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Marcelo Bielsa : « Nous ne pouvons pas encore prétendre représenter quoi que ce soit »

Depuis maintenant de nombreuses années, Marcelo Bielsa a choisi de ne plus accorder d’interview à la presse, par souci d’équité et de justice entre les médias. Par souci de justice et d’équité envers Marcelo Bielsa, So Foot publie les transcriptions in extenso de ses conférences de presse avec Leeds United. Après avoir perdu en League Cup mardi contre Preston, Marcelo Bielsa arrive en conférence de presse la tête basse et les réponses courtes. Leeds, toujours leader de Championship, affronte ce vendredi le co-leader Middlesbrough.

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Après la défaite contre Preston, la rencontre face à Middlesbrough est le match idéal pour renouer avec la victoire ?
C’est indépendant de la défaite de l’autre soir, les deux matchs ne sont pas liés. (Marcelo Bielsa interroge son traducteur Salim Lamrani :"Qu’est-ce que vous lui dites ?" Il répond : "Que c’est indépendant de la défaite." Marcelo Bielsa : "Ah".)

Vous ne pensez pas que ça va affecter le rendement de l’équipe ?
Nous espérons que ce ne soit pas le cas. Nous souhaitons que ce ne soit pas le cas. Nous travaillerons pour que ce ne soit pas le cas.

C’est le dernier match avant la trêve internationale. Au niveau psychologique, quelle est l’importance d’être le leader du championnat ?
Pour nous, l’importance se chiffre dans la résolution du match de vendredi. On évite de faire les comptes sur la position au classement à ce moment de la compétition.

À quel moment cela devient important ?
On donne toujours de l’importance au classement. Ce que j’ai essayé de dire, c’est que le match de ce vendredi est important en lui-même, et pas du fait de la position que nous occupons au classement.
« Il ne faut pas trop s’enthousiasmer pour ce qui se passe actuellement, mais prolonger cet enthousiasme jusqu’à obtenir ce que nous voulons. »
Quand j’explique qu’on donne toujours de l’importance au classement, et qu’en même temps, je dis que nous ne le regardons pas, ce qui semble être un contresens, ce que j’essaye en fait d’expliquer, c’est (long silence) que l’important est d’arriver à la fin du championnat à la meilleure position. Prenons l’exemple de la saison précédente. À la mi-saison, Leeds était dix places au-dessus du classement auquel le club a finalement terminé. Donc, si vous faites référence à cette situation, le contenu de la référence est qu’il ne faut pas trop s’enthousiasmer pour ce qui se passe actuellement, mais prolonger cet enthousiasme jusqu’à obtenir ce que nous voulons. Il est impératif d’analyser ce qui se passe maintenant, et cela se traduit en deux questions : est-ce que la défaite contre Preston va avoir une influence sur l’état d’esprit de vendredi ? Et quelle est la valeur de la première place de Leeds au classement ? Et comme les objectifs ne sont pas partiels, mais définitifs, j’essaye d’analyser les choses avec ce regard.

Qu’est-ce que vous attendez de Middlesbrough ? Leur jeu est basé sur les coups de pied arrêtés, cela va avoir une importance ?
Le jeu aérien est une constante en Championship, et cela a beaucoup d’influence. Je crois que le match de vendredi respectera cette tendance.

Le marché des transferts se termine vendredi. Est-ce qu’on peut attendre une signature de joueur d’ici là ?
Je ne pourrais pas affirmer que cela va être le cas, ni affirmer le contraire.

Après la défaite contre Preston, qu’avez-vous dit à vos joueurs ? Vous étiez en colère ?
Non, je ne m’énerve jamais contre les joueurs. Je comprends. J’interprète. J’essaye d’aider. D’offrir des solutions. Et d’évaluer la performance.

C’est votre première défaite avec Leeds. Vous réagissez avec les joueurs de la même manière que quand vous gagnez ?
Perdre me rend triste. Et gagner me rend heureux. Par rapport aux joueurs, la réponse antérieure est la conclusion que je peux vous donner. Lors du match contre Preston, il y avait trois groupes de joueurs : des joueurs très jeunes, des joueurs expérimentés et des joueurs qui s’intègrent à l’équipe. Une des conséquences de cette défaite est qu’on perd un espace où on peut continuer à développer l’intégration des joueurs qui sont arrivés et octroyer de l’expérience aux jeunes joueurs. Contre Preston, on avait peu de joueurs qui étaient titulaires contre Norwich. Une équipe est beaucoup plus qu’un joueur pour chaque poste. Nous avons besoin de deux joueurs par poste. Et ce processus se développe lors des compétitions et des entraînements. Si vous regardez les joueurs qui ont joué le plus régulièrement, ce sont ceux qui ont commencé à travailler avec nous en présaison et ceux qui ont de l’expérience au sein de l’institution. Pour ajouter des joueurs à cette base, on incorpore des footballeurs et on promeut des jeunes joueurs. Au total, 18 joueurs sont partis et 6 sont arrivés. Et ces changements affectent ceux qui accompagnent ceux qui jouent. Ce processus, on le développait avec le Championship et la Cup. Pour cette raison, entre autres, je regrette la défaite.

Comment allez-vous faire pour donner d’autres opportunités à ces joueurs qui devaient se développer pendant cette League Cup ?
Nous avons de nombreuses ressources : l’entraînement hebdomadaire, les matchs des moins de 23 ans, les besoins que nous avons du fait des blessures, des suspensions, des hauts et des bas dans les performances... Donc je n’imagine pas ne pas pouvoir résoudre cette situation.

Au sujet de Middlesbrough : d’où va venir le danger ?
C’est une équipe qui est en tête du classement, comme nous. C’est une équipe conduite par un entraîneur reconnu et estimé. (Marcelo Bielsa à Salim Lamrani : "Vous avez dit reconnu ?" Salim Lamrani : "Oui".) Donc deux équipes qui ont la même quantité de points et qui sont en tête du classement s’affrontent. Ce sont beaucoup d’ingrédients pour estimer la valeur du match.

Est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles des blessés, Forshaw et Cooper ?
Cooper peut jouer vendredi. Forshaw sera disponible après la trêve internationale.

Quelle importance donnez-vous au retour de Liam Cooper ?
S’il revient, c’est un atout. C’est notre capitaine et c’est un joueur de valeur. Si on ne peut pas compter sur lui, nous avons des alternatives de qualité pour le remplacer.

On a vu deux bons matchs de Jansson, vous êtes content de son rendement ?
Oui. Il a été l’un des meilleurs dans les deux derniers matchs. Il n’a pas fait la présaison et il a déjà joué trois matchs. Je crois que dans ces trois matchs, on l’a vu à un niveau proche de son potentiel.

Vous êtes content de votre effectif ou vous aimeriez avoir un ou deux joueurs de plus ?
C’est une hypothèse. Si on incorpore des joueurs, c’est pour qu’ils améliorent la réalité. Et si on n’en incorpore pas, les joueurs que nous avons sont suffisants.

Middlesbrough est le test le plus difficile auquel votre équipe a fait face jusqu’à aujourd’hui ?
C’est difficile d’établir des comparaisons. Quand on a joué contre Stoke ou Swansea, on s’attendait à une certaine opposition puisque c’était deux équipes qui venaient de Premier League. Middlesbrough est un rival qualifié, sans aucun doute. Le match va être très dur. Mais je ne me vois pas établir une échelle, une hiérarchie. Je considère toujours le prochain match comme le plus difficile. Et dans ce cas, il y a beaucoup de raisons pour que ce soit le cas.

Comment vont Shackleton et Pearce après les chocs qu’ils ont connus contre Preston ?
Pour Pearce, ce n’est pas très important. C’est juste un coup à la jambe, très douloureux, mais c’est juste un coup. Pour Shackleton, il s’agit de la cheville. On verra comment ça évolue. C’est un joueur très dur, très courageux. Cette particularité de son caractère abrège normalement la récupération.

Il pourra être dans le groupe ?
Je ne sais pas, ni pour lui, ni pour Pearce. Je vous dis simplement ce que j’ai vu hier.

Certains joueurs de notre équipe jouaient à Middlesbrough (Forshaw, Bamford, Harrison). Allez-vous parler avec eux avant le match ?
Dans quel sens ? (Salim Lamrani : "Pour qu’ils vous donnent des informations sur l’équipe, etc." Marcelo Bielsa : "Mais c’est ça qu’il veut dire ?")

Oui, pour qu’ils vous parlent du style de l’équipe.

Si c’est nécessaire, j’écouterai bien sûr leur point de vue. Mais la manière de jouer de Middlesbrough est bien connue parce que son entraîneur est une légende du football anglais (Tony Pulis, N.D.L.R.).

Vous voyez le match comme une opposition de style ?
Ce serait prétentieux de ma part de penser que la manière dont on joue constitue un style.
« Ce serait prétentieux de ma part de penser que la manière dont on joue constitue un style. »
Représenter un style exige beaucoup plus de continuité dans les expressions footballistiques et demande d’avoir surmonté plus d’oppositions à notre manière de jouer. (Salim Lamrani lui demande de répéter) Pour qu’un style soit reconnaissable, il faut qu’il soit passé par un processus de démonstration qui prouve que le style de jeu ne s’abandonne pas. Cela est plus vérifiable avec Middlesbrough (avec l’accent anglais) qu’avec Leeds. Nous ne pouvons pas encore prétendre représenter quoi que ce soit.

Vous qui êtes un intellectuel du football, vous pensez que le plus important est de gagner quel que soit le style, ou de gagner en respectant une manière de jouer ?
C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Mais je vais essayer de le faire. Admettez que je puisse manquer de lucidité. Les ressources pour s’imposer face au rival ont à voir avec... (il répète sa phrase puis s’interrompt) Personne ne gagne en jouant mal. Personne ne gagne sans attaquer. Personne ne gagne en ignorant la possession du ballon. Mais on peut utiliser ou se passer de ces ressources pendant une période. Donc c’est trompeur de présenter comme alternative. (Salim Lamrani : "je ne trouve pas le mot pour traduire 'trompeur'". Bielsa reprend.) Cela peut porter à confusion de poser comme alternative : de n’importe quelle manière ou d’une manière particulière. Quand vous dites « de n’importe quelle manière » , vous devriez expliquer de quelle manière se compose ce « de n’importe quelle manière » .

Par exemple, Alex Ferguson, qui a beaucoup d’admiration pour vous, disait que ce qu’il voulait était gagner. Que s’il pouvait le faire avec la manière c’était mieux, mais que le plus important était de gagner. À City, Pep Guardiola veut gagner, mais d’une certaine manière. Donc vous qui avez une grande fidélité au style, qu’est-ce qui compte le plus pour vous ?
Ferguson, qui est un grand entraîneur, n’a jamais gagné sans style. Ce serait injuste que le public pense que l’opposition est : « d’une certaine façon » ou « de n’importe quelle façon » . L’opposition c’est : avec un certain style ou avec un autre style. Et là ce qu’on compare c’est une question de goût, de sensibilité. S’il y avait deux formes antagoniques, s’il y avait seulement deux formes antagoniques, le football se résumerait par exemple à une opposition entre Guardiola et Mourinho, les deux proposant un chemin pour arriver à la victoire. Aucun entraîneur ne pourrait vous dire : « Le style est au-dessus de la victoire. » Ce qu’un entraîneur peut dire c’est : « Avec ce style, je suis dans de meilleures conditions pour parvenir à la victoire. » Je crois humblement qu’il y a une différence entre la manière dont vous présentez la question et la manière dont je la reformule.

Je vous en remercie.
Si c’était ainsi, et je ne suis pas convaincu que cela le soit, même si... (le journaliste essaye d’intervenir, Marcelo Bielsa lève les mains et s’exprime en anglais : "No, excuse me"). Ce que je veux dire, c’est que si c’était vrai qu’il y avait deux formes différentes de voir la même chose, le public devrait savoir que l’opposition entre « ce style » ou « n’importe quel style » n’existe pas.

C’était ce que je voulais dire. Il y a différentes manières de jouer et de gagner...
Je crois que le public devrait être obligé de dire quel type de football il aime. S’il ne confesse pas le style de football qu’il préfère, il n’aime que la victoire. Et quand une personne n’aime que la victoire, sans considérer les moyens, la sensibilité disparaît. Et la hiérarchie des valeurs disparaît. Ce n’est pas qu’il y a des bonnes et des mauvaises valeurs. Mais il y a des valeurs différentes. Comme le football a beaucoup d’influence, dire au public que la seule chose qui compte est la victoire, cela ne place pas le football à la hauteur qu’il a.

La beauté du jeu...
L’Angleterre est reconnue dans le monde du football parce qu’elle condamne la triche. Est-ce que j’ai raison ?

Oui.
Alors (il regarde le ciel, puis laisse un long silence de dix secondes)... Non, rien de plus.

Merci beaucoup, c’est toujours très intéressant d’écouter votre philosophie.
(Aucune réaction)

Quand vous êtes arrivé, vous disiez que vous aviez hâte de voir comment le public s’identifiait au club. Vous êtes impatient à l’idée de jouer ce match devant vos supporters ?
Le lien de l’équipe avec son public est absolument mesurable, on peut mesurer quand le public approuve ou désapprouve notre équipe. Je vais vous donner deux exemples. Quand le jeu est très concentré dans un secteur du terrain, quand il y a une forte densité de joueurs dans un secteur, et qu’un joueur de Leeds sort le ballon de ce secteur avec une passe, et l’emmène dans un endroit où il y a plus d’espace et moins de joueurs, surtout moins de joueurs rivaux, on entend que le public approuve. Ou quand un joueur fait un effort et récupère le ballon héroïquement, le public se manifeste. Quand on récupère le ballon immédiatement après l’avoir perdu, le public se manifeste. Ou quand on oblige l’adversaire à reculer au lieu d’avancer, le public se manifeste. Et il ne célèbre pas de la même manière un centre dans la surface ou une passe dans la surface. C’est la manière dont le joueur, ou l’équipe, se lie au public.

Propos retranscrits par Pierre Boisson
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