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Liga serrée, Liga de Simeone

Il y a encore quelques années, la norme en Espagne était de vouloir calquer le jeu du Barça ou du Real. Or, cette saison, de plus en plus d'équipes veulent ressembler à l'Atlético de Madrid de Diego Simeone.

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Le monstre espagnol à deux têtes n’est plus. Ou presque plus. Dans un passé pas si lointain, où Barça et Real dictaient leur loi, Guardiola et Mourinho visaient la barre des 100 points, et Cristiano Ronaldo et Messi enchaînaient les exercices à 60 pions, la lutte pour le graal se limitait à cette dichotomie entre Blaugrana et Madridistas. Ce temps est, à en croire le classement de cette édition du championnat espagnol, bien révolu. Pêle-mêle, les constats pullulent pour décrire ce resserrement au sommet de la Liga : le FC Séville leader en solitaire, les deux points qui séparent le premier du sixième, les six unités entre la pole position et la douzième place... Mais les raisons, elles, restent plus mystérieuses. « Le holà doit être de mise, prévient Luis Milla, analyste assidu de la Liga, aujourd’hui à la tête de la sélection thaïlandaise. Le Barça et le Real, et dans une moindre mesure l’Atlético, sont toujours largement favoris. Et je ne suis pas de ceux qui pensent que cet équilibre des forces annonce un nivellement vers le haut dans le jeu. Il s’agit plus d’une bataille d’influence qu’est en train de gagner le Cholismo. » Suffisant pour gagner la guerre des idées ?

« Le résultat n’est pas affaire d’opinion  »


Avant cette reprise de la compétition domestique, un tournoi estival a rebattu les cartes du jeu. Ce que confirme, pour son grand bonheur, Diego Simeone, père spirituel du succès français : « Depuis le Mondial, les équipes ont interprété qu’il y a une autre manière de jouer, au nom de laquelle, dans le repli défensif, on grandit offensivement. » Un titre de champion du monde pour la France comme une ode à son football, donc, qui ne sied pas à tous les fins chroniqueurs outre-Pyrénées. Parmi eux, Jorge Valdano, qui livre chaque semaine son ressenti dans les colonnes d’El Pais : « Moi je suis d’une autre école. Ce que je reproche à la France c’est, tout en ayant d’immenses joueurs, d’avoir gagné selon la loi du risque minimum. (...) Ce qui a renforcé Simeone parce que le résultat n’est pas affaire d’opinion. » Cette maxime du Cholismo, de nombreuses formations espagnoles l’ont adoptée depuis la rentrée. De la Real Sociedad au Deportivo Alavés, de Gérone à Getafe, la possession prend des allures de pestiféré. Quelques îlots fidèles au tiki-taka font de la résistance, tels le Betis de Setién, mas ils n’en demeurent pas moins en infériorité numérique.



Aux côtés du romantique de Santander et de son armée de Beticos trônent toujours Real Madrid et FC Barcelone, dans le classement de la possession s’entend. Bien que « moins obsédé par la mainmise sur le cuir depuis l’arrivée de Valverde  » , dixit Luis Milla, le Barça ne peut se battre contre son histoire ni contre son héritage – et affiche 66,8 % de possession, soit le premier rang de Liga. Côté Real (64% de possession), l’analyse diffère, toujours selon ce même sélectionneur thaïlandais : « Lopetegui, et c’est tout à son honneur, rame à contre-courant du passé du Real, mais aussi de la tendance actuelle du football. Même s’il ne l’avouera pas, c’est un disciple de l’école Guardiola, le jeu qu’il prône a quelques années de retard. Car aujourd’hui, même les plus petites équipes de Liga trouvent la parade à un jeu de possession sans verticalité. » Les échecs à répétition de ces Madridistas, à l’image de leur dernier revers face au modeste Deportivo Alavés (1-0), valident ce constat : l’ambition de l’esthétisme a fait son temps, le minimalisme de la rigueur approche de son apogée.

Entre densification et appauvrissement


Prenant au pied de la lettre cet aphorisme, de nombreux entraîneurs de Liga ont décidé de faire leur mue. Les exemples sont légion, du très à la mode Pablo Machin du FC Séville – qui trouve que « la distance entre les équipes se réduit » – à Asier Garitano, faiseur de miracles à Leganés aujourd’hui à la Real Sociedad – dont Moyá, ancien portier de l’Atlético, « trouve de nombreuses similitudes avec Simeone » . Si les « disciples » de Diego Simeone voient leur nombre gonfler au fil des saisons, c’est bien parce que la méthode du Cholo leur permet de combler une partie de l’écart qui les sépare du haut du panier du championnat. « Disposer un bloc bas et compact, travailler les transitions rapides, c’est à la portée de chaque coach et, surtout, de chaque joueur. C’est presque rudimentaire, mais ça fonctionne comme le prouvent les résultats en dents de scie du Real et du Barça. Le travail peut gommer l’écart de talent et de budget » , synthétise Luis Milla. Car cet appauvrissement du jeu, en matière d’ambition, entraîne une densification de l’adversité pour le monstre à deux têtes du football espagnol qui, à défaut de délaisser son trône, devra cravacher pour le conserver.

Par Robin Delorme
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