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Lloris-Courtois : l'axe des mâles

Critiqués l'un et l'autre, décisifs en chœur. Vendredi, Hugo Lloris et Thibaut Courtois ont rappelé à leurs peuples respectifs pourquoi ils étaient indiscutables, chacun dans son style. Une certitude : ce France-Belgique sera une opposition de caractères aux cages.

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On repose souvent le bilan d’un gardien sur son nombre d’arrêts déterminants, alors comptons. Le plus précoce, c’était ce sauvetage contre l’Australie sur une tête déviée par Corentin Tolisso. Le plus compliqué, c’était assurément ce dégagement des deux lèvres sur une attaque de libellule face à l’Uruguay. Et quelques minutes plus tard, Hugo Lloris balançait le plus décisif : une horizontale devant Martín Cáceres que les esprits connaisseurs comparent depuis hier à celui de Gordon Banks sur Pelé en 1970.


Trois claquettes de premier ordre en plein Mondial, donc, pas dégueulasse pour un gardien dont les performances purement sportives ont parfois pu inquiéter ces deux dernières années en Bleu, et dont la dernière sortie notable restait d’ailleurs ce dégagement manqué face à la Suède. Dégagement qui, au passage, est le point de départ d’un joli effet papillon (élimination des Pays-Bas, Italie, Allemagne, Suisse, en attendant l'Angleterre), puisque l’on parlait d’insecte un peu plus haut. Non, en réalité, la dernière fois que l’on s’est senti absolument rassurés avec Lloris, c’était à l’Euro 2016. Une compétition qu’il avait traversée comme Jules César aux jeux du cirque, seulement planté sur le dernier numéro pour un but qu’il serait injuste de lui imputer. Serein, impliqué, important, notamment sur ce corner face à la Roumanie quand tout le monde prenait encore ses marques, ou face à l’Allemagne, en demi-finale.


Hugo l'introverti, Thibaut le revanchard


Lloris est ainsi fait : il se sublime lors des grandes compétitions. Sans trop en faire au micro des journalistes, à coups de « simple fait de jeu » fracassant de sobriété, comme le capitaine sans charisme qu’on lui reproche parfois d’être. Et puis de l’autre côté, parce qu’il faut bien un Sith à chaque Jedi, il y a Thibaut Courtois. Un bonhomme dont la situation personnelle est peu ou prou semblable : ce qu’on lui reproche à lui, c’est d’être mauvais à Chelsea. Après son match à sept arrêts face au Brésil – qui est également son nombre de confrontations sans défaite face à Neymar –, le voilà interrogé sur le plateau de la RTBF, hologramme solidement assis et basket blanches déjà chaussées. « J’avais envie de montrer qui est la Belgique, de montrer qui est Thibaut Courtois  » , dit-il. On le mousse un peu, il acquiesce gentiment, il a déjà reçu une centaine de messages Whatsapp, et il lui en reste tout autant à ouvrir.


Puis on en vient aux critiques. On ne l’y pousse pas tant que ça, le gars sait où il va : « Après le match de Barcelone (3-0, doublé de Messi entre ses jambes, N.D.L.R), beaucoup de gens ont rigolé sur moi. J’ai vu pas mal de photos apparaître sur Twitter, Instagram, de gens qui m’envoient maintenant un message alors qu’ils m’ont critiqué. Moi, je vois les gens qui sont là dans les deux moments : ceux qui sont difficiles, et les bons. » La bête marche à l’adversité. Quelques minutes plus tôt, il expliquait à la sortie de la pelouse sa nécessité de « rester cool  » face à des Brésiliens « qui se voyaient déjà champions du monde » , le genre de formule qui sort en général quand on en a un peu sur la patate. Chacun dans son rôle, chacun dans son style, Lloris et Courtois ont majoritairement œuvré à la qualification de leur nation pour les demi-finales de la Coupe du monde. Et fatalement, l’issue de cette dernière reposera sur la défaillance de l’un par rapport à l’autre.


« C'est presque un but »


Mardi prochain face à la Belgique, Hugo Lloris fêtera sa 103e sélection en équipe de France, égalant Didier Deschamps au jeu du nombre de capes après l’avoir dépassé en matière de capitanat (79 contre 51). Une différence en nombre de buts, toutefois : là où la Dèche en avait déjà inscrit quatre à ce temps de passage, Lloris vient seulement de débloquer son compteur. « L’arrêt devant Cáceres ? Ce n’est pas un arrêt, c’est presque un but » , glissait DD après l’Uruguay. À ce compte-là, Courtois compte alors probablement autant de pions que Thorgan Hazard (un), mais reste, avec près de quarante sélections de moins que le portier français (66), en large déficit d’expérience.


L’un compte déjà une finale d’Euro, l’autre n’a plus disputé de match à aussi forte implication émotionnelle depuis la finale de Ligue des champions 2014 avec l’Atlético. Et dans un Mondial de projection verticale où les gardiens ont jusqu’ici violemment été projetés sur le devant de la scène – pour le meilleur (Akinfeev, Schmeichel, Subašić, Pickford, Ochoa, Hyun-woo Cho), ou pour le pire (De Gea, Muslera, Kawashima) –, pas de raison que ça change. On sait déjà que le nôtre affronte ses futurs adversaires en Premier League tous les week-ends, reste à déterminer si c’est une information rassurante.

Par Théo Denmat
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