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Lyon indompté et Rennes d’Espagne !

Quatrième match des clubs français depuis la sortie des poules. Jusque-là aucune défaite, une belle qualif' acquise (Rennes à Séville, 3-3 et 1-3), une qualif bien en vue (PSG, 0-2 à Old Trafford) et une qualif' toujours jouable (Lyon-Barça, 0-0). Comme un air de printemps ?

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OL-Barça : 0-0 plus ou 0-0 moins ?


Les stats ne donnent que 34% de chances de se qualifier aux équipes qui font 0-0 à l’aller à domicile. Donc, c’est le Barça qui est très logiquement le mieux placé pour les quarts de Ligue des champions. D’autant que Messi, mais aussi Suárez, ont connu une inefficacité devant le but qu’ils pourraient corriger au Nou Camp ! Et puis l’écrasante domination catalane, surtout en seconde mi-temps, n’a mis en évidence que le meilleur joueur lyonnais Anthony Lopes, soit le gardien de but. Preuve de la faiblesse du reste de l’équipe... Un Lopes XXL et un Denayer léonin ont en fait empêché un naufrage axial constaté en trois lignes du 4-2-3-1 initial. En pointe, un Moussa Dembélé peu trouvé a été courageux, mais incapable de garder le ballon pour faire remonter le bloc. Derrière lui, Memphis Depay a encore raté un grand rendez-vous, se montrant inexistant dans un rôle majeur offensif qu’il revendique pourtant avec insistance. Et surtout devant la défense, une paire en souffrance avec un Ndombele décevant et un Aouar timoré. Le duo, déjà coupable d’un déchet technique inhabituel, semblait trop espacé ou trop bas, laissant un espace mort axial dans le camp lyonnais que Messi a pas mal exploité !


Mais où donc étaient passés la compacité du bloc rhodanien et le resserrement de ses lignes observés à Manchester City (1-2) ? L’inspiration salvatrice de Génésio dans le passage en 4-3-3 à la 68e (Tousart pour Traoré) a rééquilibré son équipe et permis de sauvegarder le 0-0. Le FC Barcelone part donc favori pour le match retour. Reste que... un 0-0 est préférable à un 1-1, donc il suffira de marquer une fois pour que les Gones inversent les pronostics. Terrier (frappe sublime sur la transversale de Ter Stegen), Aouar (tir vicieux) et Traoré (incursions tranchantes) ont démontré en première mi-temps que sur un temps fort, même court, les Lyonnais « pouvaient le faire » .


Et puis, Nabil Fekir sera là. Gare aux fantasmes, cependant ! Rien ne garantit qu’en sa présence Lyon passera. Ceci dit, Nabil est le point d’équilibre qui a manqué à l’aller. Face à un Barça condamné, mine de rien, à marquer, Nabil, s’il veut se révéler à l’Europe entière, devra déployer son registre exceptionnel qui a tant manqué au Groupama Stadium : aimanter les ballons, orienter le jeu, donner vitesse ou lenteur au tempo, naviguer entre les lignes, ajuster les centres, tirer les coups de pied arrêtés et enfin marquer... Barcelone peut accéder en quarts sans un grand Messi, mais Lyon ne passera pas sans un grand Fekir. Aujourd’hui, l’OL est encore en vie et rien d’autre ne compte.


Rennes l’a fait !


Se souvenir des belles choses... Puisse Rennes s’inspirer jusqu’à la fin de sa saison des 40 premières minutes livrées au stade Benito Villamarin de Séville. Dès le début, les Rouge et Noir sont là, debout, tête haute, concernés, suivant un plan bien précis articulé autour d’un 4-4-2 où, dans le cœur du jeu, Bourigeaud va se montrer plus mobile qu’André à l’aller. Solidaires, installés dans la moitié adverse en phase offensive, les Bretons sont tous impliqués au pressing à la perte. À l’image d’un Ben Arfa en bleu de chauffe de colmateur d’espaces... On ne rêve pas ! Un club français mal barré après l’aller qui DONNE TOUT sans calculer ! À l’image d’un Bensebaini de feu à hauteur de ses attaquants en phases de possession. Les Rennais ont mûri à une vitesse folle en une semaine. On sent que ça va venir... Et bing ! Coup de boule de Bensebaini, justement, sur corner de Grenier : 0-1 à la 22e. Et boum ! Hatem glisse la balle en long vers Sarr à droite de la surface qui croise trop et Hunou qui surgit pour battre Robles de près : 0-2 à la 30e. On sent qu’avec ce Rennes-là, le scénario de l’aller aura du mal à se répéter. Même après la réduction du score de Lo Celso à la 42e (1-2)... Parce qu’en face, le Betis trop sûr de sa possession a oublié de se mettre en mode warrior. Erreur fatale !



La possession des Vert et Blanc patine sans un rythme élevé, comme à l’aller où les Sévillans ont vraiment couru après le score, sans la combativité acharnée des matchs de coupes et sans le grain de folie d’un Lainez entré trop tard (78e). Le Betis a empilé les centres au troisième poteau pour personne ! Et quand ils étaient mieux ajustés, c’est la paire Mexer-Da Silva qui ramassait tout de la tête... Surtout, Rennes a résolu un autre problème majeur de l’aller où William Carvalho avait eu toute latitude pour enclencher le jeu à partir du rond central : c’est Clément Grenier, fatalement moins présent dans la construction, qui a souvent neutralisé le stratège adverse, devenu subitement plus vieux de dix ans. Canales a plutôt bien suppléé son coéquipier portugais. Du coup, c’est en individuel plus qu’en collectif que Lo Celso, à l’aise entre les lignes, ou Jesé ont animé, souvent avec brio, le secteur offensif sévillan. Mais les Bretons faisaient bonne garde dans l’axe, dégarnissant les côtés pour ces fameux centres inefficaces.


À l’arrivée, la victoire tactique rennaise la plus signifiante sera d’observer le Betis qui se renie en balançant devant ! Un sacrilège puni d’un troisième but breton en solitaire signé Niang à la 94e, servi par un Ben Arfa précieux dans la temporisation en seconde période. Score final : 3-1 ! On donnait 14% de chances au Stade rennais de se qualifier après le 3-3 de l’aller. On n’y croyait pas vraiment. Eux, si ! Rennes est le premier club français à gagner au Betis Séville et c’est la première fois de son histoire que le club atteint les 8es d’une Coupe d'Europe. Bravo aux Rennais, bravo à Julien Stéphan : le printemps arrive et les adversaires potentiels des 8es laissent présager une affiche alléchante. Encore un petit effort jusqu’aux quarts et le bilan tricolore en C1 et C3 commencera à avoir de la gueule !

Par Chérif Ghemmour
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