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Magyars in Black

On avait pu les repérer au cours de l'été 2016, en France, et les voilà de retour. Une partie des supporters de la sélection hongroise fait de nouveau parler d'elle : hyperactive dans les travées d'une Puskás Aréna bondée pour la réception du Portugal le 15 juin dernier (0-3), elle est réunie autour d'un groupe unique, la Carpathian Brigade, à la réputation peu flatteuse. Mais qui sont vraiment ces gens qui vont mettre la pression sur les Bleus, ce samedi après-midi à Budapest ?

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Une masse compacte dont les membres, tout de noir vêtus, ont chanté pendant 90 minutes, sans s'arrêter un seul instant : voilà l'image qui a marqué la vie des tribunes, le 15 juin dernier, à l'occasion de la rencontre entre la Hongrie et le Portugal (0-3). Ce groupe, discipliné et coordonné, n'est pas nouveau : à l'Euro 2016 déjà, en France, il avait pu être remarqué, dans le même uniforme, avec la même attitude. Ce groupe, c'est la Carpathian Brigade, qui agrège pour chaque fenêtre de matchs internationaux les supporters de la sélection nationale. Problème : une réputation peu flatteuse la précède. Entre démonstrations de force ultra violentes et convictions politiques sulfureuses, la Brigade des Carpates reste un peu mystérieuse.


Extrême droite et Grande Hongrie


Pourtant, le phénomène ne date pas d’hier. Il est d’abord le fruit d’un particularisme des pays de l’ancien bloc de l'Est. « À la chute du Mur de Berlin, la Hongrie est le premier pays de l'ancien Pacte de Varsovie à reprendre le mouvement ultras, explique Sébastien Louis, historien, spécialiste du supporterisme ultra et auteur du livre Ultras, les autres protagonistes du football. Jusqu'alors, le supporterisme radical s'organisait peu, sur un mode à l'anglaise, avec des bandes de hooligans et de skinheads neonazis. En Hongrie, les deux tendances vont coexister dans les tribunes. Une division des rôles plutôt stricte, mais qui, à la fin, produit une synthèse qui suit l'équipe nationale. » L’organisation est simple : chaque club du pays, notamment Ferencváros et Újpest, dispose d’un groupe, d’une firme, qui suit la sélection. Pour canaliser les rivalités interclubs, souvent extrêmes, une union sacrée a été déclarée. « Pour éviter les incidents, un traité a été conclu, de sorte à faire primer l’équipe nationale, continue-t-il. C’est quelque chose d’assez rare, mais qui fonctionne dans les pays de l’Est, notamment en Pologne, en Roumanie ou en Croatie. » Du côté magyar, il y a plus d'organisation qu'ailleurs : depuis 2009, des dizaines de membres de groupes de chaque club se rassemblent sous une bâche commune, celle de la Carpathian Brigade.




Sauf que la Brigade des Carpates n’est pas forcément un groupe de joyeux lurons, qui suit son équipe d'Andorre-la-Vieille à Bakou, rien que pour les beaux yeux d'Ádám Szalai. « La plupart se retrouvent sur des positions proches de celle du gouvernement ou de l'extrême droite, prolonge Sébastien Louis. Ce sont des groupes qui rejettent le communisme (rappelons toutefois que la Hongrie a subi une dictature communiste de 1949 à 1989, NDLR) et l’homosexualité, et certains ultras ou hooligans qui gravitent autour exhibent le drapeau de la Régence de Miklós Horthy, un amiral qui, après le traité de Trianon, a établi une dictature nationaliste et pourchassé les juifs, les tziganes et les communistes. » Son nom, qui sent bon le trail ou le trekking, cache également une réalité plus tendancieuse et provocatrice. « Il faut comprendre que l’imaginaire national est marqué par une date clé, celle du traité de Trianon, le 4 juin 1920, qui voit la Hongrie perdre les deux tiers de ses territoires, précise Sébastien Louis. Ce concept de Grande Hongrie, que Viktor Orbán agite régulièrement, est donc omniprésent, notamment dans le supporterisme. La Brigade des Carpates cherche à unir les fans de la Hongrie derrière cette notion, pour signifier que les frontières réelles du pays ne sont pas les frontières actuelles. »

Acte fondateur et démonstrations de force


Car pour les connaisseurs, le territoire hongrois est à peine traversé par la principale chaîne de montagnes d'Europe centrale et orientale (4% de son territoire seulement). La Carpathian Brigade est donc une bravade infligée aux voisins-ennemis, Roumains notamment. Bucarest, justement, demeure la première démonstration massive des Popeye aux tricots noirs hors de leurs frontières. En 2013, le contingent hétéroclite, mené par la firme des Green Monsters de Ferencváros, débarque à plusieurs milliers pour un bouillant Roumanie-Hongrie, en éliminatoires du Mondial 2014. Si le Nemzeti Tizenegy repart la queue entre les jambes (0-3), la Carpathian Brigade laisse la trace souhaitée dans la vieille ville : chants xénophobes et insultants ( « Nous broyons tous les bébés roumains » ), mais aussi irrédentistes et expansionnistes, combats de coqs avec les forces de l'ordre et terrasses réduites en pièces. Cristian, ancien membre des groupes ultras roumains Uniți Sub Tricolor, et Honor et Patria, confie : « Ils ont réalisé le rêve de tous les Hongrois : mettre sens dessus dessous notre vieille ville. »



Reste que la grosse baston de Bucarest est un acte fondateur : par la suite, le groupe attire de plus en plus de fidèles. « Aujourd’hui, ils sont capables de mobiliser des milliers de personnes, jusqu’à 30 000 lors de l’Euro 2016 en France, détaille Sébastien Louis. Bien évidemment, toutes ne font pas partie du noyau dur, très actif : la plupart sont des suiveurs ou des Hongrois issus de la diaspora. » Quoi qu'il en soit, la Brigade des Carpates est tout à fait capable de répéter les démonstrations de force, jusqu'à l'automatisme. Et si les insignes politiques sont prohibés, car le groupe a bien compris qu’il pourrait être dans le viseur des instances s'il devenait trop ostentatoire, le reste est très encadré : vêtus de T-shirts sobres, les supporters radicaux de la sélection se déplacent toujours en noir, couleur symbolique du dress code des tribunes, qui favorise l'anonymat au sein de la foule. Contre le Portugal, le 15 juin, la Carpathian Brigade était en tout cas bien présente : et si la sélection n'a pas été étincelante sur le terrain (0-3), ses supporters ont assuré le spectacle en tribunes. Et face à la France ce samedi, ils seront, à coup sûr, encore au rendez-vous.



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    Par Alexandre Lazar et Valentin Lutz Tous propos recueillis par AL et VL.
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