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Mamadou Sakho, le Steven Gerrard du PSG, vraiment ?

« C’est un enfant du club, comme Steven Gerrard à Liverpool, des joueurs qu’on imagine difficilement porter un autre maillot. Je suis un peu surpris de voir qu’il veut partir. J’ai eu une discussion avec lui. Ma position est très claire et il la connaît : on veut le garder et on fera tout pour cela. » Du verbatim de Nasser Al-Khelaïfi dans L'Équipe du jour. Ou quand comparaison n'est pas raison.

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Oui, parce que Sakho est un titi parisien

Saint-Valentin 2007. La veille, Mamadou Sakho vient de fêter ses 17 ans. Il dispute alors son premier match pour son club formateur, le PSG. En plus, il est titulaire sur le côté gauche de la défense. La scène se joue à Athènes, dans le bouillant Stade olympique. C’est là qu’il joue le premier de ses 207 matchs disputés avec la liquette parisienne. Hasard ou pas, pour son dépucelage, l’histoire retient que le virage des fans de l’AEK - très amis avec les types du CU84 marseillais - sort sa plus belle prose avec une banderole « 14 février le jour de l’Amour, Paris, ce soir on t’encule » . De ce match complètement improbable (victoire parisienne 2 à 0 avec des buts de Sammy Traoré et Bernard Mendy, du gauche et en lucarne), Mamadou se souvient de tout.
À ce moment-là, Sakho ne se doute pas que six ans plus tard, pour ce qui reste encore à l’heure actuelle son dernier match au PSG, il jouera gardien de but. C’était en mai dernier, à Lorient. Le Crom expulsé, le Français s’essaye alors aux bois. Pour le fun. À cette époque, Sakho souriait. Il était champion de France. Il kiffait et filmait tout. Tout le temps. Parce que l’enfant du quartier de la Goutte d’Or était devenu champion dans son club formateur. Un truc unique. Mythique. Mamad’ souriait. Souriait. Et souriait. Sakho aime le PSG et le PSG aime Sakho. Jamais un joueur du club n’avait été à ce point aimé. C’est parfois gênant, mais c’est comme ça. Mais les temps ont changé et la vie parisienne de Sakho se conjugue désormais au passé. Un temps que l’on aurait aimé ne jamais employer. Pas avec lui. Pas comme ça. Pas maintenant.

Non, parce que Steven Gerrard, lui, était un crack

Steevie, lui, était un top player. Titulaire indiscutable dans son club et en équipe d’Angleterre. Un mec capable de braquer un Ballon d’or. Gerrard faisait l’unanimité sur le pré et sur les pistes de danse. Pas besoin de presse interposée ou de bouderies, Gerrard était dans le onze parce que c’était le meilleur. Point. Ce qui est bien loin d’être le cas de Sakho. Dès lors, pourquoi cette sortie, Nasser ? Comment croire Nasser qui avance, encore et encore, vouloir à tout prix garder Sakho quand, dans le même temps, le club achète Alex, Thiago Silva et Marquinhos ? Pis, quel est le message envoyé au joueur quand celui-ci se retrouve en tribunes contre Nantes ? Bizarre. Alors oui, Sakho jouit d’une protection que lui confère son statut d’enfant du club. Sans ce bagage sentimental, le cas serait réglé depuis bien longtemps. Mais c’est justement cet argument affectif qui fait de Mamadou Sakho un joueur à part. On pourra toujours refaire l’histoire de Sakho à Paris en se servant des paroles de Thiago Silva, qui préfère adouber Alex plutôt que le Français en partenaire de jeu, mais les faits sont là. Mamadou n’était pas fait, intrinsèquement, pour ce nouveau PSG. Imparfait dans son jeu, maladroit dans ses déclarations et ses revendications, Sakho était finalement trop parisien pour le PSG. Et surtout pas assez irréprochable sportivement. Et comme le public parisien est versatile, il a déjà remplacé Sakho par d’autres chouchous du coin. Coman, Ongenda, Rabiot ou Maignan. C’est comme ça. C’est toujours comme ça. Sakho veut quitter Paris pour se rapprocher des Bleus. À Paris, il ne joue plus. Ailleurs, il jouera. A priori. Sera-t-il pour autant devant Koscielny, Varane et Abidal en équipe de France ? Pas certain. Peu importe, l’homme jouera au football. Ailleurs. C’est oublier l’essentiel à propos de Steven Gerrard. L’Anglais n’a jamais abandonné le navire des Reds. Même quand les siens traînaient leur spleen dans le milieu de tableau. À une semaine de la fin du mercato, Sakho est toujours parisien. Quand on connaît l’ADN du club francilien, on se dit que tout est possible. Tout. On parle même d’un transfert à Liverpool. Chez Steven Gerrard.

Non, parce que le PSG ne sait pas aimer ses enfants

Nasser a beau dire ce qu'il veut, être historique dans la capitale, c’est tout sauf un atout. Au contraire. Charles Biétry s’était déjà amusé à couper la tête des historiques lors de son putsch de 1998 (Le Guen, Lama, Guérin, Fournier, etc), Robin Leproux a mis 13 000 autres historiques en dehors des deux virages et Clément Chantôme vient de partir, en douce, vers Toulouse. Sale série… Alors évoquer Mamadou Sakho et le PSG, c’est évoquer une blessure. Forcément. Les suiveurs parisiens ont tous rêvé d’un destin à la Paolo Maldini pour le titi parisien. Un Sakho ad vitam aeternam au PSG, ça avait de la gueule sur le papier. Certains le voyaient déjà décapiter le record de Jean-Marc Pilorget, toujours numéro 1 dans les charts de Paname (435 matchs entre 1975 et 1989). Sakho est parti pour s’arrêter à mi-chemin. Mi-chemin, c’est un peu là où se sont arrêtées nos larmes. Aujourd’hui, le gaucher pourrait partir via une porte dérobée. C’est typiquement parisien, de ne pas savoir dire au revoir. Surtout à ceux qu’on a terriblement aimés. George Weah et son chemin de croix celtiques, Raï et la défaite lors de son ultime rencontre au Parc des Princes ou Ronnie qui s’envole seul dans la nuit, Paris aura raté tous ses adieux. Tous. Surtout celui de l’autre pépite maison : Nicolas Anelka. Nico, Sakho, bonnet blanc et blanc bonnet. Deux mômes que l’ont disaient au-dessus de tout, très tôt. Deux jeunes hommes que le PSG n’a pas su aimer. Deux joueurs qui n’ont pas su faire ce qu’il fallait, quand il le fallait.

Par Mathieu Faure
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