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Mais qui es-tu, la rivalité franco-suisse ?

D’un côté à l’autre des 573 kilomètres qui constituent la frontière franco-helvète, il y a fort à parier que l’on vivra très différemment le France-Suisse de lundi soir. Et, sans manquer de respect au voisin – en tout cas, pas plus qu’on ne le fait d’habitude –, il semble quand même que ce soit côté suisse que ce match revête une importance toute particulière. Récit d’une rivalité un peu à sens unique.

À l’époque, la Une du journal Le Matin n’avait pas échappé à grand monde. Pas plus que la fessée que les Bleus avaient alors infligée à la Nati en mondovision. Nous sommes le vendredi 20 juin 2014, en plein Mondial brésilien, et Français et Suisses se retrouvent à Salvador de Baia pour le deuxième match du groupe E. Titraille belliqueuse du quotidien romand : « Ce soir, c’est Suisse-France : plumez ce coq ! » 90 minutes et des buts de Giroud, Matuidi, Valbuena, Benzema et Sissoko plus tard, les chasseurs de volaille repartaient avec un 5-2 dans le buffet, mais une certitude confortée : la France a beau être plus forte au foot, elle reste un ennemi pour la vie.

« Vous n’en avez rien à foutre de nous, c’est ça le pire »


À vingt-quatre heures du 39e match de l’histoire entre les deux pays – qui fera de la Suisse le deuxième adversaire le plus affronté par les Bleus, ex-æquo avec l’Italie –, la question se pose légitimement : existe-t-il réellement une rivalité sportive entre la France et la Suisse ? Si c’est le cas, elle ne prend en tout cas corps que du côté suisse de la frontière. Pour reprendre la formule consacrée : les Suisses ne supportent que deux équipes, la Suisse et n’importe quelle équipe qui battra la France. « C’est totalement unilatéral, c’est ça le pire, vous n’en avez rien à foutre de nous, ironise l’humoriste suisse Thomas Wiesel. À la limite, il y a un petit quelque chose en Haute-Savoie ou en Franche-Comté, les régions les plus proches, mais depuis Paris, la Suisse est plutôt une arrière-pensée. »



Difficile de ne pas lui donner raison. Avec ce voisin dont toute une partie du territoire parle français – la Suisse romande, qui constitue grossièrement le quart Ouest du pays – le fait qu’un authentique derby se mette sur pied au fil des années n’aurait pas été étonnant. Oui, mais voilà : entre une Suisse dont les 8,5 millions d’habitants n’ont curieusement jamais accouché d’une équipe capable de dépasser un quart de finale de compétition internationale et une France qui se bagarre à armes égales avec les meilleures nations footballistiques, la mayonnaise d’une vraie rivalité sportive n’a jamais vraiment pris. Au contraire, les Français ont développé des rivalités beaucoup plus féroces avec l’Allemagne, l’Italie ou, pour parler d’un autre pays francophone, la Belgique, rival le plus évident des Bleus depuis la Coupe du monde 2018. Laissant les Suisses et leur drapeau carré dans une guerre sans ennemi avec leur voisin. Dans les colonnes du Quotidien jurassien, le journaliste helvète Quentin Jeannerat comparait ce samedi la relation footballistique des trois pays à celle de « trois frères » : « L’aîné, cool, extraverti, populaire, avait pour cadet des jumeaux. L’un ressemblait à l’aîné et tous deux passaient leur temps à se tirer la bourre en se chambrant joyeusement. Le troisième frère, timide et solitaire, ne recevait lui que très peu d’attention. (...) Mais l’heure de la revanche a sonné pour le mal-aimé de la fratrie : le verdict du premier tour de l’Euro lui offre une chance unique de rappeler à son grand frère qu’il existe. »

«  La rivalité avec la France est vécue ici dans la vie de tous les jours. On est très confrontés à votre culture, on consomme vos médias et vos produits. Il y a un petit syndrome de Stockholm. » Thomas Wiesel, humoriste suisse

Chambrage, clichés et racisme


La rivalité franco-suisse se joue surtout sur des terrains d’identité, de nation. Qui se transposent naturellement sur le terrain du sport et lors des grandes compétitions, là où les fiertés nationales s’exacerbent. « Ces sentiments de fierté sportive qui fortifient la cohésion d’un pays ont besoin pour s’exprimer d’un théâtre international, car l’identité se définit par opposition à l’autre, écrivent les sociologues Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini dans leur ouvrage Le Football des Nations. Les diverses compétitions mondiales apparues au cours du XXe siècle fournissent la scène sur laquelle se rehausse ou s’affaiblit le prestige des nations. » Quand la Suisse affronte les Tricolores en 2014 pendant une Coupe du monde, sa rivalité ressentie avec la France n’a pas le même coffre que lors d’un vulgaire amical, et cela donne la fameuse Une du Matin. Donc quand c’est en huitièmes de finale d’un Euro, stade que la Nati n’a jamais dépassé dans son histoire, on peut se douter que le niveau d’excitation sera similaire. « Il y a certes 95 chances sur 100 que vous gagniez ce match, concède Thomas Wiesel. Mais on garde un mini espoir en se disant que si la France gagne, vous allez un peu chambrer et vite vous concentrer sur l’Espagne, l’Italie, etc. Alors que si on gagne, on va en parler pendant des années. »



Dans un pays déjà éclaté entre ses territoires à influences française, allemande ou italienne, que la partie française de la Suisse vive les grands rendez-vous footballistiques comme une occasion de gausser le voisin fait sens. « La rivalité avec la France est vécue ici dans la vie de tous les jours, explique toujours l’humoriste. On est très confrontés à votre culture, on consomme vos médias et vos produits. Il y a un petit syndrome de Stockholm. » Une surexposition qui peut parfois amener à un rejet total : en 2016, la journaliste Marie Maurisse publiait un bouquin entier – Bienvenue au paradis ! (Stock, 2016) – expliquant comment les Français expatriés en Suisse sont devenus l’objet d’une haine qu’elle n’a pas peur de qualifier de racisme de la part des locaux à l’encontre des « Frouze » . « Il y a eu un changement en 2009, lorsque la Suisse a signé les accords sur la libre circulation, expliquait-elle au magazine suisse L’Hebdo. Les frontières se sont ouvertes et le nombre de Français qui ont débarqué a explosé. J’ai pu observer que de plus en plus de Français voulaient venir en Suisse, qu’ils considéraient comme un eldorado. Et j’ai constaté le rejet parfois assez fort de la part des Suisses. »

Au bon souvenir de Lille


Les Suisses francophones exècrent les Français prétentieux et omniprésents dans leur culture comme dans leurs villes, tandis que les Français leur en donnent de bonnes raisons en se moquant des Suisses qu’ils regardent souvent avec condescendance et réduisent à un savoir-faire certain pour la raclette, le chocolat et l’horlogerie. Les vannes, clichés et autres piques alimentent une petite inimitié entre voisins, la plupart du temps inoffensive, mais qui reprend du relief à l’approche de grandes rencontres sportives. « Dès qu’on a l’occasion de prendre une petite revanche, on le fait, assure Thomas Wiesel. Le foot reste le sport le plus populaire en Suisse, mais on n’est pas les meilleurs. Sur le tennis, on arrive un peu à rivaliser. Dans l’esprit romand, la finale de Coupe Davis en 2014 (le premier sacre helvète dans la compétition, contre la France, à Lille, NDLR) reste un grand moment. La Suisse du foot vit ses meilleures années depuis 15 ans, on ne s’est jamais qualifiés avec autant de régularité pour les grandes compétitions. On revient de loin. C’est vrai qu’on aimerait bien que cette génération-là gagne un match à élimination directe. » Contre la France, ce serait encore plus savoureux.

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    Par Alexandre Aflalo
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