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Martial, les flots bleus

Anthony Martial a retrouvé son football et sait à nouveau comment marquer des buts. C'est bien, mais pas assez pour Didier Deschamps qui a décidé que les Bleus n'avaient pas besoin de lui, et qui préfère Coman et Thauvin. Logique quand on connaît les méthodes de DD, moins quand on regarde qui sont les hommes en forme.

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Que c'est long, deux ans. Il y a un tout petit peu moins de 730 jours, le 31 août 2015, le soleil se couchait, mais les lumières des rédactions des journaux sportifs restaient allumées. Comme si de rien n'était, Anthony Martial venait de devenir un joueur de Manchester United pour 50 millions d'euros avec 30 de bonus prévus comme carotte au bout du bâton. Ne s'emballant pas avec les procédures, L'Équipe mettait tous les euros dans le même sac et sortait des rotatives cette une pour le lendemain : « Plus cher que Zidane. » De l'autre côté de la Manche, le Daily Mail voyait dans le choix des Red Devils un pétage de plombs et livrait une front page sur laquelle on pouvait voir une photo de Martial en train de faire un cœur avec les doigts, ce titre : Madchester, et ce sous-titre : « United paid £36m for unknown teen. » Ainsi, en quelques titres de presse, Martial était réduit au statut d'adolescent inconnu qui valait plus cher que Zizou. Un postulat un brin caricatural, mais les liasses posées par United sur la table le dernier jour du mercato pour le jeune Monégasque avaient fait l'effet d'une bombe. Présent à Clairefontaine pour préparer son premier match avec les Bleus, Martial avait eu droit à une courte dérogation pour faire un aller-retour à Manchester et revenir au château une fois son transfert signé. Deux ans plus tard, Martial est toujours un diable rouge. Son nom est désormais perdu dans la liste des transferts les plus chers de l'histoire, quelque part entre Lukaku, Morata et Oscar. Détail, alors que l'équipe de France se réunit cette semaine et qu'il revient à grandes foulées à Manchester, il n'a plus sa chambre réservée à Clairefontaine.

Les dix plaies de Martial


Les débuts de Martial à Manchester étaient tonitruants, fracassants, ébouriffants, et toute une pelletée d'autres mots qui terminent en -ant indiquant que le gamin de dix-neuf ans cassait la baraque. Un jeune attaquant frenchie qui déboîtait tout en Premier League ? Hop, la comparaison avec Thierry Henry tombait du ciel. Didier Deschamps était sous le charme, lui offrait même plusieurs fois une place de titulaire en match amical, et l'embarquait en juin 2016 avec les 23 qui allaient se frotter à l'Europe du foot. Mais ça, c'était avant le drame, et même avant les drames. C'est-à-dire avant l'arrivée du Mou' sur le banc de Manchester United, l'explosion définitive de Marcus Rashford, et la signature de Zlatan Ibrahimović. L'Égypte a eu ses dix plaies, Martial commençait la saison 2016-2017 en empilant les siennes. Moins utilisé, moins bon, moins buteur, « Toto » s'embourbait et perdait logiquement sa place chez les Bleus. Et, en mai dernier, alors que Benzema venait de remporter sa troisième Ligue des champions et que Deschamps se dépatouillait tant bien que mal pour expliquer son absence, le sélectionneur n'avait en revanche aucun souci à justifier celle de Martial : « Anthony traverse une saison difficile. Son temps de jeu s’est amoindri cette saison. Il fait de bonnes choses, mais il est moins décisif qu'il ne l'était. La qualité est là, il a le potentiel, mais il faut digérer aussi, il a eu un changement d'entraîneur, de système... Chez les jeunes, ça arrive presque tout le temps. C’est fréquent qu’il y ait un coup de moins bien, moins de confiance. »

Kingsley Comment ?


Même endroit, même scène, mais trois mois et demi plus tard. Le 24 août dernier, dans la salle de presse de Clairefontaine, Didier Deschamps égrenait les noms des joueurs retenus contre les Pays-Bas et le Luxembourg. Lèvres pincées, voix monotone, DD fait l'appel et arrive aux attaquants. « Mbappé, Griezmann, Giroud, Lacazette, Coman, Fekir, Thauvin. » L'affaire était expédiée et Martial bon pour rester à la maison. Pourtant, depuis le début de saison, le Mancunien s'est remis à carburer. Martial joue, Martial marque, Martial a trouvé sa place dans l'attaque de maboule de Manchester United et mériterait peut-être une petite récompense, surtout quand on jette un œil à qui prend sa place. Comment expliquer qu'après neuf mois d'absence, Kingsley Coman retrouve son strapontin alors qu'il n'est que remplaçant – efficace il est vrai – au Bayern ? Dembélé, coupable de ne plus s'entraîner avec Dortmund, sait pourquoi il n'a pas été appelé, et une place de titulaire au Barça devrait vite remettre les choses dans l'ordre. Martial, lui, reste à quai sans éclaircissement. L'explication se trouve sans doute dans la méthode Deschamps, qui a prouvé depuis des années en sélectionnant Cabaye, Giroud et Sissoko qu'il n'était pas accro à la politique de l'homme en forme. Martial pourra toujours se consoler en ramassant les fleurs que lui a jetées Mourinho il y a quelques jours : « J'ai foi en lui. Je crois qu'il fait partie de ces joueurs qui vont connaître une meilleure saison que la précédente. » Et espérer que ce Bachelor de Deschamps lui distribue très rapidement une rose pour le remettre dans la course des prétendants.

Par Alexandre Doskov
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