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Mais qui diable es-tu, le groupe de la mort ?

Inventé il y a plus de quarante ans, il a réellement pris son envol à la fin des années 90, terrorisant les honnêtes gens et détruisant méthodiquement les espoirs des nations ambitieuses. À l’heure du tirage au sort de la Coupe du monde 2014, y a-t-il donc un moyen d’échapper au bras vengeur de ce satané groupe de la mort ?

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L’Espagne, l’Angleterre et la Corée du Sud. Si le vrai tirage au sort de la Coupe du monde 2014 lui offre les mêmes compagnons de phase de poules que la répétition de mercredi, la Côte d’Ivoire pourra commencer à crier au complot. Après l’Argentine, les Pays-Bas et la Serbie-Monténégro pour leur premier Mondial en 2006, les Éléphants s’étaient tapé le Brésil, le Portugal et la Corée du Nord en 2010. Avec un triste résultat : malgré deux victoires et un nul sur leurs deux participations, Didier Drogba, les frères Touré et leurs potes n’ont pas encore passé le premier tour d’une Coupe du monde. « Pour une équipe qui aborde la compétition avec comme objectif maximum d’arriver en quarts, voire en demies sur un exploit, il vaut mieux tomber sur un groupe facile, juge Jean-Alain Boumsong. C’est un problème d’expérience. La Côte d’Ivoire a certes de très bons joueurs habitués à la Champions League et à la Coupe d’Afrique des nations, mais elle tombe face à des équipes qui ont un vrai passé en Coupe du monde. Alors oui, elle accumule l’expérience de jouer des matchs contre de grosses équipes dans un Mondial, mais si vous perdez ces matchs sans montrer une opposition de taille, ça ne sert à rien. Il est alors préférable de ne pas tomber dans le groupe de la mort. » Le mot est lâché.

On situe généralement la naissance de l’expression aux alentours du premier Mondial mexicain en 1970, mais c’est logiquement le passage à une formule à 24 équipes, ainsi que le développement du death metal dans les années 80 qui donneront de l’épaisseur au concept de « groupe de la mort » . Les débuts sont timides, le concept se cherche et pose son dévolu en 1986 sur un décevant groupe RFA – Uruguay – Danemark – Écosse, voire sur un triste Italie – Mexique – Éire – Norvège en 1994, qualifié d’ « il gruppo della morte » par des Transalpins encore peu confiants. Avec une phase de poules qui permettait potentiellement à trois équipes sur quatre de se qualifier, il n’y a guère que le surnom de ces groupes qui faisait alors peur aux sélections engagées, et c’est bien le passage à 32 équipes, accompagné de l’apparition de nouvelles puissances footballistiques en Afrique et en Asie, qui va commencer à nous offrir du lourd. Avant les deux poules ivoiriennes, le Mondial français de 98 s’était payé un joli Espagne – Nigeria – Paraguay – Bulgarie, tandis que la Coupe du monde 2002 nous avait offert un encore plus alléchant Argentine – Angleterre – Nigeria – Suède.

La mort sans phrase

Plus dense qu’un Mondial, l’Euro à 16 clubs est devenu le réceptacle idéal des meilleurs groupes de la mort. Sur les quatre derniers tournois européens, l’Allemagne s’est par exemple retrouvée dans la poule du Portugal et de l’Angleterre en 2000, de la République tchèque et des Pays-Bas en 2004, et du Portugal et des Pays-Bas en 2012. Elle a été sortie dès le premier tour les deux premières fois. « Quand on a l’ambition de gagner une compétition, groupe de la mort ou pas, ça ne doit rien changer à la préparation, pose Boumsong, docteur ès groupe de la mort depuis sa participation à l’Euro 2008, où la France avait chuté devant les Pays-Bas, l’Italie et la Roumanie. Nous n’avions pas adapté notre préparation. Si tu veux gagner, tu sais que tu vas devoir jouer plusieurs grosses équipes, donc il faut être en grande confiance dès le début. » Problème : le groupe de la mort porte bien son nom, il ne donne pas le droit à l’erreur. « Dans un groupe plus facile, si tu fais match nul au premier match, tu restes confiant, poursuit le consultant de beIN Sport. Là, quand nous avons fait match nul contre la Roumanie, dans le match que statistiquement nous devions gagner, nous savions que nous allions devoir gagner contre deux équipes aux mêmes ambitions que nous derrière. C’est bateau, mais à ce moment-là, il faut savoir prendre les matchs les uns après les autres. »


Selon Jean-Alain Boumsong, pourtant, « c’est encore mieux de passer au tour suivant en étant dans le groupe de la mort, parce que ça génère un supplément de confiance. » Une affirmation que le passé a du mal à confirmer. Si l’on passe en revue l’histoire des groupes de la mort depuis qu’ils méritent leur nom (situons cela à partir de l’Euro 1996), leurs pensionnaires n’ont jamais dépassé les quarts de finale en Coupe du monde et n’ont jamais atteint la finale d’un championnat d’Europe. Sans même parler des nombreux favoris tombés avant même la bataille de l’élimination directe. Pour les amateurs de souvenirs frais qui réclament un groupe compliqué pour les Bleus sous prétexte que « en 2010, ils avaient la poule la plus faible, et on a vu ce que ça a donné » , il suffit de remonter le temps quatre années de plus pour comprendre les vertus du « groupe de la vie » . « En 2006, après les matchs nuls contre la Suisse et la Corée du Sud, si nous avions joué une équipe plus forte que le Togo, je pense que nous aurions eu plus d’une chance sur deux de rentrer à la maison, se souvient Boumsong. Nous avions de grands champions, mais ils étaient encore marqués par l’échec de 2002 et le semi-échec de 2004, donc l’équipe n’était pas encore au top. » Pour résumer, si la France était tombée dans le groupe de la mort, elle aurait ajouté une autre désillusion à sa série, au lieu de battre l’Espagne, le Brésil et le Portugal en matchs à élimination directe avant de s’incliner aux tirs au but face à l’Italie en finale. Pas la peine de tergiverser, qu’on parle de groupes ou de quoi que ce soit d’autre, la mort, c’est de la merde.

Par Thomas Pitrel
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