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Mais qui es-tu, la dépression post-Coupe du monde ?

Comme après chaque grand événement de longue durée, les jours suivants sont marqués par une certaine forme de nostalgie, mélancolie, blues et ennui qui peuvent surgir chez les supporters. Des spécialistes se penchent sur la question.

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« La Coupe du monde et les Bleus me manquent déjà. J’avais l’impression de vivre avec eux pendant un mois » , « Je suis déjà nostalgique de la Coupe du monde, c’est passé trop vite » , « Rendez-nous la Coupe du monde » , « C’est l’ennui le soir depuis que la Coupe du monde est terminée, ça fait un vide » . Une semaine après le sacre mondial de la France à Moscou, les messages de la sorte emplis de nostalgie affluent sur les réseaux sociaux.


Difficile de tourner la page pour certains supporters, qui peinent à retrouver la réalité de leur quotidien après un mois passé dans l’effervescence du Mondial devant les 64 matchs de la compétition. Comme tous les quatre ans, cette sensation de spleen, de mélancolie survient quelques jours après l’euphorie, une fois la tension émotionnelle retombée. On parle de « dépression post-Coupe du monde » .

Quand le foot devient une addiction


Ce phénomène s’explique assez facilement selon Raphaël Homat, préparateur mental : « C’est assez comparable à une addiction. Il y a une sorte d’accoutumance, de plaisir et de satisfaction à voir jouer l’équipe qu’on supporte. On finit par devenir addict à cela comme pour une série qu’on adore. On aimerait toujours en voir un peu plus, sauf que ce n’est pas possible. Donc le manque apparaît, c’est physiologique. »


La Coupe du monde est un moment fédérateur pour les amoureux du ballon rond. L’occasion de se rassembler entre amis, de partager des moments conviviaux et chaleureux, des instants de joie à forte intensité émotionnelle. « Chaque élément, comme le fait de vivre ces moments de partage, rajoute une goutte formant cet élixir appelé addiction, avance Jean-Paul Labedade, psychologue du sport. Il s’agit dans ce cas-là d’une addiction douce aux effets moins désastreux que l’alcool ou la drogue. Après avoir eu cette sensation de plein va s’installer chez certaines personnes une sensation de vide pour rééquilibrer les choses. Et cela se traduit par une forme de spleen et de déprime. »

« Proportionnel à l’engouement »


Et tous les individus ne réagissent pas de la même manière face à cette pointe de mélancolie. « C’est proportionnel à l’engouement qu’on aura mis pour regarder les matchs » , explique le psychologue Labedade. « Plus on est monté haut, plus il y aura de chemin à faire pour retrouver un état basal » , embraye Raphaël Homat. Ainsi, les supporters des nations éliminées rapidement dans la compétition n’auront pas connu les mêmes émotions que les fans français ou croates et se seront moins éloignés d’un état émotionnel normal.



« La victoire de l’équipe de France peut largement amplifier ce phénomène de vide qui suit, avance le psychologue du sport. J’ai pu suivre une partie de la compétition en Italie et j’ai été étonné de voir aussi peu d’Italiens dans les cafés pendant les matchs. Eux auront une distanciation plus grande par rapport à cet événement, d’autant plus qu’ils n’étaient pas impliqués. »

Combler le manque


La traversée de cette période de spleen peut rendre le retour au quotidien encore plus difficile. « Pendant le Mondial, il y a cette sensation d’appartenance, d’identification à une équipe qui vient masquer nos propres actions, avance Caroline Bernard, psychologue clinicienne. Et lorsque la compétition se termine, un vide se crée, la personne retombe sur sa propre valeur et ses actions à elle. Elle ne peut plus être magnifiée par une équipe. Ce peut être parfois très dur pour certains de retomber dans ce quotidien et ces moments pas toujours exaltants après l’euphorie ambiante. » Alors, existe-t-il un moyen pour revenir plus facilement à la normale ? « Cela dépend de chacun, de la structure psychique de la personne, répond la psychologue. Certains vont repartir très vite, tandis que d’autres vont se retrouver confrontés à ce qu’ils ont mis de côté pendant un certain temps, ce qui ne va pas être évident à gérer. »


Chaque individu réagit donc différemment face à ce syndrome. Selon les spécialistes, cette nostalgie disparaîtrait tout de même assez rapidement des esprits. « Il n’y a pas de recette magique, il faut laisser le temps faire son œuvre, avance Jean-Paul Labedade. C’est comme lorsque vous êtes en dépression. Dans 50% des cas, vous pouvez en guérir sans prendre de médicaments, simplement en restant actif. Là c’est pareil, il va falloir que les gens trouvent d’autres centres d’intérêt. Peut-être ceux d’avant la compétition, peut-être de nouveaux. Certains vont suivre avec attention le Tour de France et changer d’addiction, d’autres vont attendre impatiemment la reprise des championnats. Petit à petit, les gens vont combler ce manque par quelque chose d’autre. » Attention quand même à bien se mouiller la nuque avant de passer d’une finale de Coupe du monde à un match au Matmut-Atlantique.

Par Maxime Feuillet Tous propos recueillis par MF
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