Gunners n’ont plus perdu un match sous l’égide de Dean depuis septembre 2015, trois derbys de Londres y compris, et que finalement, il serait peut-être temps de s’en remettre. D’ailleurs, trois anciens acteurs du championnat contactés – Pascal Cygan, Sébastien Bassong et Gérard Houllier – entonnent le même refrain désolé à l’évocation de la polémique : « Navré, pas grand-chose à dire sur lui. » La preuve que le supporter de foot aime décidément s’inventer des légendes, mais qui ne lui fera sûrement pas oublier que le premier carton jaune de la carrière de Mike Dean fut adressé en 2000 à... Tony Adams.

Vidéo


Par Théo Denmat
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