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Liverpool, gloire aux seconds

La saison de Liverpool n'est pas seulement historique d'un point de vue comptable, elle l'est aussi dans la manière. Une affaire d'abnégation, de fierté, d'amour de la gagne et de miracles répétés, pour finalement échouer si près du but... Tout Liverpool, quoi. Ou devrions nous dire « Poolidor » .

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C’était en 2012, et il ne pigeait toujours pas. « Je ne comprends pas ma popularité, disait-il. À bien y réfléchir, c’est peut-être parce que je suis allé chercher cette popularité en faisant des choses qui sortent de l’ordinaire. J’étais souvent à l’attaque dans les côtes, et à l’époque, il fallait aussi avoir du contact avec le public. C’est ce que je peux reprocher à certain coureurs français actuellement. Ils sont enfermés dans leur bus et on ne les voit plus. » À 77 ans, dans une interview accordée à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Mes 50 Tours de France, Raymond Poulidor se questionnait encore sur le pourquoi de sa notoriété, imputant à cette dernière ce que d’aucuns appelleraient aujourd’hui le panache. Mot qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec son cousin germain « panaché » , désignant une boisson mi-bière, mi-limonade dont la réputation est souvent moquée.


Non, ici, Poupou avait la clairvoyance d’admettre que les gagnants sont vus comme les cyniques, froids et calculateurs du lot, quand les éternels perdants ont l’empathie chevillée au corps, au cuissard, ou aux crampons. Et c’est, en quelque sorte, l’histoire de Liverpool. L’histoire d’une équipe dont les victoires finales sont si rares qu’elles en deviennent magnifiques, et d’un écusson devenu personnification de l’adage voulant que l’important ne soit pas la destination, mais le voyage. Et force est de constater que chez Air Reds, c’est souvent de la première classe.

Un cru exceptionnel


Explication par le hublot. Meilleur gardien de la saison : Alisson. 22 buts concédés, 21 clean-sheet, juste devant Ederson. Meilleur joueur de la saison, élu par ses pairs : Virgil van Dijk. Meilleur total de passes décisives pour un défenseur : Trent Alexander-Arnold, 12. Pas un soulier d’Or, mais deux, Salah et Mané émergeant à 22 pions chacun cette saison (et devant partager les lauriers avec le Gunner Aubameyang), du jamais-vu pour deux membres d’une même équipe dans l’ère Premier League. Au-delà des chiffres, vertigineux, la plage ne sera probablement pas aussi belle que fantasmée à l’ouverture de la porte blindée du petit coucou rouge, mais bon sang, quelle formidable équipage. Car si tout Liverpool comptait cet après-midi sur un faux pas de Manchester City à Brighton, c’est parce que le parcours était déjà historique. Résister à ces Citizens-là, il fallait le faire. Pour la première fois de l’histoire, un club pouvait terminer la saison deuxième avec 97 points. Et puisque Anfield est Anfield et que son histoire se nourrit d’espoirs déchus, pendant 21 minutes, les Reds ont été champions. Le temps de vie d’une folle rumeur, celle soufflant que Brighton venait de marquer contre City, éteinte à l’instant où Aymeric Laporte scellait le 2-1 des Skyblues sur corner en même temps que le début de leur prise de pouvoir.



Les chiffres sont démentiels, donc, mais constituent autant de bulles de fierté que de raison de se lamenter. Avec 97 points, la bande à Klopp aurait été championne à 25 reprises sur les 27 saisons de l’ère Premier League. Seul le City de l’an passé (100 points), et celui de cette saison (98) font mieux. Mieux – ou pire, c’est au choix –, le Liverpool cru 2019 est le meilleur deuxième de l’histoire, tout simplement. Avec 2,55 points en moyenne par rencontre, il devance les 96 points du Real de Pellegrini, saison 2009-2010 (2,53 points), et l’Ajax de la même année (2,50 points). C’est terrible. C’est beau. C’est cruel et profondément magnifique à la fois, la course au titre ayant de toute évidence rivalisé cette année avec le sprint final de la saison 2011-2012, conclue par un but mémorable d’Agüero. Malgré les neuf victoires de rang en conclusion, il aura suffi d'une défaite, une seule, le 3 janvier. La mauvaise. L’année prochaine, cela fera 30 ans que Liverpool n’aura pas remporté le trophée de champion d’Angleterre, et l’on se dit quelque part qu’il est toujours mieux de réserver les grosses fêtes aux gros anniversaires.

L'histoire ne retient que les gagnants, vraiment ?


Cette histoire est donc celle d’une course mémorable au maillot jaune, la même que Poulidor haïssait en son temps, renvoyant ses échecs sportifs répétés face à Anquetil à sa propre image, celle d’un loser. On lui disait qu’il était magnifique, lui ne voulait pas en entendre mot... à l'époque. «  Je vais vous avouer une chose, dit-il un jour à un journaliste un peu plus curieux que les autres. On ne m’interroge jamais sur les autres courses. Et finalement, je ne sais pas si je souhaite que l’on me pose des questions en dehors du Tour de France. Si on parle de Poulidor aujourd’hui alors que j’ai arrêté ma carrière en 1976, c’est tout simplement parce que je n’ai jamais gagné le Tour. Je suis certain que si j’en avais gagné deux ou trois, on ne parlerait plus de Poulidor. Alors que maintenant, je suis connu pour être l’éternel second. »


L’histoire ne retient que les gagnants, dit-on ? Faisons cette fois le pari que non. On se souviendra de cette année comme de celle au « meilleur second de l’histoire » . Alors, que Liverpool se rassure, les titres viendront, eux ont autre chose de plus grand. L’amour d’un public, le leur, et on va l’avouer ici : ils ont même l’amour du public des autres. C'est peut-être plus beau.



Par Théo Denmat
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