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Mais qui es-tu, la Juventus Bucarest ?

Fondée en 1992 en hommage à un club déchu des années 1940 et soutenue par une base confidentielle de supporters, la Juventus Bucarest avait accédé la saison dernière à l’élite du football roumain, dans l’indifférence générale. Du moins, jusqu’à ce que la Juventus demande début décembre au club de changer son logo et son nom, qu’il a directement empruntés aux Bianconeri.

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À dire vrai, personne ne les a vraiment vus venir. Depuis 2015, la Juventus Bucarest a tracé sa route jusqu’à l’élite du football roumain. Sans vraiment soulever l’enthousiasme populaire dans la capitale, où le Steaua, le Rapid et le Dinamo concentrent quasi exclusivement l’attention médiatique. Il aura finalement fallu que la grande Juventus, celle d’Italie, vienne mettre son nez dans les affaires de ce jeune club créé en 1992, pour que ce dernier connaisse enfin la lumière des projecteurs.

Mystère médiatique


La Vieille Dame a des raisons légitimes de râler : son homologue roumaine, non contente de lui emprunter son blase, ne s’est pas trop gênée pour faire un copié-collé de son logo. Un hommage sympathique, mais un peu trop ressemblant, au goût des Bianconeri. Qui ont quand même mis vingt-cinq piges avant de se décider à demander au club de Bucarest de se trouver sa propre identité visuelle. Sans doute parce qu’il y a deux ans, la Juventus Bucarest n’était encore qu’un club anonyme de la D3 roumaine : « Ils ont remporté coup sur coup la D3, puis la D2. Personne ne s’y attendait vraiment » , pose Emanuel Rosu, correspondant roumain pour le Guardian et la BBC. « Ce sont des divisions qui n’ont presque aucune exposition médiatique, même en Roumanie, donc pour la Juventus, je suppose que ça ne posait pas trop de problème. Mais maintenant que la Juventus Bucarest est en Liga 1, ce n’est plus tout à fait la même histoire. »

Pourtant, malgré sa montée dans l’élite, le club reste assez énigmatique. « C’est un mystère médiatique. Ils n’ont même pas de service presse et ne donnent aucune conférence de presse avant leurs matchs. » Typique d’une formation consciente de ses dimensions et qui reste encore très ancrée dans un quartier, celui de Colentina, au nord est de Bucarest « C’est seulement là, à Colentina, qu’ils fédèrent vraiment des supporters. Entre 500 et 1000 je dirais » , déroule Rosu.

Vieille Dame de Bucarest


Reste ce drôle de fétichisme pour la Juventus et le football italien. Lors de la création du club en 1992, c’est son président, Ilie Ciuclea, qui décide de le nommer en hommage à la Vieille Dame. « Tout simplement parce que je suis un supporter de la Juventus. Mais aussi parce que nous voulions prolonger la tradition du Juventus Bucarest originel, fondé dans les années 1920. » Bien avant la création du club actuel, il existait en effet une autre Juventus Bucarest, une formation doyenne du football roumain. En 1924, ce sont des employés de la banque roumano-italienne Romcomit qui décident de fonder leur propre équipe, la Juventus Bucarest. C’est Ettore Brunelli, le directeur italien de la banque, qui prend alors la présidence de la formation.

Champion de Roumanie en 1930, la Juventus squatte l’élite du football national jusqu’à la fin des années 1940, avant de sombrer à l'avènement du communisme. Ce club né des inspirations d’un banquier et de ses employés n’a sans surprise pas trop la cote auprès des nouvelles autorités. Il est contraint d'abandonner son nom et perd son indépendance en passant sous le joug d’une compagnie pétrolière d’État, Petrolul. Il quitte alors la capitale pour évoluer à Ploiești, au sud du pays, où se trouve le siège de l’entreprise d’hydrocarbure et devient le FC Petrolul Ploiești. Le club existe toujours aujourd'hui, mais végète en D3 et a donc été entièrement dépouillé de son identité originelle.

Hommage et recyclage


De quoi inciter Ilie Ciuclea à ressusciter l’esprit de la Juventus Bucarest en fondant une formation du même nom en 1992. « Nous voulions prolonger la tradition de ce club. » Surnommé l'Agnelli de Colentina, cet ancien sénateur, propriétaire de « SC Supercom SA » , une entreprise de recyclage et de traitement des déchets, voulait créer une équipe fédérant les talents de ce quartier de Bucarest, qui a historiquement donné à la Roumanie un paquet de joueurs importants : « Vous savez, des joueurs comme Titus Ozon, Titi Fratila et Stefan Radu viennent de Colentina et de ses alentours... Ça fait soixante ans que je suis impliqué dans le football, j’ai commencé à jouer dans les équipes juniors du Dinamo et ce club faisait alors des choses extraordinaires pour les jeunes en faisant venir des entraîneurs à Colentina pour les superviser. »


De fait, dans les premières années suivant sa création, la Juventus Bucarest se consacre exclusivement à la formation de jeunes joueurs, avant de grandir à son rythme, pour se constituer une équipe première qui l’a emmené en première division roumaine. « Mais cette saison, tout est un peu compliqué pour eux. Ils sont derniers du championnat, et cette plainte de la part de la Juventus n’arrange rien » , poursuit Emanuel Rosu. Même si le club roumain a rapidement réglé la question, en annonçant qu’il se nommerait FC Colentina dès la saison prochaine. Avant de dévoiler dans la foulée son nouveau logo. « Il fait quand même pas mal penser au nouveau blason de la Juventus » s’amuse Rosu. Signe qu'à la Juventus Bucarest, l'art du recyclage n'est quoi qu'il arrive pas près de se perdre.

Par Adrien Candau Propos d'Emanuel Rosu recueillis par AC, ceux d'Ilie Ciuclea issus de Sport.ro
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