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Mettez du respect sur Luis Enrique !

Mis en doute pour ses choix sportifs et même dénigré par une partie de la presse espagnole, Luis Enrique a tissé depuis vingt-cinq ans une relation très tendue avec les journalistes de son pays. Pourtant, l’Asturien est en train de réussir son pari pour placer l’Espagne dans le gratin du football international. Et ce succès, le sélectionneur ne le doit qu’à lui-même.

« J’admire énormément Javier Clemente, mais à part le fait de prendre les conférences de presse à la légère, je ne vois pas vraiment ce que nous avons en commun dans notre méthodologie. (...) Nous faisons beaucoup plus de choses positives que celles que vous insinuez. » Avant d’affronter la Slovaquie, Luis Enrique a mis les pieds dans le plat. À vrai dire, le sélectionneur espagnol fait partie des rares professionnels du football heureux de ce nouveau format des conférences de presse pour privilégier les règles sanitaires. Malgré les connexions défaillantes et des questions parfois inaudibles, l’Asturien profite de l’absence physique des journalistes en salle pour envoyer balader certains d’entre eux à distance. Et pour cause : depuis que de fausses informations ont été divulguées à la suite de son transfert du Real Madrid vers le FC Barcelone en 1996, le natif de Gijón a gardé la dent dure face aux gratte-papiers. Et ce n’est pas son parcours dans cet Euro 2020 qui va changer le cours des choses, loin de là.

« N’importe lequel de mes 24 joueurs est un titulaire potentiel »


Après deux nuls consécutifs contre la Suède et la Pologne en phase de poules, Luis Enrique a reçu une flopée de critiques négatives à son encontre. Une semaine plus tard, la donne a bien changé : mis à part la Roja, aucune équipe du groupe E n’est qualifiée pour les quarts de finale du championnat d’Europe. Deuxièmes derrière la Suède, les Espagnols ont alterné le chaud et le froid contre la Croatie en huitièmes de finale, mais l’équipe s’est montrée solide mentalement et capable de relever la tête par deux fois, après la bourde de son gardien de but Unai Simón et en prolongation alors que l’équipe menait 3-1 à la 85e minute. Grâce à qui ? À Álvaro Morata, décrié pour son maigre ratio entre ses buts (21) et son nombre de sélections (44), et à Mikel Oyarzabal, qui savait déjà début mai que sa présence dépendrait de son « état de forme » . En fin de compte, cette équipe acquiert de la maturité grâce aux règles imposées par son sélectionneur.


« Je continue de le répéter : notre grande force depuis le début de ce tournoi, c’est que n’importe lequel de mes 24 joueurs est un titulaire potentiel en équipe nationale, avouait Luis Enrique après la qualification face aux finalistes du Mondial 2018. Cela ne nous perturbe pas dans le rendement et la manière dont nous souhaitons jouer, c’est une réelle garantie pour nous permettre d’avancer plus sereinement dans cet Euro. J’ai confiance en tous mes joueurs. » C'est également pour ce critère de confiance que Luis Enrique n’a pas convoqué Sergio Ramos, inapte pendant une majeure partie de la saison au Real Madrid et trop emblématique pour être considéré comme un simple homme de vestiaire. Enfin, Luis Enrique a balayé les questions concernant l'absence de joueurs du Real Madrid dans la liste, une première dans l'histoire de la sélection, préférant donner sa confiance à la paire de centraux de Manchester City Laporte-Garcia plutôt que d’appeler Nacho Fernández. Sur ce point, les médias pro-Real ont fait part d’amertume dans leur analyse. Mais aujourd’hui, Luis Enrique prouve que malgré ces vents contraires, la route empruntée était la bonne.

Xana, la tragédie


Clairement, le parcours de Luis Enrique à la tête de la Selección n’a pas été un long fleuve tranquille. En juin 2019, l’homme devait quitter temporairement ses fonctions en plein période d’éliminatoires pour l’Euro afin de s’occuper de sa fille Xana. L'enfant sera finalement hospitalisé pour lutter contre la propagation d’un ostéosarcome (un cancer osseux chez les adolescents ou les jeunes adultes) sans que cela puisse empêcher son décès à l’âge de 9 ans. Une tragédie. Vaillant, et certainement animé d'une volonté de regarder vers l'avenir, Luis Enrique reprend les rênes de la sélection en novembre 2019.

Si la connexion avec Robert Moreno, substitut de l’Asturien pendant sa période d’absence, n’a pas survécu à cet épisode, Luis Enrique s'est focalisé sur son objectif initial : permettre à l’Espagne d’intégrer les meilleures nations européennes. La mission est déjà remplie, puisque contrairement à 2016 où l’Espagne avait cédé contre l’Italie à Saint-Denis, la Roja accède cette fois-ci au top 8 européen. Face aux Suisses, il serait fort dommage de se contenter de cette place d’honneur. Tout le travail accompli par Luis Enrique mérite encore mieux que cela.

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    Par Antoine Donnarieix
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