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Mario Fernandes, le sens du rebond

Blasé du foot à 18 ans, Mario Fernandes dispute, presque dix ans plus tard, la plus belle des compétitions du ballon rond. Pas avec le Brésil, son pays de naissance dont il a d’abord refusé de porter les couleurs en 2011 avant de les défendre en 2014 pour une cape sans lendemain, mais avec la Russie, son pays d’adoption où il est expatrié depuis 2012. Le taulier du CSKA Moscou a-t-il fait ce choix à contrecœur ? Peut-être. Mais l’aubaine restait belle pour une Sbornaya en mal de talents.

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En ce 24 mai 2018, c’est à une photo de classe un peu particulière que se prêtent les membres de l’équipe nationale russe. Maillots des 32 sélections qualifiées pour la Coupe du monde sur le dos, joueurs et staff de la Sbornaya souhaitent, pour les besoins du site internet officiel de la FIFA, la bienvenue aux autres délégations en Russie, quelques semaines avant le début des hostilités. Gardien et capitaine des Rouge et Blanc, Igor Akinfeev apparaît ainsi tout sourire sous le maillot « away  » du champion du monde en titre allemand, numéro 10 de Mesut Özil dans le dos, quand Sergei Ignashevich, seize ans d’interventions viriles, de coups de casque et de ballons chauds bottés en populaires derrière lui en sélection, s’affiche avec celui d’Olivier Giroud. Simple coïncidence.


Le privilège de revêtir la liquette du Brésil floquée Neymar revient à Mario Fernandes, l’un des nouveaux visages de cette sélection russe et latéral droit du CSKA Moscou de son état. Risette commerciale, pouce levé ou index pointé vers l’objectif, celui qui ne compte alors que trois apparitions sous le maillot frappé de l’aigle à deux têtes paraît particulièrement à l’aise dans la tunique auriverde du Ney lors du shooting. La force de l’habitude pour un garçon qui a d’abord défendu les couleurs du Brésil avant d’opter pour la Russie mi-2016 ? Le raccourci semble quelque peu hâtif. D’abord parce qu’enfiler ses habits de footballeur n’a pas toujours été de nature à faire rire le natif de São Caetano do Sul, dans l’état de São Paulo. Ensuite parce que son histoire avec la Seleção tient en deux mots : éphémère et controversée.

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Ces mêmes mots ont bien failli résumer aussi la carrière pro du défenseur, proche de s’arrêter à l’été 2009 avant même d’avoir vraiment commencé. Quelques jours après avoir quitté le club de sa ville pour s’engager avec le Grêmio Porto Alegre, Mario Fernandes, alors âgé de 18 ans, disparaît subitement de la circulation. La piste de l’enlèvement est alors privilégiée. Localisé à Porto Alegre, Londrina ou Florianópolis, via des bandes de vidéosurveillance et ses retraits bancaires, le néo-Grêmista est finalement retrouvé par la police brésilienne après quatre jours de recherche... chez sa tante, à Jundiaí, à une soixantaine de kilomètres de São Paulo. Déprimé, souffrant de l’éloignement de sa famille, le jeune homme ne veut plus entendre parler de football, préférant, d’après les dires de son représentant Jorge Machado à Rádio Gaúcha, la radio locale de Porto Alegre, « retourner jouer au futsal plutôt que d’être sous le feu des projecteurs dans un grand club » . Une idée à laquelle il se fera finalement. À raison.


Le 28 juin, Mario Fernandes effectue sa première apparition sous le maillot tricolor en match officiel. Replacé à droite de la défense, l’axial de formation s’installe au poste dès sa première saison. Malgré des pépins physiques récurrents et des sautes de concentration passagères, sa solidité dans les duels et sa facilité technique en font l’une des références du championnat lors des deux suivantes, jusqu’à lui ouvrir les portes de la sélection brésilienne. En septembre 2011, Mano Menezes le convoque pour les deux rencontres du Superclásico de las Américas, double confrontation face au voisin argentin où seuls les joueurs des championnats domestiques peuvent être alignés. La consécration. Mais à l’heure de monter dans l’avion, Fernandes fait faux bond. D’après un communiqué officiel, il n’est « pas dans les dispositions psychologiques pour se consacrer à l’équipe nationale » , la faute à « une charge de stress trop importante » . La peur des projecteurs, pour un joueur qu’on sait fragile depuis l’épisode de sa disparition en 2009 ? Qui sait. Toujours est-il que l’opportunité ne se représentera pas de sitôt.



Trois ans, pour être exact. Revenu aux manettes d’une Seleção à reconstruire après un Mondial 2014 traumatisant à la maison, Carlos Dunga lui tend la main. Entre-temps, Fernandes, élu meilleur latéral droit du Brasileirão fin 2011, a enchaîné les prestations solides dans l’axe et à droite de la défense du CSKA Moscou, dont il est un titulaire indiscutable depuis avril 2012 et son transfert contre une somme proche de quinze millions d’euros. Si elle ne souffre aucune contestation sportivement, sa convocation fait débat d’un point de vue éthique. « On parle d’un jeune joueur, et on ne peut pas le crucifier à la première erreur, sinon personne d’entre nous ne serait là, défend alors Dunga face à la presse. On mérite tous une seconde chance. » Pour Mario Fernandes, celle-ci intervient donc le 14 octobre 2014, lorsqu'il remplace Danilo à la 46e minute d’un match amical au Japon (0-4). Malgré un statut d’indiscutable en club et des participations chaque saison à la Ligue des champions, la troisième ne viendra jamais, en dépit d’une volonté manifeste du joueur de regoûter aux joies de la sélection.

Un mal pour un bien ?


À défaut, c’est vers la Russie, son pays d’adoption dont il obtient la nationalité à l’été 2016, qu’il se tourne. Ça tombe bien : la Sbornaya, qui n’est plus sortie des poules d’une compétition internationale depuis l’Euro 2008, a besoin de forces vives en vue de la Coupe du monde qu’elle accueille. Et si Stanislav Cherchesov tâtonne beaucoup quant au choix des hommes depuis son intronisation en 2016, le nom de Mario Fernandes est vite apparu comme une certitude à droite du 3-5-2 cher à son sélectionneur. Pour affronter l’Arabie saoudite, la plus belle moustache du Mondial a finalement renoncé à son système fétiche, optant pour un 4-5-1. Mais pas à Fernandes, préféré du haut de ses cinq capes à Igor Smolnikov, titulaire lors d’un Euro 2016 foiré dans les grandes largeurs par la Russie. Et côté Brésil, alors ? Dani Alves blessé et out pour le mondial, c’est à Danilo que revient le couloir droit de la Seleção. Un type souvent réduit à jouer les utilités du côté de City cette saison. Mais un type qui ne s’est pas défilé lorsque Mano Menezes a fait appel à lui pour jouer le Superclásico das Américas, en septembre 2011...






Par Simon Butel
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