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Lyon : pour 15 minutes de plaisir

Arrivés à Barcelone avec la certitude d'avoir un coup à jouer, les Lyonnais se sont vite fait rattraper par une réalité bien plus crue... avant de se rendre compte, le temps de quinze bonnes minutes, qu'il pouvait y avoir une petite place pour eux au paradis. Ce n'était malheureusement pas suffisant pour que Messi accepte de les laisser y entrer.

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33 minutes se sont égrenées sur le tableau d’affichage, et Anthony Lopes écrase ses larmes dans son maillot. Il faut dire que cela fait alors 13 minutes qu’il cherche à retrouver ses esprits, après avoir été séché par Philippe Coutinho sur une sortie désespérée. À la suite du choc, le Lyonnais a passé cinq minutes allongé sur le tapis du Camp Nou, au pied d’une civière. Il s’est ensuite relevé, groggy, se dépatouillant comme il pouvait avec les passes en retrait de partenaires ne sachant comment faire pour aller de l’avant. Mais au moment d'enlacer Mathieu Gorgelin, son remplaçant, ce n’était finalement pas lui le plus sonné sur le terrain. Car le Portugais avait été jusque alors le seul à s’être montré à la hauteur de l’événement.

Virevoltant pour enlever une frappe brossée de Lionel Messi de la lucarne, bondissant dans les airs, vigilant sur les départs catalans dans la profondeur — comme lorsqu'il est allé chiper le ballon sous la semelle de l’Argentin —, le gardien était le seul garant d’un hypothétique espoir lyonnais. La Panenka pleine de sang-froid du prophète barcelonais et le pion de Coutinho, dans une cage évacuée pour tenter de colmater les errances de la défense, avaient alors réduit en miettes les gesticulations d’Antho. Non, ceux qui tanguaient le plus sévèrement dès la demi-heure de jeu étaient les dix bonhommes en orange qui étaient face à lui.

L'espoir avait du retard


Timorés, étouffés, bousculés, tétanisés... Quelle que soit la manière dont sera diagnostiqué leur état, les Lyonnais ont subi la loi des Blaugrana, ne sachant se mettre au diapason de leur dernier rempart. « On a été trop timides en début de match, avouait Lucas Tousart. Face à une équipe comme ça, il faut monopoliser le ballon. Au lieu de ça, on a couru derrière et on a été moins lucides. » Une mi-temps et un peu plus à filer les clés de leur destin aux Culés, et à les regarder jouer avec. « On n’a as su répondre à la pression du Barça » , soufflait Bruno Génésio. Memphis Depay invisible, Nabil Fekir pris en tenaille, Tanguy Ndombele solide, mais coupé de sa ligne d’attaque, c’est tout le système nerveux des Lyonnais qui a été bousillé par le Barça. Le genre d’attitude loin de coller aux promesses d’avant-match. Celles qui permettaient aux 5000 supporters présents de guetter la moindre étincelle.


Depuis les gradins, ceux-là ont soufflé sur les braises de leur feu-OL. Mais c’est quand la bourrasque Messi a été repoussée par Marçal sur sa ligne (48e) que les Gones se sont ravivés. Comme par magie, ou plutôt juste la réception tardive d’une rébellion exigée dans les vestiaires. « On est allés les chercher plus haut, on a pu poser notre jeu, analysait Génésio. En revenant à 2-1, on a senti qu’ils doutaient. » La banderille de Tousart, au pic du temps fort rhodanien, a enfin permis aux joueurs de l’OL de se rappeler pourquoi ils étaient là : pour faire frissonner ce peuple pour qui le terme d’épopée n’existe que dans les livres d’histoire. Et à un but du hold-up, Lyon s’est offert dix minutes de kif. Jouer tel un marionnettiste avec un bourreau devenu pantin, à le regarder se prendre les pieds dans la pelouse, à subir la bronca du public... Bref, le rôle qu’il s’était imaginé dès le début sans en avoir les ressources.


Le quart d'heure américain


Et finalement, c’est quand il a commencé à vraiment y croire que le FC Barcelone a coupé ça d’un grand coup de ciseaux. Ferland Mendy fauché et blessé, Génésio pensait avoir l’opportunité de jouer la carte offensive. Exit le bloc à cinq défenseurs, le coach lance Maxwel Cornet dans l’arène au bon souvenir de Manchester. Un pari qui se voulait audacieux, mais qui a, au lieu de ça, mis à terre le château de carte lyonnais. « Il ne restait qu’une quinzaine de minutes à jouer, se défendait Génésio, encore gêné. On savait que passer à 4 derrière, c’était permettre un allant offensif supplémentaire. Mais malheureusement, le troisième but du Barça a scellé notre sort. Ça nous a déséquilibrés et leur a redonné confiance. » Le reste ne sera que regrets, et difficile de capitaliser sur le seul exploit d'avoir fait douter le Barça un gros quart d'heure. Le FC Metz de 1984 reste donc le seul club français à avoir triomphé au Camp Nou, laissant ses compatriotes d'aujourd'hui quitter la tête basse la Ligue des champions.

Par Mathieu Rollinger, au Camp Nou
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