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Lille Europe, terminus de ce train

Lors de la 37e journée de la saison 2017-2018, Lille échappait à la relégation. Un an plus tard, les Dogues sont en passe de se qualifier directement en Ligue des champions. Il ne suffira que d'un point pour s'en assurer et refermer des plaies qui ont finalement cicatrisé bien plus rapidement que prévu.

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Il n'est qu’un spectateur parmi les autres, rien de plus. Installé en première classe, certes, profitant du sens de l’accueil de ses « amis » portugais installés dans le Nord, Luis Campos, mais aussi des préparateurs physiques Pedro Gómez Piqueras et Eduardo Parra García, ainsi que l’entraîneur des gardiens Nuno Santos. Pourtant, l’avis de José Mourinho permet tout de même de cerner en quoi cette équipe du LOSC est fascinante, à l’heure où le club s’apprête à composter son billet pour la phase de groupes de la Ligue des champions, sept ans après son dernier voyage européen. Lors d’un entretien donné cette semaine à L’Équipe, le charismatique entraîneur soulignait que si le convoi lillois roule aussi bien cette année, c’est certainement parce que sa locomotive a bien charbonné.


« C'est un bon exemple de ce qu'on cherche dans tous les clubs : cette "empathie" (harmonie) dans la structure du club, analyse The Special One. Souvent, quand il y a un directeur du football, un directeur sportif, c'est difficile de dire quelles sont les prérogatives de chacun. Là, c'est très bien défini. Je sais que Luis travaille vingt-cinq heures par jour. Mais c'est un club très, très bien organisé. Après les difficultés de la saison passée, finir deuxième, c'est fantastique. » Le Mou n’était pas présent au stade Pierre-Mauroy à la même époque l’an dernier pour observer les difficultés en question. De une, parce qu’il était encore en poste à Manchester United ; de deux, parce que l’ambiance et l’intérêt des matchs des Dogues étaient diamétralement autres que ceux proposés aujourd’hui.

LOSC highway


Il n’y avait qu’à voir la chemise détrempée de Christophe Galtier dimanche dernier, après le match contre Bordeaux. Si elle était si humide, ce n’était pas dû cette fois aux sueurs froides d’un risque de relégation. Mais bien parce que les joueurs sont venus célébrer, après une courte victoire, un coach qui les a sortis de la zone rouge l'an dernier pour les poser aujourd'hui à la seconde place de Ligue 1. « On n'a pas gagné de trophée, mais finir deuxième, quand il y a Paris et les autres, c'est une très grande performance et il ne faut pas la sous-estimer, savourait le coach nordiste. On a 72 points et 21 victoires. C'est fort, c'est beaucoup de joie, d'émotions, c'est une aventure humaine extraordinaire qui a commencé il y a 18 mois. Je pense aux 12 derniers mois et ce match à Toulouse où on se débattait (le 6 mai 2018). On était menés 1-2 à la 80e minute on était mal embarqués (victoire finale 3-2). Il n'y a pas de fierté personnelle, c'est juste une immense joie d'avoir trouvé cette osmose avec ce staff et ce groupe. Il faut être protecteur quand ça va mal, et mettre en valeur ceux qui travaillent quand ça va bien. » Ce samedi, il ne manque plus qu’un point à cette troupe pour valider définitivement ce coup de force, à empocher à domicile contre Angers si possible pour profiter avec son public d’une fête bien méritée.



Mais comment expliquer un tel revirement en si peu de temps ? D'accord, il faut mettre dans la balance les saisons en dents de scie des habitués du podium, Monaco en tête dont le parcours chaotique renvoie à un terrible miroir de celui des Dogues, mais aussi dans une moindre mesure Marseille, Saint-Étienne et Lyon, trois équipes contre qui le LOSC a pris 14 points sur 18. Mais le renouveau lillois s’est surtout construit en interne. D’abord, la modestie contrainte de Gérard Lopez, marqué à la culotte par la DNCG et obligé de viser en début d'exercice un simple top 10. Ensuite, par un lien de cause à effet, à une politique sportive moins hasardeuse, avec l’apport de joueurs plus expérimentés (Loïc Rémy et José Fonte en tête) pour encadrer les jeunes talents déjà présents (Nicolas Pépé, Mike Maignan) et d’autres recrutés avec pas mal de flair (Ikoné, Bamba, Çelik, Leão). Mais aussi au travail de Christophe Galtier, qui a su fédérer un groupe autour de valeurs, de principes et d’objectifs clairs, puis trouvant sur le terrain un équilibre démentiel entre solidité défensive et folie offensive (meilleure défense et 3e attaque du championnat). « Je suis fier de mes joueurs, fier de ce groupe, souriait Galette. J'ai une immense pensée pour ceux qui n'ont pas beaucoup joué, car c'est eux qui ont permis à cette équipe de s'améliorer. On est parvenu à former une équipe avec un grand E. »

Un dernier BIP pour la route


Mais qu’adviendra-t-il de cette équipe à la réussite fulgurante ? Saura-t-elle confirmer son retour en haut de l’affiche et prolonger ce cycle vertueux ? Car les éclats de ses pépites ont fait des envieux sur le marché européen. Cette semaine, la « BIP-BIP » complète, à savoir Jonathan Bamba, Jonathan Ikoné et Nicolas Pépé, s'est présentée face à la presse. « LOSC–SCO sera peut-être notre dernier match à trois, soufflait le dernier, déjà nostalgique. On essaie de profiter de ces moments. » Comme s’ils voulaient offrir un dernier tour de magie au Grand Stade, face à un club où d’eux d’entre eux se sont révélés (Bamba et Pépé). Il sera difficile de retenir le meilleur joueur de cette formation, Nicolas Pépé, avec ses vingt buts, ses onze passes décisives et ses déboulés insensés, même si l’Ivoirien faisait encore jouer le suspense : « Je ne suis pas parti. On ne sait pas de quoi demain est fait. On est là. » Mais d’après leurs déclarations, Lille ne devra pas se résoudre à tous les perdre d’un coup, les deux Jonathan devant être de l’aventure l’an prochain. « C’est un honneur de jouer la C1. Je suis très fier de mon équipe » , assurait Ikoné.



Christophe Galtier en personne voulait lui aussi promettre que le chantier de l’intersaison ne sera pas si énorme et que le LOSC ne bradera ni ses effectifs ni ses ambitions pour la suite. « On a passé deux heures ensemble avec Luis Campos pour dessiner les contours de l'effectif, les possibilités de départs, les possibilités d'arrivées, les profils, et on doit voir très prochainement notre président ensemble, expliquait-il. Le groupe ne sera pas démantelé, c'est très clair. Le onze ne sera pas le même, comme dans 100 % des équipes de Ligue 1. Il y aura deux, trois départs, peut-être quatre, mais l’idée n'est pas de démanteler l'ossature. » La ligne à vitesse est installée, reste à savoir jusqu'où celle-ci peut amener, tout en sachant que le billet retour est encore en option.



Par Mathieu Rollinger
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