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Marinho, à jamais le (presque) premier

Peu après le Mondial 1974, Schalke 04 organise un référendum pour acheter Francisco Marinho, un latéral gauche brésilien au physique ravageur. Si l’opération tourne au fiasco, cela n’empêchera pas la Bruxa de mener une vie aussi flamboyante que sa technique balle au pied.

En 2003, un certain Alcides devient le premier Brésilien à porter les couleurs de Schalke 04. Depuis, les joueurs auriverde se sont succédé dans la Ruhr, et les noms de Marcelo Bordon, Rafinha et Naldo résonnent encore dans la mémoire de tous les supporters des Königsblauen. Les plus anciens d’entre eux se souviendront cependant qu’en 1975, un certain Francisco Marinho a failli devenir le premier représentant du Brésil à signer du côté de Gelsenkirchen. Surtout s’ils se rappellent bien le Mondial 1974, organisé par la RFA.


Günter Siebert, lui, n’a certainement pas pu l’oublier. Alors que le Brésil essuie un revers sportif en perdant le match pour la troisième place face à la Pologne (0-1), le président de Schalke 04 n’a d’yeux que pour ce blondinet de 22 ans. Né à Natal (ça ne s’invente pas), le latéral gauche sera le seul représentant de la Seleção à figurer dans le onze type de la compétition. Et sur le terrain, son style de jeu correspond à celui de ce que l’on appelle, plus de quarante ans après, un latéral moderne. Face aux partenaires d’Andrzej Szarmach, Marinho a davantage l’air d’un renard des surfaces que d’un bouffeur de craie. Pour Siebert, l’objectif est très simple : le faire signer à Schalke 04.

« Cachez vos filles, le diable blond est en ville ! »

Mais le taulier de Gelsenkirchen n’est pas le seul à avoir été charmé immédiatement par Marinho. Partout ailleurs en Allemagne, sa prestance et son physique de Viking, dû aux origines suédoises de ses ancêtres, ne laissent personne insensible. On dit même qu’à l’occasion d’un tournoi en Galice avec son club de Botafogo, il aurait tapé dans l’œil de la princesse Grace Kelly lors d’une réception organisée à Monaco... et refusé ses avances ! Avant le match face à la Pologne, l’hebdomadaire Neue Revue l’avait qualifié de « Grand blond avec un solide fessier » , tandis que le tabloïd Bild, toujours habitué à faire dans la finesse, avait titré : « Mères, cachez vos filles, le diable blond est en ville ! » Lors de la remise annuelle du prix Otto, les lecteurs et lectrices du magazine pour adolescents Bravo le classent à la deuxième place de la catégorie « sportif de l’année » , derrière Gerd Müller, mais devant Franz Beckenbauer ! Pourtant, c’est bien Marinho qui fera la une du mensuel, en sous-vêtements et les muscles saillants.



Au milieu de cette frénésie générale, un homme va aller à l’encontre de l’excitation de Günter Siebert : l’entraîneur de Schalke, Ivica Horvat. Trois ans après avoir remporté l’édition 1972 de la Pokal, le Yougoslave est à la tête d’une équipe à bout de souffle et souhaiterait recruter davantage un buteur de métier plutôt qu’un énième défenseur dont il ne saurait quoi faire. La balance semble pencher de son côté, puisque le conseil d’administration des Königsblauen voit d’un mauvais œil la clause libératoire demandée par Botafogo et fixée à 1,4 million de marks (environ 700 000 euros), auquel s’ajoute un salaire annuel de 240 000 marks (environ 120 000 euros). Des chiffres démesurés pour l’époque, mais qui n’arrêtent pas Günter Siebert pour autant. Le président est cependant prêt à mettre un peu d’eau dans son vin et va le faire savoir avant la réception du Bayern.

L’idole au costume rouge

Le 8 mars 1975, les 70 300 spectateurs qui se massent au Parkstadion reçoivent un petit papier à leur arrivée. Pour valider son projet, Siebert a choisi de soumettre les supporters à un référendum. Sur le bulletin, ces derniers doivent répondre à deux questions : « Voulez-vous oui ou non acheter Marinho ? » et « Êtes-vous prêt oui ou non à payer un supplément pour son transfert ? » Un an plus tôt, le milieu de terrain Hannes Bongartz avait en effet été acheté à Wattenscheid moyennant une augmentation d’un mark du prix des places pour limiter le coût de son transfert. Peu avant le coup d’envoi, Marinho, venu spécialement du Brésil, est présenté à la foule en délire, vêtu d’un costume rouge particulièrement voyant et assiste à la rencontre en tribune, peu après avoir reçu son Otto d’argent. Sur le terrain, Schalke arrache le point du nul (2-2), et les supporters déposent leur bulletin de vote dans l’une des trente urnes en bois réparties dans tout le stade. Siebert, confiant, attend le lendemain pour venir les récupérer. Grave erreur.

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Visiblement pas informé de l’importance de leur contenu, le service de nettoyage du stade a cru bon vider les urnes au milieu des déchets laissés par le public. Affolé, le président se rue jusqu’à la décharge la plus proche pour tenter de retrouver la trace de la vox populi. En vain. Certaines mauvaises langues affirment que la disparition des bulletins est le fait d’opposants à la coûteuse venue de Marinho, mais les faits sont là : hormis quelque 450 voix retrouvées dans une boîte en carton qui traînait dans un coin, le référendum est un échec. Les maigres résultats, pourtant favorables à Siebert (75% des votants s’étaient prononcés pour le transfert, et 60% contre une augmentation du prix des billets) sont finalement invalidés par le conseil d’administration, dernier décideur pour toute dépense supérieure à 50 000 marks. Raison invoquée par celui-ci : « La formation des jeunes talents doit primer sur l’achat de stars. »



Entre Müller, Beckenbauer, Elton John et Bob Marley

Après s’être entraîné une journée avec Schalke, Marinho est raccompagné par un Siebert dépité jusqu’à l’avion qui doit le reconduire au Brésil. Par la suite, il évolue aux États-Unis où il croise la route de Beckenbauer à New York, puis celle de Gerd Müller à Fort Lauderdale. Mais contrairement à ses compagnons de podium de la cérémonie des Otto 1975, celui que les Brésiliens appelaient la Bruxa « la sorcière » –, à cause de ses cheveux, brûle la vie par les deux bouts, dépense son argent sans compter, multiplie les conquêtes (on lui reconnaît pas moins de treize enfants) et continue de fréquenter du beau monde en dehors des terrains. En particulier, celui de la musique. À New York, Elton John lui aurait proposé de l’accompagner tout au long de sa tournée américaine. Et lorsqu'il jouait au Náutico Capibaribe, à l’occasion d’une tournée en Jamaïque, un certain Bob Marley lui a échangé son maillot contre trois de ses disques. Forcément, Marinho finit par franchir le Rubicon de la chanson et enregistre en 1977 un 45 tours baptisé Eu Sou Assim : « Je suis comme ça. »

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Malheureusement pour lui, ce one shot ne suffira pas à lui assurer une après-carrière digne de ce nom. En 1987, Marinho est invité à un tournoi de foot en salle à Augsbourg, où un magnat des casinos local vient de monter un club censé partir du district pour monter un jour en Bundesliga. Mais son retour en Allemagne est un échec : « Marinho fait davantage peur aux jeunes filles allemandes qu’aux défenseurs adverses » , écrit à son propos Bild. Le projet tourne court, et le grand blond retourne au pays pour sombrer dans l’alcoolisme et vivre avec le statut d’une star déchue. Deux semaines avant le Mondial 2014, il est convié à une vente de vignettes Panini avec des fans de la Seleção dans un kiosque à journaux de João Pessoa et, alors qu’il signait des autographes, il est victime d’une hémorragie digestive et meurt lors de son arrivée à l’hôpital. À 62 ans, la sorcière aura été victime de son propre sort. Mais son souvenir reste intact, au Brésil comme à Gelsenkirchen.

Par Julien Duez Photos : Schalke 04, Icon Sport et DR.
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