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Mais bon sang, c'est quoi cette mode des prêts ?

Le marché des transferts a été marqué par la multiplication des prêts de joueurs majeurs entre clubs dominants. La traduction d'une recherche d'équilibres multiples, dans un système à l'état fragile.

Lundi 2 septembre. Le marché des transferts s'emballe à mesure que l'heure limite approche, et cinq touches subissent particulièrement le coup de chaud dans les rédactions sportives françaises : P-R-Ê-T, avec l'accent. Mauro Icardi à Paris ? Prêt. Alexis Sánchez à l'Inter ? Prêt. Kalinić et Mkhitaryan à la Roma ? Prêts. L'échange André Silva – Ante Rebić entre le Milan et l'Eintracht Francfort ? Prêt et prêt. Liste non exhaustive dans laquelle Perišić et Coutinho au Bayern, mouvements mieux anticipés, peuvent par exemple s'incruster. Car l'autre point commun de ces mutations réside dans leurs cibles : des joueurs au minimum confirmés, loin des jeunes envoyés aux quatre coins d'Europe par Chelsea ou Monaco. Mais pourquoi tant de prêts ?

Satisfait ou remboursé


Avant les hypothèses, les chiffres. Ils sont servis par le Financial Times : de 6% des transferts en 1992, la proportion de prêts est passée à plus de 29% dans le big 5. Quant à la version avec option d'achat, le FT compte 28 prêts ayant abouti sur un transfert définitif dans l'année en 2008-2009, contre près de 80 dix ans plus tard. Et plus d'une centaine d'options d'achat cet été, en comptant l'antinomique option obligatoire. En résumé, la mode n'est pas qu'une vue de l'esprit, mais bien une pratique en plein essor. Preuve supplémentaire, l'imagination débordante quant à leur modalité : avec prise en charge de tout ou partie du salaire, payant ou non, sur une ou deux saisons, option automatique en fonction d'objectifs, etc.

Sur le terrain, l'idée se tient pour les clubs. Du côté de l'acheteur, il s'agit d'essayer le joueur avant de faire partir un virement conséquent ; pour le vendeur, non seulement cela économise un salaire, mais en plus cela peut permettre de revaloriser un joueur en situation d'échec. Parce qu'un Philippe Coutinho qui s'assoit plus souvent qu'à son tour sur le banc, fut-il du Barça, bon courage pour récupérer les 120 millions d'euros de mise initiale. Solution : le Bayern paie une petite dizaine de millions pour l'avoir un an et, s'il est satisfait, allonge la monnaie. Une forme d'assurance logique, mais pas gratuite, observe l'économiste Bastien Drut : « Il faut avoir conscience de deux choses : un, les prix des prêts ont beaucoup monté, et deux, il n’y a jamais eu autant de transferts de plus de 30 millions d’euros que cet été. » Le prêt ne remplace pas le transfert, il n'est qu'un outil de transaction supplémentaire, nécessaire dans un contexte d'investissements lourds.

FPF et oligopole


Reste que l'intensification du recours aux prêts, au-delà de la vision court-termiste de l'objectif sportif qu'ils représentent (par rapport au développement de joueurs en interne), semble dire quelque chose du marché dans son ensemble. Il y a bien sûr le rôle du fair-play financier. « Les prêts ont pu être utiles pour retarder l’amortissement de l’indemnité de transfert, qui vient grever le compte de résultat, note ainsi l'auteur de Mercato : l'économie du football au XXIe siècle. Cela a pu permettre à certains clubs de lisser leurs dépenses et de respecter plus facilement le FPF. » C'est la jurisprudence Mbappé, sur laquelle l'UEFA est revenue en se gardant le droit de réviser des clauses qui n'auraient que l'apparence de conditions (en l'occurrence le maintien du PSG en Ligue 1).


Mais surtout, il y a dans les prêts l'illustration d'un marché structurellement déséquilibré. C'est l'analyse de Raffaele Poli, le directeur de l'Observatoire du football du CIES : « Le problème est qu'un petit nombre de clubs offre des salaires très importants à de plus en plus de joueurs, mais les clubs qui peuvent se permettre ces salaires ne sont pas nombreux. On en arrive à des situations comme Alexis Sánchez qui va à l'Inter, et United qui paye une partie du salaire alors que ça pourrait être un rival européen. » En d'autres termes, lorsque la dizaine de clubs dont dépend tout le marché se retrouve en surplus d'actifs, on multiplie les montages pour limiter les dégâts et continuer à faire tourner. Pour le Dr Poli, la structure globale « est quand même relativement préoccupante. Il y a des signaux assez alarmants sur la bonne santé du système football tel qu'il est. Même sportivement, il y a de moins en moins d'équipes là pour gagner des trophées, elles sont prises dans une logique financière qui va en partie s'émanciper des impératifs sportifs. » Et cela va jusqu'à concerner des clubs tels qu'Arsenal ou Valence, qui misent sur le trading de joueurs pour engranger de la richesse.

Bubble is coming ?


Signe que les prêts ne sont pas le résultat d'un manque d'argent (ne remplacent pas les transferts), la valeur moyenne d'un joueur a augmenté de 31% par rapport à l'année précédente, selon le dernier rapport de l'Observatoire du football. Mais le chiffre d'affaires total des 20 clubs les plus riches, la Football Money League du cabinet d'audit et conseil Deloitte, n'augmente lui « que » de 6%, hors mutations. On se retrouve donc sur un marché dont la valeur des actifs augmente (trop) fortement, où les rapports de force sont déséquilibrés, et sur lequel les instruments de transaction se complexifient (les paiements échelonnés et autres pourcentages à la revente entrent dans cette catégorie). Question : sommes-nous face aux signes précurseurs d'un ralentissement collectif, voire d'une récession généralisée ? Vous avez quatre heures.



Par Eric Carpentier
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