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Juninho tout-puissant

Juninho est omniprésent depuis plus de deux mois à l'OL, s'occupant du mercato aux côtés de Florian Maurice, tout en restant proche du terrain et du groupe de Sylvinho. Une prise de pouvoir qui coïncide avec la mise en retrait du président Jean-Michel Aulas. Attention, il y a un nouveau patron en ville.

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Il n’avait eu besoin de promettre à personne qu’il reviendrait un jour dans son club de coeur, tout le monde savait que Juninho finirait par revenir à Lyon dans un nouveau costume. L’évidence était pourtant loin d’en être une il y a encore quelques mois. Nous sommes en octobre 2018 et l’ancien génie des coups francs décide de vider son sac dans un entretien fleuve accordé à El País : la censure à la télévision au Brésil, les maux de la presse, son opposition à Jair Bolsonaro, le président de son pays, et donc son avenir dans le ballon rond. « Je ne me sens pas prêt, ni même désireux de revenir dans le football, dévoilait-il. J’ai reçu une offre de Lyon, mais j’ai préféré attendre. J’ai la capacité pour être dirigeant, sauf que, au vu du désordre total au Brésil et pour ce que je connais de la presse, je ne le ferai pas maintenant. »


Alors, Juninho a attendu. Huit mois à peine, pour s’imposer comme la tête de gondole du nouveau cycle lyonnais et faire son grand retour sur le devant de la scène à l’OL en tant que directeur sportif, presque dix ans jour pour jour après l’annonce déchirante de son départ. « Le président est venu me voir personnellement à Los Angeles, il m’a fait cette proposition, a développé Juni lors de sa première conférence de presse. Cette fois-ci, j’ai dit oui parce que j’ai senti que cette troisième chance de revenir à Lyon pouvait être une opportunité qui ne se représenterait jamais. J’ai un peu peur, c’est humain, mais je me dis qu’avec le temps qui passe, je l’aurais peut-être regretté. » Aucune peur sur le visage du natif de Recife, venu avec Sylvinho dans ses bagages et quelques convictions : « Il faut faire d’une équipe qui arrive à élever son niveau contre City, le PSG ou le Barça, une équipe capable de maintenir sa concentration sur le week-end d’après. Il y a des choses à changer sur le sacrifice, sur la mentalité pour faire des résultats en Ligue 1. » Le discours d’un homme qui sait ce qu’il veut.

Le contrôle total d'un omnipotent


Juninho n’a pas eu besoin d’un temps d’adaptation pour prendre la mesure de son nouveau rôle. Le jeune dirigeant de 44 ans a rapidement imposé son autorité naturelle chez les Gones, où son passé glorieux (343 matchs, 100 buts, 14 trophées) devrait lui offrir un sacré crédit. Mais le Brésilien refuse de s’appuyer là-dessus, il préfère parler, expliquer, démontrer. Ainsi, il a beaucoup parlé des changements nécessaires pour permettre à Lyon d’aller titiller le PSG - un objectif à peine avoué - sur le moyen terme. Comprendre : les méthodes risquent de changer et les ambitions de monter d’un cran. Deux mois plus tard ? Juninho n’est pas pleinement satisfait et reste conscient qu’il faudra du temps pour récolter les fruits de leur labeur. « Le staff n’est pas encore complet à mon avis. Toutes les grandes équipes ont un staff élargi. Filmer les entraînements, c’est important, c’est une évolution, même si les coûts sont élevés, a-t-il développé au micro d’OL TV en début de semaine. Faire comprendre ça aux gens, ça met du temps. Tout le staff doit s’adapter quand un nouvel entraîneur arrive. Je ne peux pas dire que le staff n’a pas fait les efforts, mais on doit trouver un équilibre avec un entraîneur étranger. » Un gentil avertissement et un modèle de perfectionnisme.



Il va peut-être falloir s'y habituer, Juninho est partout. Aux côtés de Florian Maurice et de la cellule de recrutement, il a géré d'une main de maître le début du mercato lyonnais, faisant passer la pilule des départs attendus avec des arrivées rapides et intelligentes. Avec son nouveau look de petit intellectuel, il a toujours été présent aux côtés de Jean-Michel Aulas et Maurice lors de la présentation des nouvelles recrues, prenant souvent la parole pour défendre les choix des dirigeants lyonnais et mettre en avant la valeur ajoutée de chaque joueur. Memphis Depay est déjà séduit par le bonhomme, comme il l'a fait comprendre dans L'Équipe : « Je pense que sa venue est très importante pour le club, c'est un choix intelligent, parce qu'il peut avoir beaucoup d'impact sur les jeunes. Quand il parle, j'écoute. Je crois beaucoup à sa vision. » Voilà peut-être la force de Juninho : il comprend son nouveau job de directeur sportif, mais il parvient aussi à lui donner une touche personnelle. Comment ? En restant très proche du terrain et de l'effectif. « Je ne pensais pas le voir sur le terrain, confiait récemment Denayer. C'est quelqu'un qui a signé comme directeur sportif, mais il est souvent dans le groupe. » La preuve lors du stage à Tignes, en juillet, où il était venu passer trois jours, scrutant le moindre détail de chaque séance d'entraînement, ou même lors de son passage sur OL TV cette semaine, lors duquel il a déroulé sa vision tactique de la préparation lyonnaise. L'empreinte du patron.

Juni dans la lumière, Aulas dans l'ombre


Jean-Michel Aulas dans tout ça ? Il reste le big boss de l'OL, il ne faut pas se tromper. Mais le président historique du club rhodanien se fait beaucoup plus discret, que ce soit dans les médias ou même sur Twitter, son terrain de jeu depuis quelques années. L'entrepreneur de 70 ans avait d'ailleurs annoncé la couleur dès l'arrivée de Juninho et ne cesse de le répéter à chaque intervention médiatique : cette mini-révolution va lui permettre de se mettre en retrait. « Je resterai attentif mais je prends vraiment du recul, a-t-il confirmé dans L'Équipe en juillet. Juninho aura la quasi-totalité des responsabilités sportives, ce qui me fera un peu de bien. Quand on a 32 années d'expérience avec pas mal de titres, ça donne de la force dans les choix. » Rarement l'omniprésent Aulas n'avait accordé une aussi grande confiance à quelqu'un à Lyon, au point de lui laisser les mains libres pour choisir un entraîneur ou faire le mercato. Une façon, peut-être, de préparer sa sortie après plus de trois décennies à diriger son club. Le naturel pourrait revenir au galop, c'est vrai, mais JMA est apparu épanoui sur les ondes de RMC cette semaine : « Juninho est suffisamment indépendant et réaliste pour tirer la sonnette d'alarme quand il a besoin. On se connaît très bien, il y a une confiance parfaite. C'est lui qui déclenche le besoin d'échanger. En ce qui me concerne, c'est du bonheur : cela permet d'être informé de ce qui est important sans être en première ligne pour ce qui ne le mérite pas. » Pourvu que ça dure.

Par Clément Gavard
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