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  1. // Liga 2011-2012

Liga : Contrôler pour mieux régner ?

A la rentrée, le football espagnol disposera d'une DNCG flambante neuve. Avec plein de restrictions, de contraintes et d'emmerdes comme en France. Mais avec des objectifs clairement différents. Focus sur une mini-révolution.

La DNCG à la française va bientôt avoir une petite cousine espagnole. En effet, la Ligue de Football Professionnel (LFP) ibère vient de voter la mise en place d'un organisme de contrôle économique des clubs de Liga et de Segunda. Une révolution en douceur qui commencera cette saison et s'échelonnera jusqu'en 2015, afin de laisser le temps aux clubs de régulariser leurs situations économiques. A moyen terme, l'objectif avoué de la LFP est de contraindre les clubs à prouver leurs solvabilités en leur imposant une série de normes financières. Pendant des années, l'Espagne du foot s'était montrée réfractaire à de telles mesures, seulement voilà la crise est passée par là... Les clubs de Liga qui avaient dépensé sans compter durant les années 90 ont au moins le mérite de ne plus se voiler la face. Leur situation économique est plus que critique et les sacrosaints droits TV ne suffisent plus à endiguer les déficits. Récemment, une étude réalisée en interne par la LFP, et relayée par le quotidien Marca, a même fait état d'un endettement global de 4 milliards d'euros. Un chiffre effrayant mais pas vraiment étonnant au vu des affaires qui ont éclaboussé la Liga ces derniers mois.

Les situations du Rayo Vallecano, du Depor, de Las Palmas, d'Oviedo ou encore de Valence, entres autres, n'ont laissé personne insensible et surtout pas le syndicat des joueurs local. La AFE (association de footablleurs espagnols) est d'ailleurs à l'origine de cette réforme historique. Son président Rubiales avait ainsi appelé les joueurs professionnels à faire grève avant finalement de recevoir des garanties de la part du Secrétaire d'Etat aux Sports espagnol, Jaime Lissavetsky. Les mesures votées au parlement et officialisées par la LFP ces derniers jours devraient largement satisfaire les requêtes du syndicat. En effet, la règlementation qui rentrera en vigueur en septembre prochain prévoit des sanctions économiques, l'interdiction de recruter, le retrait de points et au pire des cas des relégations administratives pour les clubs qui ne respecteront pas les nouvelles règles dictées par la LFP. Les joueurs du Rayo Vallecano et du Racing Santander vont être contents. Ses sanctions s'appliqueront aussi aux mauvais payeurs.

Un G16 du pauvre

Pour José Luis Astiazaran, le président de la LFP, la création d'un organe de régulation économique n'est ni plus ni moins qu'une révolution. : « C'est un jour très important pour notre football. Nous anticipons ainsi le fairplay économique voulu par l'UEFA et cela va permettre d'arriver aussi à un équilibre entre les recettes et les dépenses. Le but à l'avenir c'est que les clubs deviennent plus disciplinés et rationnels » . Platoche et son lobbying sur le fairplay économique y sont-ils vraiment pour quelque chose ? Officiellement, oui. Officieusement, c'est une autre histoire. Le fait que le Real et le Barça trustent toute l'attention médiatique depuis quelques années a fini par fatiguer la plupart des présidents de clubs de « l'autre Liga » depuis longtemps. Il y a deux semaines, José Maria Del Nido avait même annoncé qu'il créerait un G16 du pauvre si rien n'était fait pour enrayer « un championnat menacé d'être merdique » , selon ses propres termes. La création de cette DNCG espagnole - qui n'a pas encore de nom officiel - devrait rapidement s'accompagner de nouvelles négociations de droits TV. Des droits parmi les plus inégalitaires du monde, ou seuls le Barça et le Real s'y retrouvent vraiment. En attendant de rentrer en guerre contre la télévision, la LFP a annoncé qu'elle allait distribuer des droits radios aux clubs une fois qu'elle aura trouvé le moyen de faire cracher les nombreuses stations qui proposaient jusqu'alors la retransmission des matchs de Liga à leurs auditeurs.

Paradoxalement, la DNCG est pour l'instant le seul moyen qu'aient trouvé les clubs de Liga pour contrer l'hégémonie des deux cadors du football espagnol. C'est surtout et avant tout un moyen de rassurer des potentiels acheteurs étrangers sur la santé économique des clubs. La plupart des présidents de clubs espagnols n'ont qu'un rêve : attirer des « mécènes » étrangers capables de les télé-transporter dans une autre dimension économique. Il y a quelques mois, des clubs comme le Betis, le Real Saragosse et Valence avaient intéressé les cheikhs qataris avant que ces derniers ne se plongent dans leurs comptes. La mise en place de ce nouvel organe de contrôle économique doit ainsi permettre aux clubs de redevenir attractifs pour les investisseurs étrangers. Pour devenir l'égal de Malaga et de Getafe, les clubs savent d'ores et déjà qu'ils devront liposucer leurs dettes. En parallèle, la réforme de la LFP fait également office de pare-feu contre les investisseurs fantoches de la trempe d'Ali Syed, le « Bernie Madoff indien » , propriétaire déchu du Racing Santander. Plus qu'une politique du fairplay économique, c'est un label rouge économique que cette DNCG à l'espagnole devrait proposer à la rentrée. Michel Platini avait raison : dans le football tout est une question de contrôle.


Javier Prieto-Santos


Lire : Angel Torres, président de Getafe : "En Liga, les Arabes sont bienvenus"

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