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  2. // Manchester/Chelsea (2-1)

Manchester, la leçon de géométrie

Les Red Devils ont plié Chelsea notamment grâce à leur faculté à bien utiliser toutes les zones de jeu. Tout ce dont les Blues ont été incapables de faire.

« Avec José Mourinho, nous sommes très amis, mais je suis en bonne santé, et je n'ai pas l'intention de lui laisser la place tout de suite. Il lui faudra être très patient » . Sir Alex Ferguson était d'humeur badine à la sortie du quart de finale face à Chelsea quand on lui rapportait les envies du Special One de lui succéder un jour à la tête de Manchester United. Il faut dire que le « vieux » (69 ans) se porte à merveille, merci pour lui. Et la leçon tactique qu'il a infligée à une référence comme Carlo Ancelotti, qui l'avait pourtant toujours dominé jusque-là, prouve que l'Ecossais n'est absolument pas décidé à se laisser vivre sur sa gloire passée mais qu'il est encore bel et bien animé par une envie de conquérir d'autres trophées majeurs. Et il faut bien le reconnaître, le plan de jeu proposé par United sur cette double confrontation face aux Blues (1-0 ; 2-1) démontre que Fergie a encore bien des tours dans sa besace. En s'appuyant sur quelques fondamentaux pleins de bon sens, comme l'utilisation de toutes les zones d'un terrain de foot. C'est tout con mais très efficace. Diablement efficace...

Faire beau sans faire comme le Barça

Pour cela, on peut reprendre le premier but inscrit par Wayne Rooney au match aller. Un premier déplacement de la gonfle vers l'aile droite avant un renversement de jeu rapide signé Michael Carrick (de nouveau à son niveau de 2009) vers le flanc gauche pour le départ de l'éternel Ryan Giggs et son service aux petits oignons pour le plat du pied petit filet de Rooney. Bien sûr, pour réaliser cette action d'une pureté absolue, qui prouve au passage à tous les tenants de l'église Barça que l'on peut faire beau sans avoir obligatoirement recours à deux cents passes sur cinq minutes avant de frapper, Manchester s'est appuyé sur ses talents individuels : le jeu long impeccable de Carrick, la science du déplacement de Giggs, sa qualité de contrôle et de passe, la science du placement de Rooney et sa précision de frappe. Car on peut essayer de faire la même action avec Kaboré, Rémy et Gignac mais là, d'un seul coup, on navigue en pleine hypothèse.

Mais pour réaliser cette séquence, en plus d'une qualité intrinsèque world class, il faut une idée directrice comme celle qui anime Manchester United depuis la nuit des temps et que Ferguson a toujours su perpétuer : le foot se joue sur toute la largeur. Mais pas de façon neutre, hein. Car pour que le plan fonctionne, il faut que le changement d'aile marque un changement de rythme. En face, quand Chelsea s'est essayé (rarement) à cet exercice, il l'a fait par défaut. Comprenez sous la pression d'un pressing autour un Blue qui n'a d'autre solution que de chercher de l'oxygène en écartant, une sorte de geste défensif qui ne dit pas son nom, en fait. C'est tout le paradoxe entre une équipe qui avait l'air de subir même en ayant la balle et une autre qui avait l'air de préparer ses attaques même sans avoir le ballon.

Rooney, le footballeur total


L'autre leçon qu'aura administrée Ferguson à Carlo Ancelotti, c'est celle de l'espace vide. Quand l'Italien a voulu jouer au plus malin en alignant deux pointes au match aller, le manager des Red Devils lui a répondu du tac-au-tac en lui rappelant ce que sont les basiques d'un 4-4-2 en bonne et due forme, une tradition ancienne à MU. Il faut bien entendu deux attaquants complémentaires (sur ce plan l'association Drogba-Torres relevait déjà du suicide) mais surtout que l'un des deux décroche pour occuper ce fameux « carré » invisible entre les deux milieux axiaux et le duo d'attaque. Dans cet exercice, Rooney est ce qui se fait de mieux au monde. « Tactiquement, il pose des problèmes terribles à l'équipe adverse, avec sa faculté à aller entre les lignes » , explique Franck Queudrue, rompu aux joutes de Premier League face au phénomène anglais.

Alors que Drogba et Torres se disputaient la boîte, Rooney, lui, a laissé la surface à ce rôdeur de Chicharito. Parfois pour mieux y revenir comme sur son but à Stamford Bridge. Parfois pour orchestrer le jeu comme sur le premier but à Old Trafford : décrochage, transversale soignée pour Giggs, sa combinaison avec Carrick et son centre à ras pour Chicharito. « On considère que Rooney est un avant-centre car il en a les stats (dix buts depuis janvier) mais ça fait longtemps qu'il a dépassé cette simple fonction et qu'il joue désormais meneur » , rappelait justement Guy Roux il y a quelques jours sur le plateau des « Spécialistes Europe » . En effet, quel autre attaquant au monde réaliserait en une seule partie seize transversales (16 !) ? Absolument aucun. Le bougre peut d'autant mieux semer la zizanie qu'il évolue avec un maestro : Ryan Giggs of course. A gauche pour délivrer son premier caviar à Londres, à droite pour offrir le second à Chicharito, plein axe pour donner le troisième à Park. Giggs, le meilleur ailier gauche de tous les temps, désormais dans toutes les zones selon les besoins. Giggs, le symbole absolu de ce Manchester à géométrie variable mais à efficacité constante.

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