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Malcuit prêt à être bleu

Ce soir, à Andorre-la-Vieille, Didier Deschamps devra choisir entre Benjamin Pavard ou Léo Dubois, pour contenir les assauts des locaux. Parce qu'il a décidé d'ignorer le meilleur latéral droit du moment : Kévin Malcuit. Mais pour combien de temps encore ?

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Négocier la dernière semaine de cours n'est jamais un exercice facile pour un prof principal, les élèves ayant plus la tête aux vacances qu'à bien finir leur année scolaire. Et celle que les Bleus sont en train de boucler ne déroge pas à la règle. Surtout que le groupe convoqué par Didier Deschamps se voit priver d'une semaine de vacances, par rapport à ses petits camarades exclus de l'élite internationale. Et ici, il n'est nullement question de se pointer en classe avec sa boîte de jeu La bonne paye ou son Pictionary, histoire de passer ces derniers jours d'école dans une ambiance décontractée. Non. Car cette dernière semaine de rencontres internationales n'est pas exempte d'examens. Après celui, raté dans les grandes largeurs, face à la Turquie, il faudra troquer ses crampons pour des claquettes sur une bonne note, au moment de quitter Andorre-la-Vieille, cette nuit. Pour parvenir à ses fins, Didier Deschamps a décidé d'armer le flanc droit de sa défense de deux munitions : Léo Dubois, le bizut lyonnais, et Benjamin Pavard, qui continue d'écrire un des contes de fées les plus surréalistes de l'histoire du sport.

Les limites de Pavard


À Konya, Benjamin Pavard a fêté sa 22e sélection en sombrant avec l'ensemble de ses partenaires. Sa présence sur le côté droit de la défense de l'équipe de France, devenue systématique depuis le début de la dernière Coupe du monde, ne surprend plus tant elle est désormais attendue. Mais elle interroge toujours. D'abord, parce que ce n'est pas son poste. Le garçon est défenseur central. C'est d'ailleurs là qu'il évolue en club. Mais surtout, parce que ses performances interrogent depuis un moment. À Stuttgart, tout juste relégué, il officie au sein d'une défense ayant encaissé 70 buts cette saison.


En sélection, ses limites sont apparues dès le match face à l'Argentine, durant lequel il écrit paradoxalement une des plus belles pages du foot français, en réalisant la demi-volée parfaite. Le plus haut niveau mondial s'avère encore trop élevé pour ce jeune apparu en sélection à la surprise générale, et c'est bien normal. Mais faute d'alternatives crédibles, c'est bien lui qui finira le tournoi, et conserve jusqu'aujourd'hui sa place de titulaire chez les Bleus. Pour expliquer sa présence quasiment automatique dans la classe de Deschamps, c'est bien souvent une pénurie d'arrières droits français qui est évoquée. Il n'y aurait « personne d'autre » . Pourtant, un spécialiste du poste y brille depuis plusieurs mois, et pas n'importe où : Kévin Malcuit.

Recruté par Bielsa puis Ancelotti


Ces deux dernières saisons, Kévin Malcuit a eu le bonheur d'être recruté par deux chasseurs de têtes de renom : Marcelo Bielsa à Lille, puis Carlo Ancelotti, qui l'a fait venir à Naples l'été dernier. Deux hommes qui savent plutôt bien évaluer les qualités d'un footballeur. Au Napoli, où il a d'abord dû batailler avec l'Albanais Elseid Hysaj pour une place dans le 11, il boucle sa première saison dans un costume de titulaire, au sein d'une formation qui a tranquillement assuré sa deuxième place à trois journées de la fin du championnat. Dans la capitale campanienne, malade de football, il est désormais chez lui. Via San Gregorio Armeno, dans le centre historique, perdues au milieu de statuettes en plâtre de Maradona, Salvini, Insigne, Mussolini, Koulibaly ou Ancelotti, se cachent quelques répliques du Franco-Marocain, reconnaissables à sa coiffure peroxydée. Ici, comme partout, il est un fait qui ne ment pas : Naples possède la 3e meilleure défense de Serie A, et son arrière droit est français. Ce seul élément devrait commander à Didier Deschamps de se pencher sur le cas de Kévin Malcuit.



Restaurant obligatoire


Si Kévin Malcuit n'a pour l'instant pas les faveurs du sélectionneur – qui l'a tout de même observé lors de sa saison lilloise –, difficile de croire que les raisons sont uniquement sportives. Car en effet, le jeune homme de (déjà) 27 ans a du mal à se défaire de la drôle de réputation qu'il traîne dans l'Hexagone. S'il a éclos si tard (il ne compte que trois saisons pleines à haut niveau, à Saint-Étienne, Lille et donc Naples), c'est parce que le sport de haut niveau a mis pas mal de temps à apprivoiser le zigoto. À Niort, où il évolue en 2014-2015, après une formation à Monaco et un passage de deux saisons à Fréjus-Saint-Raphaël (National), il se raconte qu'il serait arrivé que la maréchaussée le cueille à la sortie de l'entraînement, l'homme s'offrant le loisir de conduire sans permis. Ou que le club lui offrait régulièrement des repas au restaurant, histoire de le forcer à s'alimenter de façon équilibrée. Aujourd'hui, ces mauvaises habitudes semblent derrière lui, dans une ville qui se targue pourtant de proposer la meilleure Margherita du monde, et où le port du casque n'a rien d'obligatoire en deux roues. Afin que le conte de fées de Benjamin Pavard ne connaisse pas une fin qui ne verra personne vivre heureux, il serait aujourd'hui temps de faire appel au Napolitain. Car une viande bleue s’accommode aisément d'être mal cuite.

Par Mathias Edwards
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