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Mesut Özil, premier sacrifié ?

Après la défaite contre le Mexique, il a été le joueur le plus critiqué outre-Rhin. Une sorte d'habitude, car quand l'Allemagne déçoit, Mesut Özil est toujours le premier à devoir s'asseoir sur le banc des accusés. Mais cette fois-ci, le mal semble plus profond. Joachim Löw, pourtant son plus grand défenseur, pourrait même ne pas le titulariser face à la Suède.

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Mesut Özil sur le banc de touche lors du coup d'envoi d'un match de l'Allemagne ? L'image est rare. Très rare. En Coupe du monde, elle n'existe même pas. Depuis le 13 juin 2010 et sa première sélection en Mondial face à l'Australie, le meneur de jeu a été titulaire lors de toutes les rencontres qu'a disputées l'Allemagne, soit 15. Si on s'amuse à rajouter les Euros, on obtient le nombre de 26 titularisations de suite avec la Nationalmannschaft dans les tournois majeurs. Une statistique qui donne le tournis et qu'il ne partage avec aucun autre joueur de sa génération, pas même Manuel Neuer ou Thomas Müller.


Pendant des années, malgré les critiques, Mesut Özil était le premier nom que couchait Joachim Löw sur la feuille de match. Lui qui s'est battu pour que le natif de Gelsenkirchen choisisse de jouer pour l'Allemagne, et non pour la Turquie, en avait fait la clé de voûte de son système. Même en 2014, quand le sélectionneur a basculé Toni Kroos au poste de 10, il a trouvé une petite place sur le côté pour son chouchou. Pour que Mesut Özil sorte du onze de départ, il aurait fallu qu'il tue quelqu'un. Et encore, Jogi l'aurait sans doute aidé à cacher le corps. Mais aujourd'hui, face à la Suède, Mesut Özil pourrait commencer un match de Coupe du monde sur le banc de touche. Et si Joachim Löw décidait de lui faire quand même confiance (ce qui irait à l'encontre de ce qu'il a mis en place lors de la plupart des entraînements cette semaine) et de le placer dans un autre système de jeu, cela pourrait être la dernière fois.

« Une grenouille morte »


Médiatiquement parlant, cette semaine a sans doute été la plus compliquée de la carrière de Mesut Özil sous le maillot allemand. Et pourtant, le bonhomme est habitué à ne pas faire l'unanimité, que ce soit en raison de ses prestations sur le terrain ou de ses choix de vie. Rien qu'avant le début de ce Mondial, sa photo prise aux côtés de Recep Tayyip Erdoğan avait soulevé un torrent de complaintes. Après son mauvais match face au Mexique, ses détracteurs s'en sont donné à cœur joie. S'il était difficile de l'attaquer sur son rendement sans attaquer toute l'équipe particulièrement mauvaise sur cette rencontre, son attitude a été mise en cause. Comme d'habitude, le numéro 10 de la Mannschaft n'aurait pas fait d'efforts. « Il a le même langage corporel qu'une grenouille morte, c'est lamentable » , a, entre autres, lancé l'ancien international Mario Basler.



S'en est suivi le sempiternel débat sur l'hymne national qu'il est actuellement le seul, avec İlkay Gündoğan, à ne pas chanter. Selon Stefan Effenberg, un joueur de l'équipe nationale « se doit de chanter l'hymne » . Critiquer Mesut Özil n'est évidemment pas interdit, surtout lorsque, comme face au Mexique, il évolue en dessous de ces capacités. Mais comme l'a souligné Oliver Kahn au micro de la ZDF, certaines critiques ont été placées « sous la ceinture » . « Je pense que c'est une bêtise de mettre quelqu'un en particulier au centre des critiques. Je pense que les critiques ne doivent jamais être concentrées sur les personnes elles-mêmes, mais sur les performances » , a-t-il ajouté avec mesure. Mais l'Allemagne n'a pas envie d'être mesurée en ce moment. Le peuple demande du sang. Si Sami Khedira devrait sortir du onze surtout pour des raisons tactiques, cela ne suffit pas. Il faut un plus gros nom. Et même si cela doit lui crever le cœur et qu'il n'aime pas céder à la vindicte populaire, Jogi semble tout proche de sacrifier son fils, sa bataille.

La victime idéale


Pour Joachim Löw, qui a défendu Mesut Özil corps et âme tout au long de sa carrière, ne pas l'aligner d'entrée face à la Suède serait forcement difficile. En conférence de presse hier, il a rappelé que « tout le monde connaissait (s)on avis sur Mesut » et « tout le bien qu(’il) pense de lui  » . Mais le coach allemand, sous pression comme jamais auparavant, est pragmatique et sait qu'il doit faire des choix. Si Thomas Müller, déjà invisible lors de l'Euro 2016, ou la paire Jérôme Boateng-Mats Hummels, de plus en plus friable, pourraient être remis en cause, il sait que lâcher Mesut Özil serait plus facile et moins pénalisant pour le groupe. Certains joueurs restent fans de leur coéquipier – Marco Reus a notamment déclaré cette semaine qu'il « adorait jouer avec lui » –, mais Mesut lui-même ne ruera pas dans les brancards pour garder sa place. Il n'en voudra pas à celui qui le remplacera. Il n'ira pas se plaindre aux médias. Depuis le début de la préparation, il n'est d'ailleurs jamais apparu en conférence de presse. Il y a quelques années, il consentait encore à contrarier sa timidité pour venir répondre à trois questions et demie, cela fait maintenant quelque temps que la DFB ne lui impose plus cet exercice. Mesut Özil peut donc disparaître. Et c'est peut-être d'ailleurs ce qu'il recherche.



Si l'accuser de se foutre du maillot allemand est ridicule lorsqu'on se rappelle les sifflets qu'il a dû endurer au début de sa carrière lors de matchs contre la Turquie pour avoir choisi de représenter l'Aigle, son mal-être est tout de même difficile à ignorer. Dans une colonne pour Bild qui a beaucoup fait parler, Lothar Matthäus, pourtant pas toujours inspiré, a d'ailleurs souligné avec justesse ce point : « Quand je le vois sur le terrain, j'ai l'impression qu'il ne se sent pas bien, qu'il ne se sent pas libre. [...] Je reconnais tout ce qu'il a apporté à cette équipe, mais depuis un ou deux ans, Mesut joue moins bien, à un niveau qui ne devrait pas lui garantir un billet automatique de la part de Löw. » Mesut Özil pourrait donc bien être le premier sacrifié de sa génération, aussi car il ne montrera aucune résistance sur le chemin de l'abattoir.



Par Sophie Serbini, en Allemagne
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