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Mais qui va se tirer de Manchester United ?

Si la saison n’est pas encore arrivée à son terme, Manchester United se tourne déjà vers l’avenir. Largué en Premier League et en ballottage défavorable avant la réception d’Olympiakos en 8e de finale retour de C1 ce mercredi, le club anglais sait que son mercato estival sera agité, lui qui est d’ordinaire bien calme comparé à ses concurrents. Avec une supposée enveloppe de 150 millions d’euros à claquer, les Red Devils vont se faire plaisir mais aussi, surtout, dégraisser.

Quand il s’agit d’ouvrir sa gueule, Roy Keane ne se prive pas de le faire. Encore moins quand cela concerne Manchester United, club où il a été capitaine et l’une des figures emblématiques pendant plus d’une décennie. « Il faut six ou sept joueurs pour reconstruire le club » , avait-il lâché, le regard froid, à l’issue d’une improbable déconvenue contre l’Olympiakos (2-0, 25 février) qui prenait des airs de tragédie grecque. Ça tombe bien puisqu’on évoque outre-Manche une enveloppe de 150 millions d’euros allouée à David Moyes cet été pour remettre en selle une équipe en fin de cycle. « Je sais exactement la direction que je souhaite prendre. Nous avons de grands projets pour les années qui viennent » , rappelait encore l’Écossais il y a peu. Ce dernier aurait déjà quelques choix en tête pour la refonte de l’effectif, même si certains seront sans doute conditionnés par la place qu’occuperont les Red Devils en championnat à la fin de la saison. Revue de ces joueurs qui pourraient ne pas incarner le renouveau mancunien.

Les départs probables


Ashley Young (24 ans, milieu de terrain sous contrat jusqu’en juin 2016)
Valeur estimée : 14 millions d’euros


De joueur confirmé de Premier League à tricard, Ashley Young a vu son statut brusquement changer en Angleterre. La faute, en grande partie, à une fâcheuse habitude de se laisser tomber qui a fini par épuiser le faible crédit dont il bénéficiait à United. Recruté à l’été 2011 pour 19 millions d’euros, le milieu de terrain anglais était attendu pour sa qualité de passe, ce qu’il l’avait révélé avec Aston Villa. Il n’aura finalement brillé que par son irrégularité, ses plongeons et son incapacité à franchir un palier majeur. En trois saisons sous la tunique mancunienne, le joueur de vingt-huit ans affiche des statistiques faméliques : 65 matchs, 9 pions et 19 passes décisives toutes compétitions confondues. Bien trop peu au sein d’un club qui entend décrocher la couronne nationale chaque saison. Le temps est donc venu pour Young de foutre le camp. Et d’aller jouer les danseuses ailleurs.

Rio Ferdinand (35 ans, défenseur sous contrat jusqu’en juin 2014)
Valeur estimée : 1,5 million d’euros


Nemanja Vidić s’étant déjà engagé avec l’Inter Milan, son compère Rio Ferdinand devrait, lui aussi, s’envoler vers d’autres horizons. L’année dernière, le défenseur le plus cher de l’histoire outre-Manche avait sans doute signé son chant du cygne en revenant à un excellent niveau – il faisait partie de l’équipe type de la saison en Premier League. Cette saison constitue sans doute celle de trop. Éreinté par un corps vieillissant et lui aussi atteint par le départ de Sir Alex Ferguson, Rio est passé derrière Smalling dans la hiérarchie et passe le plus clair de son temps en tribunes. Du coup, le bougre de trente-cinq piges en profite pour tweeter les prestations de ses partenaires. Au calme, sans pression. Tout ce que la MLS, dont il serait friand, pourrait lui offrir. Après douze années passées à United et des trophées à n’en plus finir, Ferdinand a bien mérité une retraite pépère.

Patrice Évra (32 ans, latéral sous contrat jusqu’en juin 2014)
Valeur estimée : 7,5 millions d’euros.


Sir Alex Ferguson l’a toujours clamé haut et fort. Pour ses services rendus à Manchester United depuis son arrivée en 2006, Patrice Évra a été un « formidable soldat » . Mais si le soldat demeure toujours aussi fier, il s’est inexorablement affaibli ces dernières saisons en même temps que l’effritement de la charnière centrale formée par Vidić et Ferdinand. Si son apport offensif reste appréciable, son laxisme défensif est devenu trop criant ainsi que rédhibitoire. Conscient d’être à bout de souffle, le latéral tricolore ne devrait pas prolonger l’aventure, invoquant des « raisons personnelles » . Mais la presse anglaise a récemment balancé que le joueur, ayant disputé un certain nombre de matchs, serait susceptible de rester une année supplémentaire conformément à une clause dans son contrat. Au cours de ces années mancuniennes, Évra n’a eu de cesse de répéter qu’il fallait « respecter le maillot » de Manchester United. Par déférence, il devrait – sauf grosse surprise – quitter Old Trafford. Et faire profiter à d'autres de ses innombrables et délicieuses punchlines.

Chris Smalling (24 ans, défenseur sous contrat jusqu’en juin 2016)
Valeur estimée : 12 millions d’euros


Nous sommes en 2014 et Chris Smalling joue toujours avec le maillot de Manchester United sur les épaules. Une hérésie tant il n’a ni la gueule de l’emploi ni le niveau requis. C’est pourtant le défenseur qui a disputé le plus de rencontres (32 apparitions cette saison). Un choix par défaut de David Moyes qui doit faire face au crépuscule de ses vétérans (Vidić, Ferdinand) et composer avec les blessures récurrentes de Phil Jones et Jonny Evans. Si la chute vertigineuse de United découle en grande partie d’une faillite collective, son inconsistance défensive incarnée par Smalling ne peut être occultée. Dès lors, on imagine mal Moyes s’appuyer à l’avenir sur un joueur dont certains observateurs ont longtemps émis des doutes sur sa capacité à évoluer en Premier League. Même en dehors des prés, l’ex-Cottager s’est offert une sale publicité ces derniers mois. Le gaillard a été chopé lors d’une soirée déguisée vêtu d’un costume de terroriste-kamikaze. Un génie incompris, le type.


Shinji Kagawa (25 ans, milieu de terrain sous contrat jusqu’en 2016)
Valeur estimée : 17 millions d’euros


Une incompréhension. Une anomalie. Un gâchis monumental. Recruté contre un petit chèque de 16 millions d’euros au mercato estival 2012, Shinji Kagawa n’a jamais joui de la même considération qu’au Borussia Dortmund. Contraint de s’exiler sur un côté en raison du 4-4-2 inamovible de Manchester United, le meneur de jeu japonais n’a jamais été utilisé à bon escient. Celui-ci ne possède ni le coffre ni le coup de rein nécessaires afin de s’imposer comme ailier. Quand on connaît la vista et la capacité à jouer dans les espaces du Japonais, le voir sur les ailes est un crève-cœur. « Kagawa est l’un des meilleurs joueurs de la planète et aujourd’hui, il joue 20 minutes par match à Manchester United, sur l’aile gauche. J’en ai mal au cœur, vraiment, regrettait Jürgen Klopp en mai dernier. J’en ai les larmes aux yeux. Son poste, c’est meneur de jeu. Il possède l’un des meilleurs flairs que je n’ai jamais vus. » Déjà peu utilisé, il s’est retrouvé placardisé depuis la venue en grande pompe de Juan Mata. Par conséquent, Moyes ne devrait pas s’opposer à son départ cet été. La longue campagne #FreeShinji lancée sur les réseaux sociaux pourrait ainsi enfin aboutir.

Nani (27 ans, sous contrat jusqu’en 2018)
Valeur estimée : 16 millions d’euros


C’est l’histoire d’un talent brut qui n’aura jamais franchi ce fameux palier majeur. C’est la trajectoire frustrante de Nani. Au club depuis 2007, l’ailier portugais a été incapable de prendre la dimension escomptée, ne scintillant que par intermittence et fulgurances. Pourtant, après le départ de son compatriote Cristiano Ronaldo en 2009 dont l’ombre devenait trop encombrante, l’ex-prodige du Sporting Portugal semblait sur le bon chemin. Durant deux saisons, il a régalé Old Trafford avant de retomber dans ses travers. Le début du règne de Moyes n’y a rien changé. Contrarié par les blessures cette saison et fantomatique lorsqu’il est aligné, le Portugais se trouve clairement en fin de course à United. Et, même s’il a prolongé son contrat en septembre dernier, c’est peu probable qu’il poursuive l’aventure. Contre une offre raisonnable, son départ ne poserait pas de problème. Un transfert qui satisferait les deux parties, en somme.

Tom Cleverley (24 ans, sous contrat jusqu’en juin 2015)
Valeur estimée : 14 millions d’euros


L’incarnation même du joueur qui faisait illusion sous Sir Alex Ferguson. Au sortir d’une prestation remarquée en août 2011, à l’occasion d’un Community Shield remporté contre Manchester City, Tom Cleverley éveillait alors les rêves les plus fous. Comme celui de s’élever comme l’héritier de Paul Scholes. Mais l’évidence est devenue encore plus palpable cette saison. Le milieu de terrain anglais n’en a ni le talent ni la carrure. Et quand celui-ci estime être le « bouc émissaire » de la piètre saison mancunienne, il essuie un torrent de critiques justifié de la part des supporters. En 16 rencontres de championnat comme titulaire, il a eu sa chance sans toutefois la saisir. Pour preuve, même un Marouane Fellaini tout pété cette saison rassure plus. Un départ du joueur formé au club peut paraître prématuré, mais il n’est pas à exclure au regard de la future trajectoire que souhaite tracer les Red Devils.

Les cas épineux


Robin van Persie (30 ans, attaquant sous contrat jusqu’en juin 2016)
Valeur estimée : 40 millions d’euros


Étincelant, virevoltant, facile, Robin van Persie avait marqué de son estampille la 20e couronne nationale décrochée par Manchester United la saison dernière (26 buts claqués). Depuis, le statut du Néerlandais racé a brusquement changé. Profondément abattu par les départs de Fergie et de son adjoint René Meulensteen duquel il était très proche, l’ancien Gunner, à nouveau contrarié par les blessures cette saison, n’a jamais paru aussi emprunté malgré des stats plus qu’éloquentes (11 buts en Premier League). Un mal-être caractérisé par une sortie médiatique controversée à l’issue de la défaite contre Olympiakos au cours de laquelle il critiquait sans vergogne ses coéquipiers : « Mes coéquipiers occupent parfois les espaces dans lesquels je veux jouer. Et quand je vois ça, il est difficile pour moi de venir occuper ces espaces comme il faut. Cela me force à ajuster mes courses sur la base de leurs positions. » Un incendie qui a entraîné dans la foulée des rumeurs de départ. Supputations que l’attaquant a récemment dissipé, assurant qu’il serait « ravi de rester plus longtemps, au-delà des deux années qu’il me reste » . Mais le problème semble davantage concerner Moyes. Faire cohabiter RVP, Rooney et Mata semblant impossible tactiquement, l’international oranje pourrait en faire les frais, laissant ainsi l’Espagnol s’installer en meneur de jeu derrière l’Anglais replacé à la pointe de l’attaque.

Javier « Chicharito » Hernandez (25 ans, attaquant sous contrat jusqu’en 2016)
Valeur estimée : 16 millions d’euros


D’aucuns lui prédisaient un avenir aussi radieux que Ole Gunnar Solskjær. Mais on peine à croire qu’après bientôt quatre années à United, Chicharito se satisfasse plus longtemps de son rôle de Super Sub. Encore plus depuis la retraite de Ferguson, lui que le Mexicain appelait affectueusement « Boss » et dont le discours lui faisait accepter son statut de joker. La nouvelle ère ouverte par Moyes a dessiné une nouvelle donne et Chicharito ne semble pas y figurer (16 matchs en championnat dont seulement 4 en tant que titulaire pour 2 pions). Le gamin de Guadalajara n’entre même plus en cours ou fin de match, là où il pouvait faire la différence par son sens du but. Non, le technicien écossais a sciemment décidé de l’ignorer, le poussant à réenvisager son avenir. « Bientôt viendra le temps des grandes annonces… » , avait-il lâché sur Instagram il y a quelques semaines. Une déclaration ambivalente qui n’a fait qu’alimenter des doutes déjà bien présents.

Par Romain Duchâteau
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