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Modrić, tapis royal

Capitaine d'une Croatie finaliste de la Coupe du monde pour la première fois de son histoire, Luka Modrić a l'occasion dimanche de poser son pays sur des cimes jamais atteintes. En cas de succès, c'est une autre porte qui s'ouvrirait : celle du Ballon d'or.

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Luka Modrić a l’image d’un ruban adhésif, option double face. Un sportif qui accroche tout ce qu’il croise sur sa route : le regard des autres, les enjeux (de tous types) et les espoirs de son pays, les ballons, les louanges. Tout. Samedi, à la veille de la première finale de Coupe du monde de l’histoire d’une Croatie dont il porte fièrement le brassard du haut de ses cent soixante-douze centimètres, le milieu du Real Madrid s’est pourtant contenté de hausser timidement les épaules : « On n’a pas besoin d’être immense pour pouvoir jouer au football... » Là, on a vu le bonhomme recevoir et renvoyer les questions comme un frisbee. Ce que représente cette finale ? « Je suis passé par de nombreuses épreuves, mais l’important est de ne jamais baisser les bras. La route a été longue, semée d’obstacles, il y a eu des hauts, des bas, mais il faut savoir lutter pour atteindre ses rêves. » Son discours d’avant-match ? « Je ne m’assois pas quelque part pour rédiger quelque chose. Non, je vais simplement dire à mes coéquipiers ce que je ressens sur le moment, j’aurai peut-être un moment d’inspiration, ça viendra sur l’instant. Ce que je sais simplement, c’est qu’il faudra mettre les émotions de côté. » Et l’histoire, alors ? « Tout ça nous a influencés, c’est certain, mais je n’ai pas envie d’en parler. C’est du passé, parlons du futur. »

L'écume et le feu


Modrić pèse chaque mot qu’il pousse dans la machine médiatique et sait qu’avec la sélection, il ne vient pas parler que de foot. Peu importe, il est prêt aussi, n’hésitant pas à envoyer un crochet si l’on tente de le balayer. En début de compétition, il s’est ainsi payé un type venu le chatouiller sur son inculpation pour faux témoignage dans l’affaire Zdravko Mamić: « Vous n’avez rien de plus intelligent à demander ? Combien de temps vous a-t-il fallu pour préparer ce genre de question ? » Le journaliste étranger en question est revenu samedi, a agité sa main pendant toute la conférence de presse, mais n’aura jamais reçu le micro. Il est reparti furieux. La consigne a été passée dans le camp croate, et l’icône a passé les dernières semaines sous surveillance rapprochée. En réalité, ce Mondial est sa rédemption (ce qui est le cas aussi pour Dejan Lovren, lui aussi emmêlé dans le dossier Mamić) et le bon parcours de la Croatie a permis d’éteindre temporairement le feu. Tout ça reviendra une fois la dernière bougie soufflée, on le sait, Modrić le sait. Une preuve ? Après la qualification pour les quarts de finale face au Danemark, une fresque murale qui lui rend honneur à Mostar a été barrée de l’inscription suivante : « Même si tu nous apportes le titre mondial, tu restes l’écume des Croates. » Brutal.


« Sa contribution est indénombrable »


En attendant, c’est le joueur qui parle : un kaléidoscope, un type qui réfléchit la lumière à l’infini et sous mille versions. Luka Modrić est un cas d’école, un plaisir de tous les matchs, un ouvreur d’espaces et un lubrifiant. Ce qu’il fait a quelque chose d’extraordinaire : il rend le football simple, avec légèreté, grâce, tout en permettant à l’ensemble qui l’entoure de respirer dans un univers mortel (la Coupe du monde) où les espaces sont de plus en plus réduits. On s’est déjà posé la question suivante, évidemment : d’où vient-il ? Comment est-ce possible que ça soit aussi facile ? Et l’on s’est simplement rendu compte qu’il avait ramené dans la vie de ses partenaires la notion de temps. Xavi, il y a quelques mois l’expliquait ainsi : « Les statistiques ne remplaceront jamais les sensations. Elles vous font croire que Luka Modrić a fait un mauvais match contre le PSG. Pardon ? Oui, il a perdu quelques ballons, mais il a fait gagner de l’espace à son équipe, il a soulagé ses coéquipiers et il a fait mal au PSG. Sa contribution au jeu est indénombrable. » Et elle est évolutive : face à la Russie, Modrić s’est ainsi adapté à la physionomie de la rencontre, rythmant le jeu offensif des siens et se retrouvant capable d'offrir un sprint en pleine prolongation pour éviter un six-mètres adverse. Son football est une mise à mort de l’individualisme – qui oubliera son match face à l’Argentine ? – et une œuvre plurielle. Il faut le préserver et en profiter, car cette fois, lui et sa bande (Rakitić, Mandžukić, Perišić) ont réussi à dribbler ceux qui voyaient une nouvelle fois la Croatie se prendre le mur de la phase à élimination directe dans les dents.


Cette finale sera la sienne ou celle de N’Golo Kanté. En cas de succès, une question reviendra forcément : et le Ballon d’or ? Arrêtons-nous deux minutes là-dessus : le cerveau d’un joueur est invisible pour le commun des mortels et n’a aucun prix aux yeux des juges. Luka Modrić le sait, a raconté samedi que le dénouement de cette histoire n’était en aucun cas « entre ses mains » et ne gagnera probablement jamais de récompense individuelle. À qui la faute ? Aux affamés de statistiques, à la télévision qui a transformé le jeu en divertissement, à l’apparence qui a gagné le combat des idées face à la substance, à tout le monde. C’est l’évolution du foot, celle qui a privé un jour Andrés Iniesta ou Wesley Sneijder d’un Ballon d’or. Celle qui privera sûrement Modrić, dont l’avenir se jouera donc peut-être en taule pour avoir été transformé en jouet par une crapule à un âge où il ne cherchait qu’à grandir, et peut-être dans le futur Kanté et De Bruyne d’un ticket d’entrée pour ce petit monde. Au fond, que faut-il retenir ? Que Luka Modrić est le football, tout simplement, et qu’il a aujourd’hui une scène gigantesque pour prouver qu’il peut déposer son pays sur une cime jamais atteinte.







Par Maxime Brigand, à Moscou
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