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Mangane : « Je voulais terminer en France »

Le colosse sénégalais ne s’imaginait pas ne pas revenir en France, après quelques années d’exil en Arabie saoudite, en Angleterre et en Turquie. Mais aujourd'hui, Kader Mangane (34 ans) est l'un des cadres de Thierry Laurey, qu’il avait connu au GFC Ajaccio en 2015, l’année de son retour dans l’Hexagone. Et l'un de ceux sur qui Strasbourg compte pour décrocher ce foutu maintien... Entretien.

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Strasbourg-Troyes, c’est typiquement le genre de match sur lequel vous êtes attendu...
Complètement. On va affronter un adversaire dans la course au maintien. C’est face à des équipes comme Troyes, comme Toulouse bientôt, qu’il faut prendre un maximum de points. Cela ne veut pas dire qu’on ne va pas chercher à en prendre quand on affrontera le PSG ou Monaco, et qu’on ne voudra pas proposer quelque chose au Parc des Princes dans une semaine. Mais il est évident que ce match face à Troyes, on ne doit pas le rater.

Oui, d’autant plus que ce n’est pas la joie côté résultats ces derniers temps, avec cinq défaites sur les six derniers matchs.
C’est vrai que nous traversons une période délicate. Comme toutes les équipes, d’ailleurs, à part le PSG. Toutes les formations de Ligue 1 ont connu, connaissent ou vont connaître un passage à vide.
« Il nous arrive de mal débuter, comme face à Bordeaux, ou de mal finir, comme à Lille. On a des absences qui nous coûtent cher. »
Actuellement, c’est nous. On a moins de réussite, on fait moins bien les choses, on fait des erreurs qui font mal. Moi, par exemple, la semaine dernière contre Bordeaux (0-2) : je fais une connerie en tout début de match, Sankharé marque et derrière, c’est difficile de revenir. D’autant plus que Bordeaux revient en forme. Déjà, à Lille (1-2), on prend un but évitable dans les dernières secondes, alors que nous avions fait les efforts pour égaliser. C’est dommage...

Malgré tout, Strasbourg a montré des choses intéressantes lors des défaites, notamment à Marseille ou à Lille. Cela vous rend optimiste ?
Oui, car les contenus ne sont pas mauvais. Il nous arrive de mal débuter, comme face à Bordeaux, ou de mal finir, comme à Lille. On a des absences qui nous coûtent cher. Même à Marseille, on tient pendant 80 minutes face à une équipe qui marche très fort. On ne doit pas oublier aussi notre succès contre Dijon (3-2), même si, après avoir vite mené 2-0, le DFCO était revenu à 2-2. On doit montrer plus de solidarité à certains moments. Chez nous, le collectif est essentiel. Sans cela, on ne peut pas y arriver. En ce moment, il y a un peu de fatigue. Et puis, n’oubliez pas que certains de nos joueurs découvrent la Ligue 1...

Strasbourg a la réputation de plutôt bien jouer. Le Racing s’en sortira-t-il par le jeu ?
Je le pense. Le coach veut qu’on produise du jeu et cela nous va très bien. On prend du plaisir sur le terrain, et je suis convaincu que les équipes qui proposent quelque chose, qui pratiquent un football offensif, ont plus de chance de s’en sortir car elles ont de l’ambition. Mais il faut aussi bien défendre, jouer en équipe.
« Strasbourg, c’est une vraie ville de foot. Ça sent le foot, il y a un attachement des Alsaciens pour le Racing. »
C’est un tout. Alors, il faut se poser la bonne question : faut-il bien jouer, mais ne pas prendre de points, ou jouer un peu moins bien, mais gagner ou au moins ne pas perdre ? Si, parfois, il faut être moins intéressant à voir jouer pour gagner les matchs qu’il faut pour se maintenir, je pense que le choix sera facile à faire.

Strasbourg a beau être un promu, l’identité du club en fait un cas à part. Est-ce perceptible au quotidien ?
Oui. Strasbourg, c’est une vraie ville de foot. Ça sent le foot, il y a un attachement des Alsaciens pour le Racing. Le club a une histoire, il a été champion de France en 1979, il a gagné la Coupe de France (1951, 1966, 2001), la Coupe de la Ligue (1997, 2005), il y a eu de grands joueurs... Les Strasbourgeois attendaient depuis presque dix ans le retour du club en Ligue 1. Ils ont connu des moments difficiles, alors, évidemment, ils sont un peu impatients. C’est normal, d’ailleurs. Parfois, on entend dire qu’on devrait jouer non pas le maintien, mais plutôt au-dessus de la dixième place...


C’est un peu prématuré, non ?
Bien sûr ! Strasbourg revient de loin, il était en CFA 2 il y a cinq ans ! Aujourd’hui, on ne peut viser qu’une seule chose, c’est le maintien ! Le staff, les joueurs, la direction, tout le monde est d’accord sur ce point. Maintenons-nous, et ensuite, quand on sera un peu plus installé en L1, il y aura sans doute d’autres ambitions. Mais je comprends que des supporters soient impatients. Ils sont passionnés, ils aiment tellement le Racing. C’est vraiment une ville de foot. C’est agréable et motivant. Il n’y a qu’à voir l’ambiance à la Meinau...



Vous êtes revenu en France en juillet 2015, au GFC Ajaccio, après plusieurs saisons passées à l’étranger. C’était un souhait ?
Je voulais revenir en Ligue 1. J’ai pu le faire au GFC Ajaccio, où j’ai rencontré Thierry Laurey. Je n’ai pas commencé ma carrière professionnelle en France, mais en Suisse, à Neuchâtel Xamax, dont je garde un excellent souvenir. En France, j’ai franchi un cap supplémentaire.
« Je n’ai joué que deux matchs avec Sunderland... C’est un regret de ne pas avoir davantage goûté à la Premier League. »
À Lens d’abord, en 2007-2008, puis à Rennes, où j’ai passé quatre très belles années. J’ai beaucoup progressé lors de mon passage dans ce club. On m’a fait confiance, on m’a confié le brassard de capitaine, j’ai beaucoup joué, côtoyé de très bons joueurs. J’ai joué plusieurs matchs européens. Mon vrai regret, c’est de ne pas avoir remporté la Coupe de France en 2009 face à Guingamp (1-2), même si je n’avais pas disputé la finale.


Un peu à la surprise générale, vous aviez quitté Rennes pour Al-Hilal, en Arabie saoudite, à l’été 2012.
J’avais envie de découvrir autre chose. On m’a fait une belle proposition, je l’ai acceptée. Al Hilal est un grand club, j’ai découvert un autre pays, une autre culture. Je ne suis pas resté très longtemps, puisque au bout de six mois, j’ai été prêté à Sunderland.

Une expérience pas vraiment concluante, d’ailleurs...
Je n’ai joué que deux matchs... C’est un peu un regret de ne pas avoir davantage goûté à la Premier League, c’est vrai. C’étaient les choix des deux entraîneurs que j’ai eus (Martin O’Neill puis Paolo Di Canio, ndlr). Sportivement, cela aurait pu mieux se passer. Mais on apprend d’autres choses. J’étais habitué à jouer davantage. Là, j’ai dû gérer le manque de temps de jeu, alors que je faisais le maximum à l’entraînement. C’est enrichissant humainement, même si on préfère être sur le terrain. Il faut toujours ressortir des choses positives. En Turquie, à Erciyesspor, j’ai beaucoup joué la première saison, moins la seconde. C’est pourquoi j’ai pensé que c’était le moment de revenir en France. J’ai pu signer à Ajaccio, mais on a été relégué.

En juillet 2016, vous aviez été proche de vous engager à Dijon, promu en Ligue 1. C'est exact ?
C’est vrai. Il y a eu des contacts, mais ils n’avaient finalement pas pu aboutir. J’aurais aimé continuer en L1, mais finalement, Strasbourg m’a contacté et j’ai accepté, car non seulement j’allais retrouver Thierry Laurey, mais aussi participer au projet du club. On a vécu une saison fantastique avec cette montée, et moi, je pense qu’on va se maintenir. On en a le potentiel.



Propos recueillis par Alexis Billebault
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