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Messi, la bosse de fin

L’Argentine rêve de voir son numéro dix soulever la Copa América après la finale contre le Brésil de Neymar au Maracanã (dimanche à 2h du matin). L’occasion pour l’Albiceleste de mettre fin à 28 ans sans trophée majeur. Pour la Pulga, c’est peut-être la dernière opportunité de gagner un titre avec sa sélection après quatre finales perdues. Grâce à des performances hallucinantes et surtout un caractère plus affirmé, le capitaine a cette fois-ci fait taire toutes les critiques et mis tout un pays à ses pieds avant d’affronter le boss final.

Il y a quelque chose dans l’air. Tout le monde semble le penser plus ou moins secrètement, mais personne ne le dit vraiment. Parce que sinon, ce serait « mufar » comme le répètent souvent les Argentins. Comprendre : porter malheur. Dans un pays superstitieux à l’excès, ne surtout pas dire que tout semble réuni pour que ce soit le moment. Son moment. Enfin.

La finale va se jouer au Maracanã. C’est là qu’il a connu sa plus grande désillusion, son rêve mondial brisé en 2014 sur une frappe de Mario Götze. L’adversaire ? Le Brésil. Le plus beau et grand rival. Celui qui lui aurait presque volé, selon ses dires, une demi-finale continentale il y a deux ans en raison d’un arbitrage jugé très défavorable. Son pays ? Particulièrement affecté en ce moment par la pandémie et toujours inconsolable après la disparition subite de Diego Maradona en novembre dernier. Tout est là. L’opportunité d’avoir une revanche romanesque, d’obtenir enfin la reconnaissance définitive des siens et pouvoir offrir cette joie à son peuple qui atténuerait tant de frustrations et de tristesses.

C’est que ce numéro dix semble différent. « Sommes-nous face au meilleur Messi avec la sélection ? » La question barrait la une du quotidien sportif argentin Olé en milieu de semaine. Avec quatre réalisations et cinq passes décisives en six matchs, le sextuple Ballon d’or domine tous les tableaux statistiques de cette Copa América. La Pulga est impliquée sur plus de 80% des buts de sa sélection depuis le début du tournoi. « Je ne crois pas qu’on puisse dire qu’il soit meilleur au niveau footballistique, tempère Ariel Senosiain, commentateur de l’Albiceleste sur TYC Sports. Mais ce qui est admirable, c’est qu’il arrive à faire à son âge, 34 ans, des choses très similaires à ce qu’il faisait avant, quand il en avait 27, 28 ou 29. Alors qu’on pensait qu’on avait déjà vu le meilleur. »

Au-delà des chiffres et de l’analyse tactique, ce Messi-là « est au-dessus, lumineux, animé, s’enflamme Hernán Crespo dans le journal La Nación avec lequel il collabore le temps de la compétition. Est-ce par rébellion ? Parce qu’il est très motivé ? Parce qu’il est plus mature ? Je ne sais pas. Mais j’en profite. » Même les rares voix qui l’ont toujours critiqué dans la presse argentine - souvent de manière excessive, limite violente, pour conforter leur personnage médiatique - se mettent aujourd’hui à ses pieds.

Libéré, délivré

C’est qu’en plus de jouer à un niveau très élevé, l’enfant de Rosario est enfin ce capitaine avec un caractère et une implication jamais vus en sélection. Celui qui se frustre facilement, regarde le sol quand le match tourne mal ou se déconnecte pendant une vingtaine de minutes parce qu’il ne touche plus le ballon semble avoir disparu des radars. Le Leo version Copa América 2021 est un leader à temps complet. Il participe au pressing jusqu’à la dernière seconde, motive ses coéquipiers, proteste auprès de l’arbitre et provoque même ses adversaires. Son « Vas-y danse maintenant ! » lancé au Colombien Yerry Mina après son tir au but repoussé en demi-finales a ravi sur les bords du Rio de la Plata. Comme le fait de le voir désormais chanter l’hymne national à chaque match. « On ne l’a jamais vu autant connecté avec la sélection, estime Alejandro Wall, journaliste au dominical Tiempo Argentino. Et le peuple n’a jamais été autant connecté avec lui. » Un sextuple Ballon d’or qui semble profiter davantage de l’animation collective que de ses exploits individuels. Décisif oui, mais sans concentrer tout le jeu. Solaire par son attitude, plus que par ses dribbles.



Qu’est-ce qui a changé ? Messi a 34 ans, trois enfants et 150 sélections au compteur. Sur le terrain, il est désormais le joueur le plus âgé et le plus capé. Les anciens tauliers comme Verón, Riquelme, Heinze, Demichelis ou Mascherano ne sont plus là. Ángel Di María ne joue plus qu’en supersub quand Sergio Agüero cire carrément le banc. La Pulga est donc l’unique patron sur la pelouse dans l’équipe très rajeunie de Lionel Scaloni, son ancien coéquipier au Mondial 2006 devenu son sélectionneur après le fiasco russe. Le numéro dix mène cette nouvelle génération symbolisée par Lautaro Martínez et beaucoup de nouvelles têtes apparues lors des dernières sorties : Cristian Romero, le défenseur central de l’Atalanta, Nicolás González, l’attaquant de la Fiorentina ou Emiliano Martínez, le gardien de but d'Aston Villa héroïque face à la Colombie, le nouveau Goycochea depuis quelques jours au pays.

« Messi exerce le leadership du plus ancien en étant entouré de footballeurs plus communs. Des grands joueurs qui ne sont pas de super-cracks comme on avait auparavant, analyse Wall, observateur respecté en Argentine. Le dialogue semble bien passer avec le staff technique. Pas seulement avec Scaloni, sinon avec Ayala, Samuel et Aimar, son ancienne idole. On sent qu’il est à l’aise avec eux et il le montre sur le terrain. Quand la sélection souffre en fin de match, on le voit maintenant réapparaître et réveiller toute l’équipe. Il le fait avec son talent, mais surtout avec un cœur énorme. C’est presque émouvant à voir. » Comme lorsque le Rosarino termine la rencontre face à la Colombie la cheville gauche ensanglantée après un tacle appuyé de Frank Fabra. Une vision du numéro dix touché qui a immédiatement rappelé aux Argentins le Maradona blessé, mais meneur de troupe jusqu’en finale du Mondial italien en 1990. Comme un clin d’œil du destin. Ou du ciel.

The Last Dance ?

Après six Copa América, quatre Coupes du monde et quatre finales perdues (sans compter l’or olympique en 2008), Lionel Messi est peut-être face à son ultime chance de décrocher un titre avec sa nation avant le Mondial au Qatar. « Ce que je veux le plus, c’est gagner quelque chose avec la sélection, expliquait-il après le dernier match. J’ai toujours tout donné pour ce maillot. [...] On a toujours été au bout de nos efforts dans cette compétition et, maintenant, on a une autre opportunité. Parce que ce groupe la mérite. »


Petit à petit, une douce euphorie semble gagner le pays à l’approche de cette finale de rêve après une compétition qui a certes fait d’importants scores d’audience (plus de 40% de part de marché en moyenne à chaque match de la sélection) sans enflammer un peuple invité à ne pas trop se réunir pour éviter la propagation du virus en plein hiver. La qualification en finale a été discrètement célébrée. Dans quelques jours, le terrible seuil des 100 000 morts depuis le début de la pandémie sera dépassé. Il n’y aura pas d’écran géant à Buenos Aires. Les supporters iront-ils à l’Obelisco en cas de succès ? Dans les foyers argentins, tous, c’est certain, vibreront pour ce qui pourrait être leur dernier frisson avec ce Diez qu’ils regardent presque déjà avec nostalgie. Un joueur qu’ils célèbrent aujourd’hui voir sourire sous la tunique albiceleste « comme au Barça » . Avant cette finale, l’Argentine semble presque autant ou davantage vouloir offrir ce titre à son fils prodigue que mettre fin à vingt-huit ans de disette depuis la victoire à la Copa América 1993.



Auteur de l’ouvrage Messi, le génie incomplet paru en début d’année, Ariel Senosiain pense, lui, déjà à l’après. Victoire ou défaite, il s’est fait une conviction : « Je pense que l’image qui restera, c’est qu’il a toujours persévéré. Aucun parent ne pourra prétendre élever son enfant pour qu’il ait le talent de Messi. Ce serait une utopie. Mais comme père ou mère, on pourra montrer à nos gosses que Messi, après avoir perdu, pensait toujours qu’il aurait une autre possibilité de gagner. Et quand il a encore perdu, il s’est relevé, une fois de plus, pour essayer de gagner. »

Par Georges Quirino Chaves, à Buenos Aires Tous propos recueillis par GQC sauf mentions
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