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AS Cittadella : donjons et ballon

Pour la première fois de son histoire, l'AS Cittadella jouera sa montée dans l'élite du football italien, lors de la finale de Serie B que le club disputera face au Hellas Vérone ce jeudi et dimanche prochain. L'opportunité de retrouver en Serie A la saison prochaine l'une des plus belles cités médiévales de l'Italie du Nord. Gros plan sur l'évolution d'un club qui monte comme personne au créneau.

Ici, avant le football, il y avait les murailles. Quatorze mètres de hauteur de moyenne, des tours de guet qui en mesurent quinze de plus, plusieurs ponts-levis et des fortifications qui enveloppent le centre historique de la ville, sur une circonférence totale d'environ 1,5 kilomètre. L'enceinte médiévale de Cittadella n'a jamais cessé de faire sa renommée et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi. Reste une énigme, qu'il va bien falloir s'échiner à résoudre : mais comment une cité d'à peine 20 000 âmes est-elle potentiellement à deux tout petits matchs d'évoluer en Serie A la saison prochaine ?


Venturato, le Sarri de la Serie B


Septième de la saison régulière de Serie B, le club de Vénétie a décroché son billet pour les matchs d'accession pour la Serie A (qui sont réservés aux huit premiers de la seconde division italienne). Il a ensuite dû se farcir Spezia en quarts de finale de play-offs, qu'il terrassait 1-2, avant d'éliminer Benevento en demi-finales (défaite 1-2, puis victoire à Benevento 0-3 !). Voilà donc Cittadella en finale de play-offs face au Hellas Vérone, dans une dernière manche disputée en deux rencontres, dont le premier acte se jouera ce jeudi, le second dimanche prochain. Sportivement, la chose n'est pas tout à fait surprenante : voilà trois années que l'AS Cittadella squatte avec régularité le haut de tableau de la seconde division italienne. Sixième de Serie B en 2016-2017 et 2017-2018, le club est l'une des valeurs montantes de la D2 transalpine, alors que l'équipe première est dirigée depuis 2015 par un certain Roberto Venturato. Un type que certains médias locaux aiment flanquer du surnom flatteur de « Sarri de Serie B » .


De fait, comme l'ancien banquier napolitain, le Mister de Cittadella est un drôle de zozo : né en Australie, où il a passé les dix premières années de sa vie, Venturato (56 ans) gagne ensuite l'Italie, un choc géographique plutôt rude : « Passer de Sydney à un village de la région de Trévise a été traumatisant, absolument. Le premier obstacle est trivial, mais essentiel : apprendre l'italien... Le second était le changement de mode de vie. L'Australie a 200 ans d'histoire et une ouverture à la vie quotidienne différente de l'Italie : lorsque j'ai déménagé en Italie en 1973-1974, le pays traversait une période historique particulière, entre les années de plomb et les brigades rouges. Il y avait très peu de travail aussi. » Venturato, lui, trouvera bien du boulot comme joueur de football en s’esquintant les pattes de 1980 à 1996 pour diverses équipes de Serie C et D, les troisième et quatrième niveaux du football transalpin. Avant de commencer en 2002 sa carrière d’entraîneur principal, du côté de Pizzighettone, un club de D4.

Imprenable Cittadella


À Cittadella, Venturato, débarqué au club en 2015, a dès sa première année fait remonter le club en Serie B et installé rapidement sa formation signature, le 4-3-1-2, lui qui déclare aimer « les équipes qui jouent ensemble, qui défendent et attaquent à 11. En Italie, Sacchi et Sarri ont réussi à s’immerger à fond dans cette mentalité. » De louables intentions, mais parfois difficiles à mettre en pratique. Cette année, Cittadella ne s'est pas particulièrement distinguée par sa réussite offensive (co-septième meilleure attaque du championnat), mais plutôt par la solidité de son bloc et de son organisation collective (seulement 38 buts encaissés en 36 matchs de championnat, soit la deuxième meilleure défense de Serie B). Un ensemble homogène, où se distinguent tout de même quelques individualités, comme le gardien Alberto Paleari, régulièrement cité comme l'un des meilleurs portiers de la seconde division et le milieu de terrain Manuel Iori, 37 ans, qui avait auparavant roulé sa bosse au Chievo, à Livourne et au Torino. Mais c'est l'attaquant Gabriele Moncini, débarqué au mercato d'hiver en provenance de la SPAL, qui a fait le plus sensation lors de l'exercice en cours, grâce à ses 12 pions plantés en 17 matchs lors de la saison régulière, plus ses trois banderilles en autant de matchs de play-offs.




Si la formule de l'AS Cittadella fonctionne, c'est aussi parce que le club est depuis sa création en 1973 dirigé par la famille Gabrielli, qui pilote le groupe d'industrie sidérurgique du même nom, une entreprise majeure du secteur fondée à Cittadella en 1954. De quoi donner de l'épaisseur financière à un club emblématique, mais dont la présence dans le haut de tableau de la D2 italienne relève presque de l'anomalie, pour une ville aussi modeste. Cittadella, qui compte autour de 20 000 habitants, n'était après tout à l'origine qu'un avant-poste fortifié, érigé à partir du XIIIe siècle par la commune de Padoue, pour protéger les frontières de son comté des villes rivales de Trévise et Vicenza. Mais aujourd’hui, la « città murata » veut voir plus loin que ses remparts. Pour ça, il lui faudra baisser le pont-levis, terrasser le Hellas Vérone et peut-être enfin tirer l'épée l'année prochaine en Serie A, pour la toute première fois.



Par Adrien Candau Tous propos issus de la Gazzetta dello Sport et gianlucadimarzio.com
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