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Louis Lapouge : « Je suis au PSG, mais je veux jouer pour Malte »

Comme Messi avec l’Argentine, Neymar avec le Brésil – quand il n’est pas blessé –, Mbappé avec l’équipe de France et bien d’autres encore, Louis Lapouge, joueur du Paris Saint-Germain de 28 ans, pourrait bien disputer quelques rencontres internationales dans les prochains mois. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le buteur de la réserve parisienne suscite l’intérêt de Malte. Explications avec l'intéressé.

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Tu es né à Aubervilliers, tu as passé presque toute ta carrière en France, mais tu postules la sélection maltaise. C’est quoi cette histoire ?
Après mon passage aux États-Unis (à Bakersfield en 2016-2017, NDLR), je suis retourné en France, j’ai pas mal bourlingué, comme on dit. Je suis passé par Dinan-Léhon en N3, afin de sortir du cocon parisien, puis Fleury, qui était leader en N2, avant d’enchaîner par l’ACBB, Aubervilliers puis Pontarlier, une N3 de Bourgogne – Franche-Comté. Je kiffais là-bas. J’avais un petit contrat, et le club m’avait trouvé du boulot chez Century 21. Et au début de l’année 2020, malheureusement, les matchs commencent à être reportés à cause de la neige et tout. Puis arrive la Covid... Sauf qu’entre-temps, j’avais reçu une notification Facebook. Un spam. Je vais jeter un œil au truc dans les messages cachés. Je le supprime. Mais je vois en dessous un message en anglais, qui datait de deux ou trois jours. Un mec se présente, dit qu’il travaille pour la Fédération maltaise et qu’il essaie de trouver des joueurs de foot et de basket avec des origines maltaises. Il m’envoie un lien d’un site aux États-Unis qui donnait le nom de mes parents, Olivier Lapouge et Lilliane Farrugia. C’est le seul endroit que je connaisse où cette info est publiée. Improbable.

Et c’est comme ça que la connexion s’établit ?
Oui, car Farrugia à Malte, c’est comme les Dupont ou les Martin en France. Je lui dis que oui, Lilliane Farrugia, c’est bien ma mère. On s’appelle et on communique en anglais. Rien que pour ça, il me félicite. Après, j’avoue, je le prenais pas trop au sérieux au début. Puis il a appelé ma mère pour effectuer des recherches sur mon grand-père décédé. Il fallait qu’il soit mort avant 2010 car la législation à Malte avait changé pour les naturalisations. Il est mort en décembre 2009...

« On a un peu discuté avec le sélectionneur et il ne comprenait pas pourquoi à 27 ans, je jouais au PSG en N3. Je crois qu’il m’a pris pour un mytho. »

Et juste après cette discussion, tu signes au PSG.
Là, il m’a dit : « Ah, ça va changer des choses. J’ai parlé avec la Fédération, il y a de grandes chances que tu viennes avec nous vers mai ou juin pour effectuer un essai. » En janvier 2021, il me rappelle pour me dire que c’est sûr, c’est bon, c’est validé. Moi, je lui dis qu’il n’y a pas de souci, je viens le plus longtemps possible s’il faut. Quand ils m’ont appelé pour booker mes billets d’avion et l’hôtel, c’est là que j’ai compris que c’était pas du bluff. (Rires.) C’était le couvre-feu à Paris, et j’étais comme un dingue. J’y suis allé. J’avais un hôtel de fou furieux. J’ai eu une vie de pro pendant trois semaines.



Concrètement, comment ça s’est passé là-bas ?
On m’a fourni l’équipement, le short, le maillot et les chaussettes. J’ai pu tout garder. Je n’étais venu qu’avec mes chaussures pour le stage. (Rires.) On était 35 environ. Il y avait tous les joueurs du championnat maltais régulièrement sélectionnés en équipe nationale. Mais pas les « Européens » qui avaient leur championnat à disputer, comme Teddy (Teuma, un Français naturalisé maltais, qui évolue en Belgique à l’Union saint-gilloise, NDLR). Tous les matins, on m’indiquait l’horaire de l’entraînement, et un chauffeur me récupérait à l’hôtel.

Le niveau était comment ?
Franchement, j’ai été très agréablement surpris. Déjà par le coach, Devis Mangia. Il est exceptionnel. C’est lui qui avait emmené les Italiens en finale de l’Euro Espoirs avec Verratti, Insigne, Immobile (en 2013, défaite 2-4 en finale face à l’Espagne, NDLR). J’ai énormément progressé avec lui en seulement trois semaines. Tactiquement, il est très fort. Il avait dit à son arrivée à la tête de la sélection : « Oui, on peut mettre le bus et jouer à dix derrière, mais qu’est-ce que ça va nous apporter ? » Du coup, à l’entraînement, on essayait de ressortir proprement les ballons. Sur certains exercices, on n’avait pas le droit de dégager devant. Après une passe verticale, il fallait effectuer obligatoirement une passe horizontale. Pour les joueurs, il a une vision très plaisante, il nous met en valeur, c’est super agréable. J’aimerais bien rebosser sous ses ordres, c’est clair. On a un peu discuté ensemble et il ne comprenait pas pourquoi à 27 ans je jouais au PSG en N3. Je crois qu’il m’a pris pour un mytho. (Rires.) Je suis un joueur du PSG, mais je veux jouer pour Malte, moi.

Avec les autres joueurs, le feeling était bon ?
Je me suis tout de suite senti à l’aise dans cette équipe. Il y a de bons petits joueurs, et les ballons arrivent toujours pour les attaquants, comme moi. Je me suis bien entraîné. À chaque opposition, je marquais. Je pourrai rendre des services, c’est clair. Il y a du talent dans cette équipe. Je ne serais pas étonné que d’ici cinq ans quelques joueurs émergent. Des clubs de Ligue 1 ou Ligue 2 pourraient tenter des paris avec ce genre de profils.

Depuis ton stage à Malte, suis-tu les résultats de la sélection ?
Bien sûr ! Je me suis beaucoup renseigné. En septembre dernier, j’ai regardé le match en Russie. Les Maltais perdent 2-0, mais il y a plein de situations où ils font mal à la Russie. Je me verrais bien finir les actions. (Rires.) Pour ce qui est de l’hymne, c’est du maltais, ça ressemble à de l’arabe, c’est compliqué. Mais si je suis sélectionné, je me ferai un plaisir de l’apprendre.

« Bon, c’est pas drôle ce que je vais dire, mais si elle meurt demain, ce que je ne souhaite pas hein, eh bien je ne peux plus être sélectionnable. Ma mère, c’est ma porte d’entrée. »

Ta maman, elle pense quoi de tout ça ?
Elle est contente. En plus, elle obtiendrait le passeport aussi, car c’est grâce à sa famille que je peux prétendre à la sélection, donc il faudrait qu’elle l’ait obligatoirement. Bon, c’est pas drôle ce que je vais dire, mais si elle meurt demain, ce que je ne souhaite pas hein, eh bien je ne peux plus être sélectionnable. Ma mère, c’est ma porte d’entrée. Elle me le répète tout le temps. (Rires.) Comme mon grand-père est mort assez tôt, je n’ai pas trop connu ma famille de ce côté-là. Ça me permet au moins d’y voir plus clair avec toute cette histoire.

Et tes coéquipiers au PSG, ils te posent des questions, ils t’en parlent ?
Je leur en ai parlé, ils sont intrigués. Ils me demandent quand est-ce que je vais être sélectionné. À Malte, les joueurs, eux, me demandaient comment ça se faisait qu’un Français vienne ici. Et puis quand je leur disais que ma mère s’appelait Farrugia, ils comprenaient tout de suite. D’autres me demandaient si je voyais Neymar ou Messi. Je leur disais que oui, mais qu’ils s’entraînaient sur un autre terrain un peu plus loin que le nôtre.



Certains pros du Paris Saint-Germain partent régulièrement en sélection, ça pourrait être ton cas dans les prochains mois.
Je prends beaucoup de recul par rapport à ça, mais si ça doit arriver, je me donnerai à 3000%. Le club est au courant. J’ai usé de mes contacts pour qu’ils fassent en sorte de prévenir la Fédération maltaise que j’étais à fond dans le truc. Angelo Castellazzi (le directeur sportif adjoint du PSG, NDLR) connaît bien Devis Mangia, donc ça peut aider. On m’a dit que la sélection avait toujours un œil sur moi. Et comme je fais une bonne saison...

« Je sens qu’il va y avoir un France-Malte pour les éliminatoires de l’Euro 2024. J’ai un pressentiment, ce serait fou ! »

Il te faut encore ton passeport pour être appelé officiellement ?
Oui, ça peut prendre du temps. Normalement, c’est deux ans environ, mais si la Fédération pousse ça peut passer de quatre à six mois. Et pour toutes les démarches administratives, c’est le mec qui m’avait contacté sur Facebook qui s’occupe de tout. Il adore ça. On l’appelle Sherlock Holmes là-bas. Faut tenter le truc en tout cas. Surtout que je sens qu’il va y avoir un France-Malte pour les éliminatoires de l’Euro 2024. J’ai un pressentiment, ce serait fou !

Tu l’as dit, tu réalises une bonne saison. Il faut donc poursuivre sur cette lancée...
Exactement ! J’ai inscrit 9 buts cette saison avec la N3 du Paris Saint-Germain. Et c’est ce qui me manque dans ma carrière, une saison avec 10-15 buts. Là, je suis bien parti. Je suis sous contrat amateur. On s’entraîne trois fois par semaine avec match le samedi. Et je me rajoute des entraînements persos.

Tu as d’ailleurs récemment inscrit un doublé face au Paris FC.
On était avec trois têtes d’affiche en plus, Ismaël Gharbi, El Chadaille Bitshiabu et Nathan Bitumazala. Ils ont été agréablement surpris par le niveau. Yohan Cabaye (coordinateur sportif du centre de formation du PSG, NDLR) nous suit, il nous aime bien. Il veut promouvoir la N3. Dans le club, ça se sait que notre équipe est bonne. Là, cette saison, on est 2es derrière le Racing Colombes 92, qui est le favori. C’est un club qui veut monter depuis longtemps et qui a de grosses individualités. Le but, forcément, c’est de monter quand on est deuxième.

Propos recueillis par Tanguy Le Séviller Photos : Walid Kharouni (Instagram : @walidk23)
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