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Ligue 1 : la routine du plaisir

Après une trop longue pause de soixante-dix-sept jours, la Ligue 1 fait son grand retour. Si le PSG apparaît encore une fois comme le grand favori pour le titre de champion, la perspective d'une nouvelle saison auréolée de nombreuses inconnues est comme à chaque fois très excitante. À condition que les amoureux du football français puissent vivre leur passion librement.

Elle est enfin de retour, notre bonne vieille Ligue 1. Chaque année, c’est la même ritournelle. On la quitte au printemps avec une pointe de nostalgie, mais aussi avec un peu de soulagement, après une saison éreintante, parfois même décevante et ennuyante. Puis, les jours passent - ou les semaines pour les plus traumatisés - et le manque commence à se faire ressentir. La sortie du calendrier en juin s’impose comme une première incitation à la rechute, pendant que les plus mordus tentent de combler leur appétit devant les multiples compétitions internationales. Mais voilà, rien ne vaut la routine, la vraie, celle d’un week-end vécu au rythme des dix matchs composant une journée de première division française. Une cadence à retrouver après un dernier exercice tronqué par les reports incessants, un premier festin au menu avec une affiche alléchante opposant Monaco à Lyon et l’espoir de voir la cuvée 2019-2020 devenir un grand cru.


L’excitation de l'inconnue


Pas besoin de se mouiller pour pronostiquer le futur champion, le Paris Saint-Germain paraît encore conditionné pour tout écraser sur son passage et soulever le trophée pour la neuvième fois de son histoire. Et alors ? La stimulation est ailleurs, elle est dans la nouveauté, dans l’inconnue. Les deux Olympiques ont tout changé : Lyon a lancé sa « mini-révolution » avec un duo Juninho-Sylvinho pour relancer la machine après l’ère Bruno Génésio et l’OM est allé chercher André Villas-Boas, là aussi un technicien étranger, pour oublier la bouillie proposée par l’équipe de Rudi Garcia la saison passée. Des tentatives risquées mais rafraîchissantes pour deux clubs dans l’attente d’un titre depuis 2012, et bien décidés à ne plus finir chaque exercice à une vingtaine de points du PSG. Surtout que l’ogre parisien a démontré dans les coupes nationales qu’il pouvait parfois laisser des miettes à ses concurrents. Reste à savoir si Marseille et Lyon seront capables de les ramasser ou s’ils préféreront laisser les traditionnels outsiders profiter de leurs errances pour se goinfrer.


Mais quels clubs pourraient vraiment concurrencer les habituels cadors de la Ligue 1 ? Monaco a un désir de revanche après une saison en enfer, Lille repart à l’aventure avec plusieurs inconnues dans son effectif et le poids de la Ligue des champions à disputer, Saint-Étienne reste un candidat crédible malgré le départ de Gasset et d’autres clubs ont misé sur la stabilité en conservant leurs entraîneurs pour performer (Montpellier, Rennes, Strasbourg). Pour compléter la liste des potentielles surprises, les Girondins de Bordeaux made in USA, installés à une décevante quatorzième place la saison dernière, veulent donner un nouvel élan à leur projet avec Paulo Sousa, pendant que le rachat imminent de Nice par Jim Ratcliffe devrait permettre aux Azuréens de nourrir de nouvelles ambitions. Dernières curiosités : un mariage inattendu entre Nantes et Christian Gourcuff, l’atypique Luka Elsner pour conduire Amiens au maintien, la saison de la confirmations pour Reims et Nîmes et le retour au premier plan de deux villes de foot, Brest et Metz. Comment ne pas se régaler ?

Séduire la France avant l'étranger


Cela ne fait aucun doute, les accros au multiplex du samedi soir seront au rendez-vous pour cette nouvelle saison. Pourtant, l’édition 2018-2019 a peut-être été l’une des moins intéressantes depuis très longtemps, entre un spectacle globalement pauvre et un suspense quasiment inexistant. Mais au-delà des considérations sportives - la Ligue 1 ayant un retard considérable sur l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie -, le championnat français doit d’abord faire en sorte de ne pas perdre ses premiers fans, ceux qui vivent dans l’Hexagone et sont susceptibles de se déplacer dans les stades. Une évidence ? Pas vraiment, la LFP ayant mis l’accent sur l’importance d’exporter le football français à l’étranger cet été avec les pathétiques EA Ligue 1 Games et la tenue du Trophée des champions dans un stade à moitié vide à Shenzhen, en Chine. « Notre priorité est de développer la notoriété de la Ligue 1 et de nos clubs à l’international, a récemment admis Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP, dans un entretien au Figaro. Nous voulons faire de la L1 l’un des trois championnats européens les plus regardés à l’international. C’est un travail de longue haleine. »


Une logique de business renforçant un peu plus la déconnexion entre les dirigeants du foot français et les supporters, notamment ceux qui essaient de faire vivre les stades. Avant d’aller draguer la Chine, les États-Unis ou le Groenland, la LFP devrait peut-être se concentrer sur une opération séduction en France, où les stades peinent encore à se remplir (taux de remplissage moyen de 73% en 2018-2019). « Il nous reste encore du travail à faire pour atteindre des taux d’occupation de 85-90%, a admis la patronne de la Ligue. Pour cela, nous devons faire du stade un lieu convivial où on a envie de venir et de rester. » Si la mise en place des référents supporters dans chaque club et l'instauration d'un tarif unique à 10 euros pour les visiteurs à partir de cette année sont des mesures encourageantes, le problème de la gestion des supporters en France n'est pas réglé et ces derniers devront sûrement faire face à de nombreux arrêtés préfectoraux (parfois grotesques) jusqu'au printemps. Puis, ils pourront tranquillement se remettre à déprimer en attendant le retour de cette bonne vieille Ligue 1.



Par Clément Gavard
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