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Mickaël Landreau : « Quand on prend la décision de faire ce métier, il faut assumer »

Deuxième saison sur le banc lorientais pour Mickaël Landreau, 39 ans. L’occasion d’évoquer les apprentissages, la mutation, la vie et la philosophie de l’ancien gardien de l’équipe de France, actuel deuxième de Ligue 2.

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Cette année, un socle, une unité se sont mis en place à Lorient.
« J’avais besoin de me perfectionner, d’apporter des touches là où on en avait besoin. »
Il y a une volonté commune d’avancer, de se remettre en question, ça se traduit dans les relations humaines, dans le travail. Pour apprendre à se connaître, on a besoin de temps. On est dans un pays, dans un monde, où tout doit aller vite. J’avais besoin de me perfectionner, d’apporter des touches là où on en avait besoin. Parfois, les résultats ne viennent pas tout de suite. On est jugé dessus alors qu’il faudrait surtout l’être sur le contenu, sur ce qui est fait au quotidien. Mais notre monde est fait comme ça. Il faut assumer.

Comment changer cette vision ?
C’est une question de projet, de dirigeants, de pédagogie. Il faut se créer les conditions pour se donner du temps. Je suis tous les jours là-dedans et je n’ai pas peur de demain. Je m’investis, travaille, mets en place les choses en essayant d’allier pression du résultat et projet global du club.


Pourquoi n'avez-vous pas peur demain ?
Je me sens bien dans mes pompes. La chance d’avoir réussi ma carrière de joueur fait certainement qu’aujourd’hui, je prends de la hauteur et du recul par rapport aux évènements. C’est aussi essayer de se sentir en phase avec le rôle et le poste que l’on a.

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Ce que vous vivez actuellement en tant qu’entraîneur correspond à ce que vous aviez prévu ?
On ne peut pas s’imaginer réellement ce qu’on va vivre. On peut réfléchir, avoir des convictions, une envie, mais finalement chaque projet, chaque endroit est différent. Quand tu te retrouves à Lorient, ce n’est pas Niort, Lyon ou Marseille. L’environnement est différent. Il faut connaitre le jeu, le foot, les adversaires, l’environnement dans lequel tu arrives.

L’environnement lorientais ?
C’est un club qui a une histoire, marquée dans un premier temps par un homme : Christian Gourcuff. Un club racheté par Loïc Féry il y a une dizaine d’années avec un long parcours en Ligue 1, au cours duquel je pense, le club surperformait. Quelques montées et descentes, une Coupe de France, un environnement plutôt agréable, ce n’est pas une grande métropole.

Ce qui vous a particulièrement surpris une fois entraîneur ?
Je savais, mais peut-être pas à ce point, que l’entraîneur devait prendre des décisions tous les jours. Un des enjeux du poste, c’est d’avoir la faculté de décider, sans arrêt.

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C’est dur ?
C’est ta responsabilité. Il faut avoir tout le temps de l’énergie pour le faire.

On pèse le pour et le contre à chaque fois ? `
« Je veux que les joueurs sachent qui je suis, quel professionnel je suis. »
Il faut être capable de tout faire. Le spontané : en fonction de ce que tu ressens, celles où tu dois mesurer l’impact sur le groupe, sur la vie du club, est-ce que ça va te faire gagner ou non ? D’un autre côté, tu dois être toi-même. Si ce n’est pas le cas, c’est mort et les joueurs s'en rendent compte. Ça peut durer un mois, deux mois, mais finalement ils sentent si tu n’es pas sincère. Je veux que les joueurs sachent qui je suis, quel professionnel je suis.



Lors de vos prises de décisions, êtes-vous tout le temps sûr de vous ? Dans le cas contraire, le montrez-vous ?
Quand je prends une décision, je me dis que c’est la bonne. Après, les évènements le confirment ou non. C’est mon point de vue, mais il ne faut pas avoir peur de reconnaître nos erreurs, un dysfonctionnement devant les joueurs. L’apprentissage, la pédagogie, transmettre, c’est accepter l’erreur. Ensuite, que fait-on différemment, quel process met-on en place pour pouvoir grandir et avancer ? Une des clés de mon management est de m'imposer dans mon quotidien la même chose que ce que je demande à mes joueurs.


Sur le banc, le stress est-il plus grand que sur le terrain ?
« Une fois la dernière causerie finie, tu n’as plus la même pression. Il y a les derniers petits mots, la mi-temps, mais tu ne joues pas, ce sont tes joueurs. »
Ce n’est pas la même chose. D’ailleurs, je préfère parler de pression. On a tout de suite tendance à dire que c’est négatif d’être stressé. Pour moi, il faut de la pression. Je n’ai jamais joué sans. Gardien, tu fais une erreur : tu prends un but. Quand tu es coach, il faut faire le bon speech, savoir quelle séance proposer, comment présenter l’adversaire, ton équipe, quel retour faire ensuite... Tous les jours, il y a un panel de choses à mettre en place. Une fois la dernière causerie finie, tu n’as plus la même pression. Il y a les derniers petits mots, la mi-temps, mais tu ne joues pas, ce sont tes joueurs.

Avez-vous découvert ou révélé un trait de votre personnalité depuis que vous entraînez ?
Pour moi, le poste d’entraîneur modifie dans l’affect. Je suis plutôt du genre à aimer les gens. On travaille sur tous les vecteurs liés à la performance qui te ramènent aux meilleurs choix par rapport à la performance individuelle et collective.


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Vous avez excellé en tant que gardien, pensez-vous pouvoir faire davantage en tant qu’entraîneur ?
« Pour l’instant j’ai envie d’être le maillon qui permet au FC Lorient de pouvoir progresser, grandir, être dans un projet cohérent et que mon président puisse être heureux de mon travail. »
Je n’ai pas envie de me mettre autant de pression. Je suis hyper heureux dans le projet lorientais, je ne me projette pas plus loin. Je sais que si j’en ai la volonté, je pourrai avancer, mais j’ai envie de le vivre pleinement, pas de me dire, je dois franchir telle et telle étape. Je ne me dis pas que je veux être coach d’une équipe qui veut jouer la Ligue des champions. Si les étapes me le permettent, ok, on verra, mais pour l’instant j’ai envie d’être le maillon qui permet au FC Lorient de pouvoir progresser, grandir, être dans un projet cohérent et que mon président puisse être heureux de mon travail.

En tant qu’ancien goal, quel lien entretient-on avec l’entraîneur des gardiens ?
J’ai envie que Christophe Revel se sente bien, qu’il ait la liberté de travail. Oui, j’ai un œil sur la performance, le poste, mais je suis détaché de la préparation. J’ai tellement d’autres choses à faire, j’ai parfaitement confiance en lui. C’est quelqu’un qui a des convictions, il sait ce qu’il veut, il a de l’expérience. Dans beaucoup de domaines, j’aime l’association : travail, compétence et les hommes.


Il y a plusieurs styles de gardien, plusieurs écoles. Choisit-on, quand on est ancien goal, un entraîneur des gardiens qui nous ressemble ou vise-t-on la complémentarité ?
« Le plus important, c’est le jeu que tu veux produire pour te rapprocher le plus possible de ta philosophie. »
En tant que coach, je dois avoir la meilleure analyse possible sur ce que doit être le gardien d’aujourd’hui, pas celui que j’étais il y a vingt ans. Le plus important, c’est le jeu que tu veux produire pour te rapprocher le plus possible de ta philosophie. Ensuite, il y a ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire. Ce serait une erreur de dire que je souhaite dans les buts celui que j’étais. C’est impossible, ce serait catastrophique, à la fois pour moi et pour le gardien. Je souhaite qu’il s’épanouisse et rayonne à travers ce qu’il est.

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Comment combine-t-on la vie d’entraîneur et celle de papa ?
Tout est question de priorité. Je m’organise pour qu’il y ait un équilibre entre le temps de qualité que je passe au travail et celui de qualité partagé avec ma famille. Il faut bien vivre ces moments.

Du temps de qualité ?
Être à 100% dans ce que tu fais. La présence, l’amour que tu portes à tes enfants, avec cette volonté d’apporter une éducation, de transmettre.

Propos recueillis par Flavien Bories
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