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Marco Verratti, bête de Seine

21 ans, un physique callipyge, de l’or dans les pieds et une mentalité de banlieue, Marco Verratti est, à n’en pas douter, un génie du football moderne. Avec lui, le Paris Saint-Germain s’est trouvé un patron.

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L’épisode est récent. Moins de quinze jours. Adepte du réseau social Instagram, l’Italien Marco Verratti balance une petite photo d’un dîner sur une péniche. On est la veille d’Anderlecht - PSG et le joueur génère son lot de commentaires, comme à chaque cliché. L’un d’eux est direct : « Vas te coucher sale bâtard, tu joues demain ! » Forcément, le numéro 24 du PSG y va de son tacle verbal. Et en français, s’il vous plaît : «  Je suis à l’hôtel bâtard ! » Voilà, le nouveau Verratti est dans la place. Dur sur l’homme et très parisien dans son comportement quotidien. Débarqué dans l’expectative générale durant l’été 2012, l’Italien aura mis moins d’un an pour convaincre la France de ce que l’Italie toute entière et tous les amoureux de Football Manager savaient déjà : Dirty Marco est un phénomène.

Phénomène de précocité, déjà, puisqu’on ne s’incruste pas dans l’équipe première de son club formateur (Pescara) à 16 ans sans un minimum de talent. Phénomène balle au pied, ensuite. Même Laurent Blanc, son entraîneur et amoureux du beau football, semble sous le charme du petit trapu : « Marco sent le football, respire le football et le met en pratique  » , lâchait le Président en conférence de presse il y a peu, avant de poursuivre l’inventaire du parfait milieu de terrain. « Il joue aussi dans une zone où on a tendance à voir des joueurs au physique plus imposant, à l'agressivité beaucoup plus importante, mais il s'avère que quand il a le ballon, il ne le perd pas beaucoup et il peut distribuer le jeu, poursuivait le coach francilien. C'est un garçon qui a certainement dû commencer un peu plus devant, qui a dû jouer plus offensivement, car il a une technique balle au pied qui fait qu'il a dû jouer plus près des attaquants, plus près des buts. »

Le 4-3-3 est fait pour lui

Blanc a révisé ses classiques. À Pescara, Verratti joue d’abord numéro 10 du haut de son mètre soixante-cinq. L’arrivée sur le banc de Zdeněk Zeman va tout changer. Repositionné en regista (numéro 10 devant la défense), Verratti est devenu, depuis, un autre joueur. En un an de présence au PSG, l’international italien a déjà mis dans sa poche tous les pessimistes de France, au point de devenir incontournable. « Se priver d'un tel joueur, c'est possible, mais il faut y réfléchir. Vous pouvez avoir un joueur meilleur que lui, c'est possible. Mais c'est assez rare d'avoir un joueur de ce type-là, donc oui, il trouve une place dans notre équipe  » , avouait sans sourciller Laurent Blanc. Une réflexion qui correspond à un changement tactique qui a bouleversé le début de saison du PSG.

Alors qu’en début de saison, le PSG évoluait dans un système ancelottien (comprendre 4-4-2) dans lequel Thiago Mitta et Blaise Matuidi occupaient, seuls, les deux postes du milieu, Laurent Blanc est vite passé au 4-3-3. Et dans ce schéma, l’Italien a trouvé une place de choix, à droite du trio qu’il forme avec ses deux compères. Depuis la victoire contre Nantes - et la première du 4-3-3 - Marco est intouchable dans le XI. Et pour cause, l’homme aux Puma est unique en son genre. « Le secteur dans lequel Marco est le plus fort, c'est lorsqu'il récupère le ballon, ou que l'équipe l'a récupéré et qu'alors débute la construction du jeu, admet son entraîneur. Là, je pense qu'il a une valeur ajoutée par rapport à d'autres. Il apporte cette qualité de passes longues. Il a de bons pieds. C’est un joueur qui excelle dans les petits espaces, mais qui est aussi très précis dans le jeu long. Et il a déjà simplifié son jeu.  » Il suffit de regarder les chiffres du petit Italien pour comprendre son rayonnement : 90,5% de passes réussies en Ligue 1 (ça monte à 94,6% en Ligue des champions). Sans compter son omniprésence dans le jeu (80 ballons en moyenne par match avec un pic à 127 contre Bordeaux) et sa faculté à déboîter un bloc équipe sur une seule passe, là où d’autres se fatiguent à faire courses et dribbles superflus. Bref, le rital pue le football moderne avec cette dose de saleté qui fascine tellement. Parce que oui, sur un terrain, Verratti est un petit con. Il jacte, agace, râle, fait des fautes et prend des jaunes (4 déjà cette saison, 11 l’année dernière en championnat). Son péché mignon. Pourtant, l’homme se trouvait encore des circonstance atténuantes en février dernier : « En réalité, c’est le rapport joueur-arbitre qui est différent. En Italie, on dialogue plus, on peut demander des explications. Parfois, peut-être que l’arbitre ne comprend pas ce que je dis quand je lui pose une question en italien.  » On va dire ça. Pas grave, le Verratti de 2013 est déjà meilleur que celui de 2012. Il a mûri. Et, surtout, il a déjà un an de Ligue 1 dans les cuisses. Et ça se voit.


Rumeurs, rumeurs

«  Cette saison, je joue de façon plus simple, à une ou deux touches. Mais c’est aussi parce que le collectif est meilleur. Je ne crois pas que beaucoup de joueurs aiment le contre. Je préfère jouer comme cette année. C’est vrai qu’on joue mieux » , étaye Marco Verratti sur les ondes de RMC en milieu de semaine dernière. Mais je n’ai pas vraiment envie de me pencher sur le passé. Je regarde devant moi. Et ce que je vois, c’est une équipe compétitive qui veut briller dans toutes les compétitions. Personnellement, je dois encore progresser. Je suis un jeune joueur. Il y a beaucoup de choses que je dois encore améliorer. Je joue dans un secteur, au milieu, où il est important d’apprendre chaque jour. Comme je suis entouré de joueurs qui ont plus d’expérience que moi, forcément, je progresse. » La preuve, l’homme vient d’être élu joueur du mois septembre, une bonne nouvelle après sa revalorisation et sa prolongation estivale (il est lié au PSG jusqu’en 2018 dorénavant). Pour autant, les rumeurs l’envoyant à la Juventus - en échange d’un certain Paul Pogba, membre de l’écurie Mino Raiola - sont de plus en plus persistantes ces derniers jours. Marco s’en fout. Il s’est habitué à la folie parisienne et aux plaisirs de la vie, ici, dans la capitale. Un club où il fait dorénavant figure de patron incontesté et incontestable. À seulement 21 ans. Ça vaut bien quelques saloperies sur Instagram.

Par Mathieu Faure
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