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Marié : « J’avais envisagé de me reconvertir dans la restauration »

Discret, bien élevé, Jordan Marié est le seul joueur de l’effectif professionnel dijonnais à avoir été formé au DFCO, où il a signé sa première licence à onze ans. Polyvalent, le milieu de terrain bourguignon a connu un tournant décisif quand il était encore apprenti. « On m’avait dit qu’il fallait que je m’affirme plus » , se souvient-il. Prudent, il avait envisagé une porte de sortie vers une autre de ses passions, la restauration.

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On va d’abord faire dans le factuel. Dijon, dont les résultats à l’extérieur ne sont pas le point fort, se déplace à Paris, qui ne laisse pas une miette aux autres au parc des Princes. Que peut donc espérer le DFCO ?
Déjà, ne pas avoir trop d’appréhension. Nous sommes des professionnels, et on ne doit pas avoir peur. Nous savons très bien qui nous allons affronter. Le PSG est une des meilleures équipes européennes, avec de très grands joueurs et des attaquants de très haut niveau. Tout le monde s’attend à nous voir perdre. C’est normal. Dans ce genre de match, on a aussi tendance à jouer de manière plus libérée. On sait qu’un match nul serait un exploit. Et une victoire un miracle. Dijon sera plus attendu à Strasbourg samedi, face à une équipe qui joue pour se maintenir.

Le problème, comme on le soulignait, c’est que Dijon voyage très mal...
Et on ne sait pas trop pourquoi ! À l’extérieur, ce n’est plus tout à fait la même équipe. On a tendance à se mettre en difficulté, à prendre des buts évitables, à multiplier les erreurs. Pourtant, entre nous, on en parle. Avant chaque déplacement, on se dit qu’il faut être plus solide. Je ne sais pas, on devrait peut-être essayer de se dire les choses dans une autre langue... (Rires.)

Face à Metz (1-1, le 13 janvier), Dijon a encaissé un but idiot dans les dernières secondes. Et vous avez terminé défenseur central après l’expulsion de Papy Djilobodji...
Oui, c’est vrai. Pendant deux ou trois minutes. C’est la première fois que j’occupais ce poste, d’ailleurs. Pourtant, j’ai joué à différents endroits, depuis que je fais du foot. J’ai commencé attaquant, j’ai joué milieu droit, parfois défenseur latéral droit et, depuis quelques années, milieu axial, là où je pense rendre le plus de services.

Il paraît que vous auriez pu ne jamais devenir joueur professionnel ?
Je suis arrivé au DFCO à l’âge de onze ans. Avant, je jouais à Genlis, un club situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, et avec lequel j’ai toujours conservé de bons rapports. La preuve, un jour, à l’occasion d’un tournoi, j’avais aidé à préparer les kebabs ! Au DFCO, quand j’ai signé ma licence, il n’y avait pas de centre de formation, mais une école de foot. Et alors que j’évoluais en équipe réserve, il y avait eu une réunion juste avant les vacances de Noël. C’était lors de la saison 2012-2013. Mon entraîneur de l’époque, David Linares, m’avait dit que si je voulais franchir un cap, il me faudrait être moins gentil sur le terrain.

« J’ai signé pro le 14 février 2013. C’est pour ça que je porte le numéro 14, d’ailleurs. Je dois être un peu superstitieux... »

Vous aviez été surpris ?
Non, car Stéphane Jobard (actuel adjoint d’Olivier Dall’Oglio, ndlr), me l’avait déjà dit. Mes entraîneurs m’avaient tous répété que j’avais des qualités : une bonne vision du jeu, un sens de l’anticipation, une certaine polyvalence, de la vitesse... Mais aussi que j’avais besoin de plus m’affirmer, de mettre le pied quand c’est nécessaire, sans pour autant être méchant. Pendant toutes les vacances de Noël, j’ai beaucoup réfléchi. J’envisageais même d’emprunter une autre voie.

Laquelle ?
Celle de la restauration. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. J’aime cuisiner, être derrière les fourneaux. J’avais pris des renseignements pour suivre des cours. J’ai obtenu un bac S, j’ai fait trois mois à la fac (STAPS), donc quelque chose qui n’a pas grand-chose à voir avec la cuisine. D’ailleurs, c’est toujours quelque chose qui m’intéresse. J'adore faire à manger chez moi. Et quand ma copine décide de s’en occuper, je ne suis jamais loin. Je surveille, je donne des conseils, et ça l’ennuie. Elle me dit de faire autre chose... (Rires.)


Donc, pendant ces quinze jours de vacances, vous cogitez...
Oui. Et à la reprise, on m’appelle pour aller m’entraîner avec les pros, alors en Ligue 2. Il y avait Florent Mollet, formé au DFCO et qui avait signé un contrat professionnel. Sa présence a été précieuse pour mon adaptation. Au début, j’étais un peu hésitant, un peu timide. Et puis, j’ai commencé à prendre confiance en moi. Je ne suis jamais retourné avec la réserve et j’ai joué quinze matchs en Ligue 2. Et j’ai signé pro le 14 février 2013. C’est pour ça que je porte le numéro 14, d’ailleurs. Je dois être un peu superstitieux...

Depuis, vous êtes un joueur que Dall’Oglio utilise beaucoup : 26 matchs en 2013-2014, 29 en 2014-2015, 31 en 2015-2016, et 24 la saison dernière. Aujourd’hui, vous en êtes à 17...
Je pourrais peut-être jouer davantage. Mais presque tous les ans, après la trêve, je connais une baisse de régime. Ça doit être dû aux excès de foie gras pendant les fêtes, je ne sais pas... Non, sérieusement, l’an dernier, j’ai perdu ma place, je me suis blessé, et je ne suis vraiment revenu que cette saison. Il faut que je sois plus régulier. Car, évidemment, ça me fait douter. L’année dernière, j’ai beaucoup cogité. La période n’avait pas été simple à vivre. Je suis du genre cérébral, je me pose pas mal de questions. Je sais que si j’améliore cela, si je suis plus performant dans mes prestations, ma carrière n’en sera que meilleure.

« Cédric Varrault est le premier arrivé au centre d’entraînement, souvent le dernier parti. Il travaille et, qu’il joue ou pas, son état d’esprit reste le même. Quand lui ou Flo Balmont donnent des conseils, tu écoutes ! »

En avez-vous discuté avec Olivier Dall’Oglio ? C’est un coach qui a la réputation de beaucoup s’intéresser à l’humain, et pas seulement au joueur...
C’est vrai. Nous avons eu des discussions à ce propos. Mais je sais aussi que je dois mieux gérer d’autres situations. Par exemple, si je commence mal un match, j’ai parfois tendance à en sortir ! Les premières minutes sont très importantes pour la suite. C’est pour ça que j’ai l’habitude de faire deux ou trois passes en arrière, pour me mettre en confiance. Le coach m’a dit que voir un préparateur mental pourrait être une bonne chose. Pourquoi pas, si cela me permet de m’améliorer.


Vous êtes pourtant quelqu’un qui ose ! Par exemple, à tirer de loin, parce que vous avez une frappe plutôt correcte...
Oui, mais on m’a aussi dit que j’avais tendance à tirer un peu trop vite. Aujourd’hui, je cadre plus, mais je me souviens avoir arrosé les tribunes.

Vous semblez être un garçon équilibré, qui ne fait pas de vagues. Cela vient de votre entourage ?
J’ai été élevé par des parents qui ont tout fait pour m’aider. Mon père a joué au foot au niveau amateur, j’ai une sœur qui est basketteuse pro à Chartres (Pro B) et une autre qui a également pratiqué ce sport et qui est dans l'Éducation nationale. Nos parents prenaient pas mal de temps pour nous emmener à nos activités sportives respectives. C’est vrai que je ne suis pas du genre à faire parler de moi. On ne me reconnaît pas beaucoup dans la rue et, quand je sors, c’est pour aller au restaurant ou chez des amis. Les bars, les boîtes, cela n’a jamais été trop mon truc. Je suis tranquille dans la vie, je ne cherche pas les embrouilles. C’est comme sur le terrain : s’il y a une bagarre, je ne vais pas aller m’en mêler !

Vous sentez-vous à l’aise dans votre milieu professionnel ?
J’ai la chance d’avoir fait d’un loisir un métier, qui me permet de bien gagner ma vie. J’ai un peu plus de mal avec le côté médiatique. Je fais le taf, mais je préfère quand les interviews ne sont pas filmées, je suis plus à l’aise. Ce qui est aussi très intéressant, c’est de côtoyer des joueurs comme Cédric Varrault ou Florent Balmont tous les jours. Je comprends mieux pourquoi ils font une telle carrière ! Ce sont de vrais pros ! Cédric Varrault est le premier arrivé au centre d’entraînement, souvent le dernier parti. Il travaille et, qu’il joue ou pas, son état d’esprit reste le même. Quand lui ou Flo Balmont donnent des conseils, tu écoutes !

On a aussi l’impression que vous ne chercherez pas à quitter Dijon...
J’ai un contrat jusqu’en 2020.... Et depuis que je suis professionnel ici, je n’ai jamais eu l’occasion de partir. D’ailleurs, cela me va très bien ! Pourquoi quitter un endroit où on se sent bien ?



Propos recueillis par Alexis Billebault, à Dijon
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