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Man United, la dernière quête du roi Zlatan

C’est son dernier défi. Sa dernière épopée sur le Vieux Continent. À trente-quatre ans, Zlatan Ibrahimović s’apprête à découvrir la Premier League. Première recrue de renom de José Mourinho à Manchester United, le Suédois aura la lourde tâche de redonner de l’élan à un club ébranlé depuis trois ans.

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À Manchester United, le pouvoir est un bien exclusif qui ne s’achète pas. Il se conquiert grâce à l’art et la manière de ceux prêts à écrire l’histoire. Le dernier monarque à l’avoir fait a acquis le statut de « Sa Majesté » . C’était il y a trois ans. Par sa grâce naturelle et la volupté de son pied gauche, Robin van Persie hissait les Red Devils pour la vingtième fois de leur histoire sur le toit du Royaume avec vingt-six caramels claqués. Le temps l’a maintes et maintes fois prouvé. Quand United règne sans partage, c’est généralement parce qu’il compte un top-scorer de choix dans ses rangs. Le Néerlandais aujourd’hui à Fenerbahçe est ainsi le dernier chef de file d’une longue liste émérite (Berbatov en 2011, Ronaldo en 2008, Van Nistelrooy en 2003, Yorke en 1999). Conscient de cette donnée non négligeable, José Mourinho a frappé un grand coup sur le marché des transferts. Après sa première recrue Éric Bailly, le manager portugais a fait appel à un souverain suédois à la renommée internationale. Un certain Zlatan Ibrahimović.

Ogre insatiable sur la scène domestique


L’enfant turbulent de Malmö, qui s’est engagé pour une année (plus une autre en option), n’a pas encore mis un pied sous la grisaille de Manchester qu’il a déjà été comblé de prévenance sans pareille. Alors qu’il se situe au crépuscule d’un parcours étoilé et qu’il affiche trente-quatre piges, Zlatan va pourtant recevoir un salaire faramineux d’après le Guardian. 280 000 euros par semaine, soit 1,125 million d’euros par mois et 13,5 par an. C’est le prix à cracher pour s’attacher les services de l’un des attaquants les plus prolifiques sur la scène européenne depuis plus de quinze ans. Car derrière sa posture altière, son regard impavide et son arrogance assumée, Ibrahimović dégage une constante implacable : son efficacité. Au gré de ses pérégrinations européennes qui l’ont mené aux Pays-Bas (Ajax), en Italie (Juve, Inter Milan et AC Milan), en Espagne (FC Barcelone) et en France (PSG), l’international suédois a toujours fait trembler les filets. Capocannoniere avec les Nerazzurri deux saisons d’affilée (2008, 2009) et une fois avec les Rossoneri (2012), il a atteint sa plénitude sous le maillot parisien. Durant quatre années dans l’Hexagone, le Z a squatté à trois reprises le trône de meilleur buteur de Ligue 1 tout en entrant dans l’histoire du club de la capitale (meilleur buteur de l’histoire avec 156 pions et record de buts sur une saison de Bianchi battu).


Surtout, outre ses statistiques (minimum 14 buts par saison en championnat depuis 2011), le géant scandinave offre quasiment la garantie à son club de soulever un titre chaque année. Une sorte de porte-bonheur qui se traduit depuis 2002 par treize championnats remportés (en comptant les deux Scudetti de la Juve), sans occulter aussi les quatorze coupes ramassées au passage. Et c’est justement tout ce dont a besoin United : revenir au premier plan sur la scène domestique. Si Zlatan s’est érigé comme la tête de gondole du nouveau PSG et a donné du crédit au projet des Qataris, l’objectif diffère totalement chez les Red Devils. Il faut redonner de l’élan à une institution en péril et aux fondations devenues brinquebalantes. « Je préfère oublier les trois dernières années et me concentrer sur l’histoire, sur l’immense club que j’ai entre mes mains désormais » , martelait d’ailleurs Mourinho lors de son intronisation à MUTV. La venue du Portugais marque ainsi une rupture après les mandats ratés de Moyes et Van Gaal. Elle répond à une exigence immédiate de résultats pour un club qui, délesté de Ligue des champions la saison prochaine, aura toute latitude sur la Premier League. Le recrutement d’Ibrahimović, lui, doit ranimer ponctuellement une attaque mancunienne dépourvue de certitudes. Avec le départ de Van Persie en 2015, l’échec Falcao et le déclin de Rooney au poste d’attaquant, la tâche qui incombe à l’ex-Parisien sera de taille.

Le Mou et le Z, lune de miel prolongée


En dépit de l’âge avancé de l’attaquant, le « Special One » n’a donc pas raté l’opportunité d’enrôler un joueur qu’il connaît bien. Au cours de leur unique exercice ensemble (2008-2009), les deux hommes n’ont pas seulement dominé l’Italie avec l’Inter Milan. Ils ont également noué une confiance et une estime réciproques que le temps n’a pas altéré. « Il voulait ma loyauté, je l’ai tout de suite aimé, confie Zlatan dans son autobiographie parue en 2011. On s’est bien entendu et on se comprenait mutuellement. J’étais prêt à mourir pour lui. Mon seul regret est que nous n'avons été ensemble qu’une année. La première fois qu’il a rencontré ma femme Helena, il lui a murmuré : "Helena, vous avez une seule mission : nourrir Zlatan, le laisser dormir et le rendre heureux." » Invité récemment à préciser les contours de sa pensée à propos du technicien au micro de la BBC, le bougre a tenu le même discours élogieux : « Il était incroyable. Il m’a permis de sortir des choses en moi qu’aucun coach n’avait fait avant. Quand je jouais, je me sentais comme Terminator. J’étais si confiant sous sa houlette. Avant, j’étais un chat et je suis devenu un lion avec lui. »


Dans la bouche de Mourinho, les mots se veulent presque similaires. « Un joueur qui m’a donné autant qu’Ibra sera toujours dans mon cœur, assurait l’ex-coach des Blues il y a quelques années. Il est très spécial, l’un des meilleurs attaquants au monde. » C’est pour ça que le Suédois a été choisi. Pour être un relais et un leader privilégié au sein d’une équipe qui va amorcer une énième période de transition et appréhender les principes d’un nouvel entraîneur. Pour encadrer, aussi, une jeune garde mancunienne pleine de promesses emmenée par Martial et Rashford. À Paris, son expérience et sa culture de la gagne ont élevé le club aux hauteurs espérées tout en enrichissant les plus jeunes : « À l’entraînement, lors des oppositions, il ne voulait prendre que les jeunes avec lui. Et se frotter aux titulaires, soufflait récemment un ancien proche du vestiaire parisien. Il avait cette envie de gagner. Moralité, son équipe gagnait systématiquement. » Il suffisait de surcroît pour s’en convaincre de voir les larmes de Marco Verratti, pris sous son aile par Zlatan, lors du discours d’adieu de son partenaire au Parc des Princes. « À bien des égards, Ibrahimović est la recrue parfaite pour United à ce moment précis, avançait il y a peu René Meulensteen, ex-adjoint d’Alex Ferguson. Ils ont de jeunes joueurs et c’est un leader, un gagnant. Il apportera beaucoup au club et le remettra sur la voie du succès. »

Le dernier Royaume à dompter


Sauf que voir le colosse fouler les pelouses en Angleterre aurait pu ne jamais arriver. Car, longtemps, Zlatan a regardé la Premier League avec dédain. Du temps de ses premiers émois à Malmö, où son arrogance le précédait déjà, il avait confié sans ambages devant la caméra de deux journalistes, qui ont depuis retracé les débuts de son parcours à travers le documentaire Becoming Zlatan, ce qui lui inspirait le championnat anglais : « C’est de la merde. » Un mépris appuyé plus tard quand, à dix-huit ans, il refuse de rallier Arsenal après qu’Arsène Wenger lui a demandé d’effectuer un essai avec les Gunners en 2000. « Pas question. Zlatan ne passe pas de test » , lâchera-t-il en guise de réponse. Le pays de Sa Majesté, tout aussi nombriliste que lui, ne l’a alors jamais grandement considéré malgré ses faits d’armes accomplis ailleurs en Europe. Un rendez-vous manqué que regrettait d’ailleurs José Mourinho : « Je pense qu’il serait dommage pour lui, à la fin de sa carrière, de voir qu’il a évolué dans les pays les plus importants dans le monde du football et remporté une flopée de titres, mais qu’il n’a pas joué dans le meilleur championnat du monde. » Une anomalie maintenant rectifiée grâce à ce dernier. Avec le temps, le Z s’est adouci. Sans pour autant être repu de trophées.


En mars dernier, alors que certains l’envoyaient en pré-retraite vers des destinations exotiques, il continuait de clamer ses ambitions. « Les gens disent que je suis vieux, je ne fais que m’échauffer, affirmait-il d’une conviction inébranlable. Je ne crois pas que c’est la fin de ma carrière. L’âge est juste un chiffre. Je me sens jeune, très jeune. » Sa dernière campagne – la plus aboutie de sa carrière avec 50 pions inscrits toutes compétitions confondues – a été un élément de réponse plus que probant. Et le meilleur buteur de l'histoire de la sélection suédoise aura l’occasion de le prouver dans un championnat où l’acclimatation peut s’avérer compliquée et où les défenseurs ne se montreront pas aussi complaisants qu’en Ligue 1. Peter Schmeichel, ancien portier emblématique de United, ne peut toutefois envisager autre chose qu’un mariage réussi : « United a besoin de joueurs qui soient des sources d’inspiration, qui peuvent se sublimer seuls. On avait Cantona dans les 90’s. Beaucoup de choses ne seraient pas arrivées ces années-là sans lui. C’est désormais l’heure d’avoir des joueurs comme lui. Zlatan est le gars idéal pour ça. (…) Je l’ai déjà dit auparavant, il était né pour jouer à United. » Anonyme lors de son arrivée chez les Red Devils, Éric Cantona est reparti avec le titre éternel de « King » . Zlatan Ibrahimović, lui, arrive déjà avec un rang prestigieux. Reste désormais à savoir avec quel statut il va quitter le Théâtre des Rêves.

Par Romain Duchâteau
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