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Manchester United tient son Mata d'or

C'est le plus beau coup de ce mercato hivernal. Pour un transfert record, Manchester United s'est offert Juan Mata, le meilleur joueur de Chelsea ces deux dernières saisons. Mais cette arrivée clinquante, qui donne au passage plus de crédit à David Moyes, ne résoudra pas tous les problèmes actuels. Elle n'est que la première pierre posée d'un futur édifice tourné vers le succès.

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David Moyes a décidé de sortir de sa torpeur et de réaliser le plus beau coup sur le marché hivernal des transferts. Contre 47 millions d’euros, soit un record dans l’histoire de Manchester United, le technicien écossais a arraché l’un des diamants les plus rutilants d’Angleterre : Juan Mata. Après une douloureuse élimination en League Cup face à Sunderland, le 22 janvier dernier, « The Chosen One » ne cachait pas sa réticence à l’idée de pouvoir recruter des poids lourds en janvier. « Je comprends que les supporters soient impatients de nous voir changer l’équipe avec de nouveaux visages, mais janvier est un mois difficile pour faire signer des joueurs » , confiait-il, visiblement défaitiste. Après la signature de l'international espagnol, ses doutes ont laissé place à une formule lapidaire plus enjouée : « Ce n’est que le commencement » d’un nouveau chapitre. Ça tombe bien, c’est aussi le cas de sa nouvelle recrue.

Boudé par Mourinho

Retrouver, toutefois, Juan Manuel Mata sous le maillot de Manchester United a tout d’une hérésie pour les supporters de Chelsea. D’une part car il est le premier joueur des Blues à rejoindre les Red Devils depuis Ray Wilkins, en 1979. D’autre part parce que Mata s’était vu attribuer successivement la récompense de meilleur joueur du club ces deux dernières saisons. À juste titre qui plus est, tant son influence et son rendement se sont avérés déterminants. Mais expliquer les raisons de ce départ revient forcément à évoquer le retour en grande pompe de José Mourinho sur le banc londonien. Entre les deux hommes, les relations étaient fraîches. Deux visions, deux expressions du ballon rond difficilement conciliables. Quand l’ex-milieu de Valence affectionne le jeu tourné vers l'avant et compense son laxisme défensif par un impact décisif hors pair, le « Happy One » impose, lui, un football froid de logique où l’équilibre du bloc équipe passe d’abord par le repli défensif de ses acteurs offensifs. Des exigences auxquelles Mata n’a pas été en mesure – ou n’a pas eu l’occasion – de répondre durant six mois.

Fin septembre, le Portugais pointait publiquement les lacunes de son joueur au micro de Sky Sports : «  Juan doit apprendre à jouer comme je souhaite le voir jouer. Il doit se montrer plus solide et davantage concerné par la perte du ballon. Ce n’est pas de sa faute, c’est juste une conséquence de sa façon de jouer ces deux dernières années.  » Conséquence qui s’est avérée un écueil trop important afin d’inclure le magicien espagnol dans le XI du Mou. Talisman intouchable sous Villas-Boas, Di Matteo et Benítez, Mata s’est retrouvé cantonné au statut de remplaçant derrière Oscar, Willian qui s’est progressivement révélé, voire Schürrle parfois. Tous présentant davantage de garanties défensives que lui. Un traitement qui a fini par avoir raison du joueur, excédé après sa sortie en cours de match contre Southampton, le 1er janvier dernier. Face à l’ampleur de la situation, Mourinho, fort d’excellents résultats avec les Blues, n’a pas hésité à le lâcher à Manchester United, écarté de la course au titre. « C’est difficile pour moi de ne pas faire jouer Juan, a-t-il confié à l’annonce du départ de l’Espagnol. J'ai décidé de faire d'Oscar mon numéro 10 et je vais construire l’équipe autour de lui. Et c’est dur pour lui d’accepter la situation car c’est un joueur qui a un certain statut (…). Au regard de la stabilité actuelle de l’équipe avec Oscar, Willian et Hazard, il a décidé de partir. Il a essayé de trouver la meilleure option pour lui et choisi Manchester United, ce qui est compréhensible. »

Un casse-tête de riche pour Moyes

Arrivée en hélicoptère digne de Samuel Eto’o à Carrington, costume bien cintré, large sourire affiché aux côtés de David Moyes et embrassades amicales avec David de Gea, Juan Mata a plus que soigné son entrée à Manchester United. Après avoir braqué Robin van Persie à l’été 2012, le meilleur joueur d’Arsenal à l’époque, ils se sont offert le « clutch player » de Chelsea sans aucun d’état d’âme. Une venue qui s’accompagne de plusieurs objectifs éminemment importants pour le champion en titre. Rassurer les supporters et prouver avec cette recrue majeure que l’ère post-Ferguson n’est pas le début de la fin (la probable prolongation de Rooney va aussi dans ce sens), redonner de la créativité à une formation empruntée et, surtout, décrocher la quatrième place en championnat, synonyme de barrages pour la Champions League. « Je veux construire une équipe qui pratique un jeu spectaculaire. Cela a toujours été mon objectif, je ne sais rien faire d’autre. Je veux gagner et faire plaisir aux supporters, car je n’y suis pas parvenu assez souvent jusqu’ici » , a reconnu Moyes lors de présentation de son nouveau jouet. Du spectacle, Old Trafford en attend impatiemment depuis le début de la saison. Et tout laisse à croire que Mata sera de ceux qui redonneront de la joie à un Théâtre des Rêves encore convalescent.


L’arrivée du milieu de 25 piges - qui ne pourra pas disputer la C1 avec sa nouvelle équipe en raison de sa participation avec Chelsea cette saison - a en effet apporté un vent d’optimisme à United que l’on croyait définitivement enfoui. Avec Mata sous le coude, David Moyes pourra certainement aligner la ligne d’attaque la plus bandante de Premier League avec Rooney et Van Persie, à laquelle il faut ajouter la pépite Januzaj. Il aura aussi l’opportunité de déroger au 4-4-2 si cher à Alex Ferguson grâce au profil de sa nouvelle recrue. « Je pense pouvoir évoluer aux trois postes derrière l’attaquant de pointe. Quand je suis arrivé à Chelsea, je jouais à gauche, cette saison j’ai plutôt joué côté droit. Et la saison dernière, qui était peut-être la meilleure de ma carrière, je jouais derrière l’attaquant. Mais peu importe, tant que je joue » , a rappelé le néo-Mancunien au micro de MUTV lors de sa présentation.

Car les Red Devils présentent un potentiel offensif susceptible de faire d’importants dégâts à l’avenir (Mata, Rooney, RVP, Kagawa, Januzaj, Valencia, Nani, Welbeck et Chicharito), même s’il faudra veiller à la cohésion et que certains départs seront sans doute inéluctables cet été. Le pied gauche magique de Mata (31 pions et 57 passes décisives en deux ans et demi avec les Blues) ne résoudra cependant pas les nombreux maux de Manchester. Avec une défense brinquebalante et un milieu de terrain à bout de souffle, l’équilibre à trouver avec cette attaque de feu reste le principal chantier du club. Un vrai casse-tête de riche en perspective. Pressenti pour prendre le 7, numéro ô combien prestigieux auparavant porté par le Best, Robson, Cantona, Beckham ou Ronaldo, Juan Mata est appelé à scintiller dès que possible. Pour ramener Manchester United à une place qu'il s'est juré de ne jamais quitter : les sommets.

Par Romain Duchâteau
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