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Sarri, fin de partie

Recruté par la Juventus l'été dernier pour faire de l'écurie bianconera une formation chatoyante collectivement, Maurizio Sarri a été licencié ce samedi et quitte la Vieille Dame sur une élimination face à l'OL en huitièmes de finale de C1. Une sanction logique, au regard de la régression notable du niveau de jeu des Piémontais, mais qu'il serait trop facile d'imputer seulement au désormais ex-entraîneur turinois.

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Sur le papier, le mariage semblait contre-nature. Maurizio Sarri, le Napolitain, l'idéologue, celui qui fait primer son système sur les individualités, se retrouvait à signer à la Juventus, à l'été 2019. La Vieille Dame, donc. Celle de Cristiano Ronaldo, la supernova des méga-stars qui composent la galaxie du football mondial. L'équipe même qui a fait du pragmatisme, de la valorisation du résultat au détriment de l'esthétisme, sa valeur cardinale.


Rien ne collait, à priori, avec l'homme et le coach qu'est Maurizio Sarri. Divine surprise : un peu plus d'un an plus tard, rien n'a fonctionné entre les Bianconeri et leur nouveau Mister. Un homme remercié ce samedi et remplacé par Andrea Pirlo, après l'élimination la veille de la Juve en huitièmes de finale de C1 face à Lyon.

La dégringolade


Que retenir du bilan de Maurizio Sarri, dans le Piémont ? Difficile à dire, vraiment. À l'heure de faire les comptes, la copie est presque blanche. Un Scudetto, et puis c'est tout. Autrement dit, pas grand-chose pour une équipe dont le sacre en championnat ressemble depuis plusieurs années à une formalité. On espérait de Sarri une révolution stylistique, un renouveau radical dans l'animation du jeu de la Juve. Une Juve trop statique, attentiste et calculatrice lorsque cette dernière était pilotée par son prédécesseur, Massimiliano Allegri. Il n'en fut rien. Pire : au lieu de gagner en qualité, la Juventus a indéniablement régressé.


Offensivement, elle est devenue beaucoup trop tributaire de la créativité de Paulo Dybala et de la qualité de finition superlative de Cristiano Ronaldo. Derrière, elle a significativement perdu de sa superbe en encaissant 43 pions en championnat. Ce qui fait d'elle le pire champion d'Italie sur le plan défensif, depuis 1961. Les chiffres de la saison du club, seulement troisième meilleure défense et quatrième meilleure attaque de Serie A, mais malgré tout champion, sont révélateurs de son fonctionnement : sous Sarri, la Juve est restée une équipe cynique et froidement réaliste, tout en devenant plus friable dans tous les secteurs du jeu.

Une guerre perdue d'avance


En somme, à Turin, Maurizio Sarri a fait du Massimiliano Allegri en moins bien. Le grand chamboulement n'a pas eu lieu. Pourquoi donc ? Évidemment, Sarri a bien commis quelques maladresses tactiques. En installant Cuadrado à un poste de latéral droit qui n'est pas le sien, par exemple. Ou encore en insistant en début de saison pour aligner une peu convaincante formation en 4-3-1-2, avec Bernardeschi en meneur de jeu. Mais le Mister n'a surtout pas réussi à transmettre ses idées, à l'origine de l'animation virtuose qu'il avait mise en place au Napoli. Mais était-ce seulement possible ?



À entendre le principal intéressé, la bataille était perdue d'avance. Début octobre, ce dernier officialisait déjà l'impossibilité d'imposer son animation et son style dans le Piémont : « Cette équipe a des caractéristiques très bien définies, elle ne jouera jamais comme mes équipes du passé... Si vous vous attendez à une organisation collective comme celle que j'ai mise au point dans mes autres équipes, vous ne la verrez jamais ici, tout simplement. » Une sortie qui minait d'entrée la plus-value supposée de son arrivée à Turin, et condamnait la Juve à un immobilisme tactique et collectif mortifère. Idéologiquement, Sarri a de fait très vite jeté l'éponge. Peut-être aussi parce qu'il s'est rendu compte que sa direction avait tout fait à l'envers, ces deux dernières saisons.

Un licencié, plusieurs coupables


Et si le licenciement de Maurizio Sarri n'était que l'arbre qui cache la forêt des problèmes qui parasitent depuis plusieurs saisons les performances européennes de la Juventus ? Même le recrutement de Cristiano Ronaldo, théoriquement acheté par le club pour remporter la C1, peut légitimement poser question. Sur le pré, le Portugais est parfaitement irréprochable. La politique sportive qui a accompagné et habillé sa venue peut, en revanche, susciter quelques interrogations. La Juventus avait-elle réellement les moyens de s'offrir un joueur de ce calibre ?



Outre le transfert de 100 millions d'euros que lui a coûté la venue de l'ex-Madrilène, ce dernier émarge à un salaire délirant de 30 millions d'euros net par an. À titre de comparaison, le second salaire du club Matthijs de Ligt touche « seulement » huit millions d'euros. Les moyens déployés pour Ronaldo seul n'ont-ils pas handicapé la Juve, dans d'autres secteurs de jeu ? Notamment au milieu de terrain, où le trio Pjanić-Bentancur-Rabiot (voire Matuidi) a fait démonstration de carences techniques effrayantes cette saison. Ce qui est certain, c'est que l'entrejeu piémontais – déjà trop dépendant des fulgurances de Pjanić, lors de l'exercice précédent – n'est clairement plus au niveau d'une équipe qui ambitionne de soulever la Ligue des champions.

Un gros chèque, et des échecs


Sevrée par le budget alloué à Ronaldo, la Vieille Dame n'a pourtant pas souhaité consacrer ses deniers restants au renforcement de son milieu de terrain. Elle a ainsi préféré lever l'option d'achat à 40 millions d'euros de Douglas Costa à l'intersaison 2018, ou encore miser 35 millions d'euros sur l'ailier parmesan Dejan Kulusevski cet hiver (un joueur prêté aux Gialloblù, jusqu'à la fin de l'exercice 2020). L'entrejeu bianconero s'est seulement renforcé quantitativement grâce à l'acquisition de joueurs arrivés gratuitement, comme Ramsey et Rabiot, qu'on qualifiera de seconds couteaux au très haut niveau continental.


Des carences gestionnaires qui indiquent que le départ de Giuseppe Marotta, brillant directeur sportif des Bianconeri de 2010 à 2018, n'a pas été compensé, laissant le club s'enliser dans une politique sportive incohérente. C'est précisément les carences de cette gestion sportive, déjà entrevues lors de la dernière année d'Allegri dans le Piémont, que vient finalement surligner le départ de Sarri. Si la Juventus ne se remet pas à cogiter efficacement, il est probable que le licenciement de l'ex-gourou napolitain ne change finalement rien. Le cas échéant, la Vieille Dame continuera sûrement de collectionner les déceptions en Ligue des champions.

Par Adrien Candau Tous propos issus de Sky Italia
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