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  1. // En partenariat avec PUMA

Micah Richards : « Si j’avais commencé ma carrière cinq ans plus tard… »

Le rendez-vous était donné à deux pas de la place de la République, à Paris. Dans un bel appartement entièrement décoré en bleu ciel pour l’occasion, une poignée de fans de Manchester City, invités par PUMA, s'est donné rendez-vous pour assister à la rencontre face au Shakhtar Donetsk. Tête d’affiche de la soirée, Micah Richards, confortablement installé sur un canapé, assure le show. Une bonne occasion de jeter un petit coup d’œil dans le rétro avec lui. Entretien avec l’ex-futur meilleur défenseur du monde.

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Tu as été le plus jeune capitaine de l’histoire de Manchester City, et le plus jeune défenseur à jouer pour l’équipe d’Angleterre, à 18 ans. Comment as-tu géré ce statut, et la pression qui va avec, à cet âge-là ?
Tu sais quoi, quand j’ai commencé à éclore, les réseaux sociaux n’étaient pas aussi importants qu’aujourd’hui. La seule pression, c’était ce qu’écrivaient les journaux quand l’Angleterre jouait. Tu accordes pas mal d’importance à la note que tu vas avoir dans les journaux le lendemain d’un match. Parce que ça influençait ce que pensaient les gens. Mais à part ça, je ne ressentais pas de pression. J’étais si jeune que même quand je jouais mal, les gens disaient que je jouais bien, parce que j’étais très jeune. Du coup, tu as tendance à croire en ta propre hype, si tu vois ce que je veux dire ! Et tu fais avec. À ce moment-là de ma carrière, vraiment, je ne ressentais aucune pression. La première fois que j’ai commencé à avoir la pression, c’est quand je revenais des rassemblements avec l’équipe d’Angleterre, parce que je jouais mieux avec l’Angleterre qu’avec City. Mais c’est parce que je jouais avec de meilleurs joueurs, donc forcément, tu joues beaucoup mieux. Les gens commençaient à me dire : «  Pourquoi est-ce que tu ne joues pas aussi bien avec City ?  » Avec la sélection, je jouais avec Lampard, Gerrard, Rooney, Rio, John Terry... Bien sûr que c'était plus facile !



Tu devais quand même avoir une vie très différente de celle de tes amis d’enfance...
(Rires.)Oui, c’est clair, mais je profitais à fond de l’instant. Tu ne te rends pas forcément compte de ce que tu réalises à ce moment-là. J’ai rejoint City à 14 ans, j’ai disputé mon premier match à 17 ans, et à 18 ans, je jouais pour l’Angleterre, c’est arrivé tellement vite. Tu n’as pas forcément le temps de tout analyser. Je profitais, et je faisais avec.

Tu étais à City avant l’arrivée des propriétaires actuels. Tu as vécu la transition en tant que joueur. Quels sont les premiers gros changements que tu as vus au club ?
Les propriétaires sont arrivés avec un plan hyper structuré. Pour que n’importe quelle entreprise rencontre du succès, il faut avoir une structure, et de l’ambition. John Wardle état un super président, mais il ne pouvait peut-être pas emmener le club beaucoup plus loin. Il avait fait un boulot incroyable en ramenant et en maintenant le club en Premier League. Il avait besoin de quelqu’un d’autre pour prendre le relais. Shinawatra est arrivé, et pour diverses raisons, son plan ne s’est pas matérialisé comme on l’aurait voulu. Ensuite, Khaldoon et le cheikh Mansour sont arrivés. Ils ont directement installé un plan sur 10 ans. Ce plan impliquait de gagner des trophées en Angleterre, les coupes d’abord, puis le championnat. Et c’est ce qu’ils ont fait ! Le seul trophée qui manque est la Ligue des champions. Mais je ne suis pas trop inquiet là-dessus. Il y a des équipes qui sont en Ligue des champions depuis des années et qui ne l’ont pas gagnée. En tant que supporter, je pense qu’il faut être un peu patient. Cela viendra. L’équipe s’améliore chaque année. Et pour gagner la Ligue des champions, il faut avoir un peu de chance. Mais c’est incroyable de voir ce que les propriétaires ont réussi à faire en dix ans.

Comment as-tu vécu le titre en 2012, et plus particulièrement le match contre QPR lors de la dernière journée avec ce scénario complètement fou ?
C’était comme un tourbillon. Au départ, on était devant Manchester United. Puis United est passé devant, et ils avaient 8 points d’avance. Honnêtement, il y a une partie de moi qui pensait que c’était fini, mais d’un autre côté, je me disais qu’ils allaient lâcher des points. Quand tu es devant, ce n’est pas du tout la même pression que lorsque tu es poursuivant. À force de les chasser, on se disait : «  Ils vont lâcher des points, c’est sûr !  » Et ils ont commencé à perdre des matchs qu’ils n’auraient jamais dû perdre. Alors que nous, on renouait avec la victoire. Cela a débouché sur le dernier jour, et tout son côté dramatique. Si on battait QPR, on était champions. Zabaleta marque, tout le monde est heureux, le stade est en feu. Puis ils marquent. On se dit : «  Ok, pas de problème, tant qu’on marque le prochain.  » Puis ils en marquent un deuxième ! Là, on se dit : «  Qu’est-ce qu’on fout ? On a tout gâché.  » Tout le travail accompli, tu le gâches contre QPR ! Quand Džeko marque, je suis assis sur le banc à côté de Balotelli. Il me dit : «  T’inquiète, je vais rentrer, et je vais faire la différence.  » Je pense qu’il voulait dire qu’il allait marquer, mais bon, il a fait la passe décisive, donc je ne vais pas le chambrer ! Je pourrais pas te décrire ce qu’il s’est passé quand Agüero a marqué. Tu vois ce sentiment où tu bosses hyper dur pour avoir quelque chose, et d’un coup, toutes les pièces du puzzle s’alignent ? Quand je revois les images, je me dis à quel point j’ai eu de la chance de faire partie de cette équipe. Et encore plus parce que j’étais formé là-bas. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui sortent du centre de formation. Je sais à quel point c’est dur d’y arriver. Et cela signifiait peut-être plus pour moi que pour les autres joueurs. Et je dis cela sans manquer de respect aux autres. David Silva, par exemple, avait gagné la Coupe du monde, l’Euro... Ces mecs-là gagnaient des trophées tout le temps. Mais pour moi, gagner la Premier League, c’était vraiment incroyable.

Tu as été l'un des rares joueurs anglais de ta génération à tenter une expérience à l’étranger, à la Fiorentina. Aujourd’hui, on voit de plus en plus de jeunes anglais s’expatrier avec succès. Le meilleur exemple est évidemment Jadon Sancho. Qu’est-ce qui a changé pour la nouvelle génération ?
Ces joueurs n’ont pas forcément d’opportunités à Manchester City, à Manchester United, Chelsea ou Liverpool. Tu as l’option d’aller dans la division d’en dessous, et le Championship s’est beaucoup amélioré. Le jeu y est plus physique et plus rapide qu’à l’époque. Mais le football qui y est joué n’est pas forcément le plus agréable. Quand tu vois ce que font l’Allemagne ou le Portugal, par exemple, sur la scène internationale, à un moment donné, tu te dis que leurs championnats doivent être plutôt compétitifs. Les joueurs osent partir à l’étranger parce que le niveau des championnats est élevé. Lorsque tu descends d’une division, tu peux prendre le risque de t’y perdre. Si tu pars à l’étranger, tu peux être reconnu à ta juste valeur dans une division très relevée. Quand tu vois des exemples de mecs qui réussissent à l’étranger, tu te dis : «  Et pourquoi pas moi ?  » Au lieu de rester dans ton confort en Angleterre, tu prends un risque, et c’est bien de voir que les jeunes suivent cette voie.



Dans ta génération, personne ne quittait l’Angleterre !
Dans ma génération, si tu étais plutôt bon, tu jouais pour l’Angleterre. Tu avais ta chance dans un club du top 6. Aujourd’hui, il y a tellement de qualité dans ces équipes... Sancho est l’exemple parfait. Il pensait sûrement avoir le niveau pour jouer à Manchester City. Mais Pep ne pensait peut-être pas qu’il était prêt pour l’équipe première à ce moment-là. Il avait probablement un plan pour son avenir. Si tu as l’opportunité de jouer à Dortmund, au Bayern, au PSG ou même dans un club comme Valence, ce sont des gros clubs, avec plein de supporters, et une grosse réputation. Pourquoi ne pas y aller ? Cela ne peut qu’être bénéfique pour ton développement en tant que joueur. Peut-être que dans ma génération, on choisissait la solution de facilité.

Pour parler d’un sujet un peu plus grave, tu as été la cible de harcèlement sur les réseaux sociaux vers la fin de ta carrière, à Aston Villa. Malheureusement, c’est un phénomène qu’on a beaucoup vu cette saison en Angleterre avec différents exemples comme Abraham, Pogba, ou Xhaka... Est-ce que tu aurais des conseils à donner à la nouvelle génération qui accorde beaucoup d’importance à ces réseaux sociaux ?
À n’importe quel moment de ta vie, il y aura toujours une forme d’adversité. Mais les gens forts mentalement, qui ont des grands objectifs, parviennent à traverser ces épreuves. Bien sûr que c’est terrible à voir, et à entendre, mais malheureusement, cela vient avec le métier qu’on exerce. Il y a des gens, sur ces plateformes, qui voudront de rabaisser. Le conseil que je donne aux jeunes, c’est de rester eux-mêmes, et de ne pas changer pour cela. Peu importe ce que les gens disent, il ne faut pas que cela te fasse dévier de ta route. Si tu veux arriver au très haut niveau, il faut arriver à en faire abstraction en restant toi-même.

Tu as joué pour City avant que le club ne devienne la machine à gagner qu’il est aujourd’hui. Est-ce que tu regrettes de ne pas avoir eu la chance de jouer sous les ordres de Pep Guardiola ?
J’ai eu une belle carrière. J’en suis content. Mais si j’avais commencé ma carrière cinq ans plus tard... Je me dis que j’aurais pu être au niveau de ceux qui sont-là aujourd’hui. Quelque part, je suis chanceux, mais aussi malchanceux de ne pas avoir pu jouer avec tous les joueurs de classe mondiale qu’il y a aujourd’hui.

Propos recueillis par Paul Piquard
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