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M’Baye Niang, petit con devenu grand

Il a débarqué à Milan en reproduisant ses conneries adolescentes. Il a été puni, critiqué, annoncé sur le départ ou même pire, déclaré inapte au foot pro. Mais depuis plus de deux mois, M’Baye Niang a bizarrement fait taire tous ses détracteurs. Par son jeu, par le travail. La preuve qu’on peut changer. Et que le type a un brin de jugeote et de talent, aussi.

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«  Avant que je rentre, j’ai lâché un petit mot à l’assistant. Je lui ai dit : "Aujourd’hui, je vais être décisif." Et sept minutes après, j’ai amené le deuxième but. » L’insolente certitude de la jeunesse. M’Baye Niang, qui a soufflé ses 18 bougies le 19 décembre dernier, est plus que serein face aux caméras de Canal+, pour raconter son entrée en jeu face au Barça, le 20 février dernier. Vrai que son escapade sur l’aile droite et son service pour son copain El Shaarawy avaient directement conduit au but du 2-0 de Muntari. Mais voilà une image que personne n’aurait pu prédire, quelques semaines auparavant. Pas même le principal intéressé. Parce qu’il y a seulement quelques semaines, M’Baye Niang ne jouait pas et essuyait les critiques de toute part. Pour dire, à peine arrivé en Italie, on parlait déjà d’une erreur de casting des Milanais, et d’un départ imminent par la petite porte. En oubliant que le gamin n’avait pas 18 ans.

Des débuts en mode conneries

En août dernier, M’Baye Niang est une curiosité, du côté de Milan. Inconnu en Italie, le jeune homme acheté 3 millions d’euros trimballe tout de même l’étiquette d’espoir. Il a débuté en Ligue 1 à 16 ans et quatre mois, et contribué au maintien de Caen dans l’élite sur la saison 2010/2011. S’il n’a pas confirmé sur l’exercice suivant, et que son bilan statistique avec les Normands n’est pas forcément impressionnant pour un attaquant – 5 buts en 30 matchs – le potentiel est évident. Signe qui ne trompe pas, il a été dragué tout l’été par des écuries comme Arsenal ou Manchester City. S’il a finalement opté pour Milan et l’Italie – chose plutôt rare pour un talent français ayant le choix à l’heure actuelle – c’est pour l’histoire. Celle d’un club qui le fascine, et avec lequel il se verrait bien en figure du renouveau. Sauf que M’Baye ne débarque pas avec l’attitude appropriée. Surtout pour le Milan AC. Septembre 2012, quelques jours après avoir posé ses bagages, il est contrôlé au volant d’une bagnole dans le centre de Milan. Du haut de ses 17 ans, il se fait alors passer pour Bakaye Traoré (autre recrue estivale des Rossoneri) auprès des carabiniers. Ça ne prend pas, forcément. Le mois suivant, toute autre affaire, le jeune homme fait partie des cinq déserteurs du groupe Espoir, qui iront danser un funk dans une discothèque parisienne, à quelques jours d’un match important face à la Norvège. Dans les deux cas, le joueur s’excuse. Et ce n’est pas la première fois.

De fait, M’Baye est un récidiviste. Ces conneries de jeunesse, il les réalisait déjà à Caen. Les balades en bagnole sans permis ? Franck Dumas, son coach d’alors, acquiesce dans les colonnes de L’Équipe : « Quand il était à Caen, il conduisait parfois sans permis. Un jour, j’ai demandé à un ami policier de venir le chercher au stade pour le mettre dans le fourgon, pour lui faire peur. » Pour ce qui est des sorties ? Même topo. La veille d’un match face au PSG, le bonhomme a terminé au poste, lui qui avait été interpellé pour une bagarre dans un concert de rap. Alors oui, M’Baye Niang, ce post-adolescent, pensait pouvoir continuer les conneries à son arrivée en Italie. À la différence près qu’à Milan, Niang va trouver à qui parler.

Prise de conscience et renouveau en 2013


Mais plutôt que de l’enfermer dans un fourgon, les dirigeants milanais, pourtant furax après les deux écarts, vont adopter une toute autre stratégie. L’engueuler, déjà. L’éloigner des tentations de la nuit milanaise, ensuite – M’Baye réside encore à Gallarate, à 50 bornes de la capitale lombarde. Et alors que les médias et spécialistes le comparent à maître Balotelli, se lamentent de ses incartades en lui prédisant un départ dès l’hiver et une fin de carrière en D4 anglaise, Niang est surtout invité à se faire tout petit. Et à répondre de deux manières : discrétion, et travail. Coach Massimiliano Allegri attend un signal positif, le Français se met au boulot. Finis les retards à l’entraînement, déjà. Il apprend l’Italien à vitesse grand V, aussi. Et ne se plaint en aucun cas d’un temps de jeu famélique, lui qui ne disputera que sept petites minutes de jeu sur toute la phase aller de championnat. Il attend son heure, l’entrevoit en décembre. Le grand patron Silvio Berlusconi, en visite à Milanello, l’apostrophe : «  On croit en toi, tu auras ta chance en Coupe d’Italie.  » Le 12 du mois en effet, face à la Reggina, M’Baye dispute la dernière demi-heure de jeu, et claque son premier but – le seul jusqu’à présent – sous le maillot rossonero. Une sortie convaincante, qui sonne comme un nouveau départ. À la reprise début janvier, il enchaîne cinq titularisations, sur le côté droit de l’attaque milanaise. Des prestations abouties, du sérieux, encore quelques difficultés face aux buts. Des prestations qui coïncident en tout cas avec le regain de forme d’un Milan AC retrouvé. S’il n’est pas, à ce jour, un titulaire indiscutable dans l’effectif milanais, il affiche des progrès évidents. Progrès rendus possibles par son changement radical d’attitude, donc.

« Le fait que le Milan m’ait tiré les oreilles et mis la pression, c’est ce qui fait que j’ai donné deux fois plus. Aujourd’hui, j’ai compris qu’il y avait des exigences, et qu’il fallait faire des sacrifices pour arriver au plus haut niveau  » , raconte-t-il à Canal. Un gamin turbulent qui a été recadré, et qui reconnaît aujourd’hui ses erreurs. Il assumait d’ailleurs tout récemment, en grand garçon, sa responsabilité dans le « scandale des Espoirs  » , acceptant la sanction de la Fédération française, et une suspension de toute sélection nationale jusqu’au 31 décembre 2013. Oui, ce gosse entré à l’âge de 12 ans en centre de formation, privé de son adolescence et qui a brûlé toutes les étapes, semble avoir grandi. À Milan, s’il reste encore étroitement surveillé – « c’est un jeune qu’il faut suivre de près, à qui on doit donner les bons conseils, parce qu’il a de grandes qualités qu’il ne doit pas dilapider » , dixit Allegri – il a en tout cas réussi là où personne ne l’attendait. Il est passé d’un statut de petit con futur ex-espoir à celui de star en devenir. Cette troisième crête dans un trio d’attaque milanais (avec Balotelli et El Shaarawy) destiné à faire trembler l’Europe. Et bien qu’il conserve de son insouciance, de son insolence, il garde les pieds sur terre. « Je sais que la route est encore longue. Allegri continue de me dire de faire les choses calmement. Je l’écoute, je m’applique à apprendre le plus possible. » On peut se désoler devant le départ des jeunes talents made in France à l’étranger. Force est de constater que dans le cas Niang, le transfert est d’ores et déjà bénéfique. Le 26 décembre dernier, le jeune homme a même passé le permis.

Par Alexandre Pauwels
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