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MC Solaar : « Je jouais au foot quatre jours par semaine »

En club, en salle, au quartier, MC Solaar a passé sa jeunesse sur les terrains de football. Confessions d'un pionnier du rap français aussi précis plume à la main que balle au pied.

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MC Solaar et le football, ça commence quand ?
À l'âge de 5 ans, je me suis inscrit dans le club d'Evry, dans le 91. A priori, j'avais un certain talent, donc on m'a mis ailier droit. Je devais déborder et centrer, c'était le foot de l'époque. Aujourd'hui, il a réellement changé. Avant, on allait vers le point de penalty et on centrait. Ensuite, j'ai joué dans le club de Villeneuve-Saint-Georges. Là, j'étais numéro 6, on appelait ça milieu de terrain défensif. Puis on m'a conseillé d'aller jouer à Limeil-Brévannes, un club dans le Val-de-Marne. Cette fois, j'étais numéro 10. À l'époque, la mode était d'être numéro 9, le buteur.

Et après tous ces transferts ?
J'étais assez bon physiquement et endurant, j'ai donc joué numéro 10 dans l'équipe du Val-de-Marne. C'était un peu plus dur parce qu'il y avait les mecs de tous les clubs alentours, et ça jouait bien. Puis j'ai continué numéro 10 dans l'équipe d'Île-de-France. Alors là, je m'y croyais un peu.

Le football a clairement rythmé ta jeunesse…
J'ai joué de 5 ans à 19 ans. Le mercredi, il y avait le foot en salle dans le club du quartier nord à Villeneuve-Saint-Georges. Cela permettait d'avoir deux techniques de jeu. Une fois par semaine, il y avait un tournoi, ce qui représentait au moins deux heures de foot en salle par semaine. Si l'on ajoute la cour de récréation et les matchs du samedi sur le grand terrain de la cité, je jouais donc au football au moins quatre jours par semaine.

Quels enseignements as-tu tiré grâce à ce sport ?
La mixité sociale, le goût de l'effort, la solidarité : fais la passe au lieu de jouer pour te vanter d'avoir mis plein de buts. La règle aussi, mais pas la règle sanction, d'abord un carton jaune avant d'avoir le rouge. Le goût de la scène : à l'époque, il y avait des stades avec un côté tribunes, et un autre sans tribune. Quand tu avais le ballon côté tribune, ton jeu était un peu différent, cela te portait. Et puis tu apprends les chansons de club !

Ce qui t'a donné le goût du rap, peut-être ?
J'ai des références au football dans chacun de mes albums. « Elle était la balle, mais y avait le goal » , dans le titre Illico Presto, ça c'est le mec qui drague. Je crois qu'on peut établir une philosophie simplement avec le football, même avec ceux qui sont sur le banc, il y a énormément de choses à faire. Il faudrait d'ailleurs que quelques philosophes étudient le football en profondeur: 7 mètres 32, 2 mètres 44.

Le foot en salle, essentiel pour améliorer son jeu ?

Les joueurs que j'aime énormément, Pierre Littbarski, Zidane ou Zlatan, pour faire simple, et on est allé haut, ont un double jeu. Je m'explique : ils peuvent jouer comme tout le monde, être offensif, aller de l'avant, mais ils ont une double-vue, apprise grâce au foot en salle. Si un grand joueur de terrain arrive à faire du foot en salle au moins une fois par semaine, sans le savoir, il va progresser plus rapidement que les autres de sa génération.

Tu parlais de mixité sociale, concrètement, c'est quoi ?
Sur un terrain, tu as le jeune dont le père ne travaille pas parce qu'il a eu un accident du travail, le fils du paysagiste, celui du décorateur d'intérieur. On lave ses chaussures, on croque le sandwich, tout le monde est égal, ça c'est superbe, et puis ça permet aussi de sortir, donc bravo.

Tu suis toujours le championnat ?
Cette saison, avec Zlatan à Paris, j'ai essayé de suivre tous les matchs de Paris, parce que je trouve que le mec joue bien, de façon élégante, et que même quand les passes semblent anodines, elles me paraissent délicieuses et travaillées. Je suis les matchs à la télévision, mais l'année prochaine, si Ibrahimović joue encore au PSG, je deviendrai un Parcman, ou un Parcmètre, c'est selon.

À écouter : Chapitre 7, dernier album en date de MC Solaar, toujours disponible (Warner Music)

Propos recueillis par Romain Lejeune
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