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Schieber Sayan

Julian Schieber aurait pu devenir jardinier. Il est finalement devenu footballeur professionnel et s’est accroché à son rêve malgré trois grosses blessures au genou. Ce samedi face à Stuttgart, le club où tout a commencé pour lui, l'attaquant aura à cœur de montrer aux supporters d’Augsbourg qu’il est encore capable de marquer, malgré ses 29 ans. Et si ça ne marche pas, il aura toujours de quoi faire avec l’église qu’il a récemment achetée.

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Julian Schieber sera titulaire ce samedi, et c’est déjà une bonne nouvelle pour lui. Car quand on a 29 ans et qu’on a déjà subi trois lourdes opérations au genou gauche dans sa carrière, chaque minute de jeu se déguste jusqu’à la lie. La dernière en date était probablement la moins lourde, puisque le natif du pays souabe n’a été éloigné des terrains « que » pendant douze matchs (amicaux de préparation compris). Sauf que ce week-end, on joue la 13e journée de Bundesliga. Autant dire qu’à Augsbourg, l’attaquant arrivé cet été a vite fait déchanter ceux qui plaçaient leurs espoirs en lui. Face à Stuttgart, actuelle lanterne rouge, sa mission sera de débloquer son compteur avec le club bavarois. La mission n’a rien d’une évidence. Mais Julian Schieber en a vu d’autres. Aujourd’hui, c’est le plaisir qui prime.

La constance du jardinier

Son destin était de toute façon lié au gazon. Plus jeune, il suivait une formation de jardinier-paysagiste. Et c’est son tuteur, après huit heures de chantier, qui l’emmenait à l’entraînement. « C’était une époque bizarre. J’arrivais avec mes chaussures de sécurité et mon pantalon vert de jardinier plein de poussière. Quand on voit comme les U19 d’aujourd’hui sont attentifs à leur apparence... » , se souvient-il. Pour ne pas laisser passer sa chance de percer, il finit par laisser tomber la binette et le râteau et s’inscrit dans une école-partenaire du VfB Stuttgart, où il passe tranquillement son bac pro. Avant justement de passer pro dans les rangs du champion d’Allemagne 2007. Fort de trois saisons chez les Souabes – entrecoupées d’un prêt à Nuremberg –, Julian Schieber devient fan du club qui l’a lancé dans le milieu et laisse tomber son premier amour : « Quand j’étais petit, je n’avais que des affaires du Bayern. Mais lorsque j’étais dans les équipes de jeunes de Stuttgart, je suis devenu passionné de ce club qui est vite devenu le mien. » L’histoire aurait pu durer longtemps. Mais en 2012, un coup de fil va venir tout changer.

Dragué par Jürgen Klopp

L’appel en question émane de Jürgen Klopp, alors entraîneur de Dortmund. Lors de la saison 2011-2012, son BvB a essuyé un méchant 4-4 contre Stuttgart, lors duquel Schieber a planté l’un des rares doublés de sa carrière. Le gueulard en casquette veut le gamin dans son équipe. « J’ai d’abord cru que c’était un canular, mais il s’est avéré que c’était une demande sérieuse. Quand une offre pareille arrive, tu n’hésites pas » , reprend Schieber, qui, aux yeux du public de Stuttgart, s’apprête à passer du rôle de sympathique régional de l’étape à celui de traître. « Je comprends la déception, mais je trouve extrêmement dommageable qu’on utilise des mots comme mercenaire. Aujourd’hui, quand je m’échauffe et que je joue à Stuttgart, je me fais toujours menacer par les fans » , raconte-t-il, non sans ajouter, beau joueur, que ces derniers « font partie des meilleurs de la Bundesliga » . Sa décision de l’époque, il ne la regrette pas. Au contraire, elle était nécessaire. « J’aime Stuttgart, mais travailler dans son chez-soi, j’ai trouvé cela négatif. Je n’avais plus d’espace de tranquillité, il fallait franchir le pas. »

Le corps de Lewa, l’église et le yoga

Le pas est donc franchi et il se fait vers l’avant. Sur le banc du Meister 2012, Julian Schieber grappille du temps de jeu et apprend à vivre avec la concurrence, en particulier aux côtés de Robert Lewandowski, son modèle. En tout cas physiquement : « Il a les dimensions parfaites pour un attaquant. Tout juste 1,80m, musculeux et pas un gramme de graisse. Pendant nos deux années communes, il n’a quasiment manqué aucun entraînement à cause d’une blessure. Il était incassable, pour ainsi dire. » Heureusement pour lui, Schieber ne se blesse pas pendant ses années schwarzgelbe. Mais la seconde ressemble un peu trop à la première et il ne parviendra finalement jamais à s’imposer en tant que titulaire. Alors plutôt que de s’encroûter sur le banc, il saisit la perche que lui tend le Hertha Berlin en 2014 et goûte à l’ « anonymat » que lui offre la capitale. Ses années en bleu et blanc sont marquées par un nouveau pépin à ce satané genou gauche qui le fait passer deux fois sur le billard et lui coûte deux saisons. De quoi devenir fou à la fin de son contrat, quatre ans plus tard. « J’avais besoin d’appuyer sur le bouton reset. J’étais ouvert à tout, même à l’étranger. Cela aurait pu être la Thaïlande. L’été dernier, j’ai été à Bangkok pour la troisième fois, pendant six jours avec de vieux amis. Il y avait la liberté, la nourriture et la vie nocturne. Un super mélange ! »



Finalement, un compromis est trouvé avec Augsbourg : dans une région peu réputée pour être stressante, Julian Schieber se rapproche de son chez-lui. De quoi lui permettre de s’adonner à son autre passion, la pêche à la ligne, et de garder un œil sur ses investissements dans sa ville natale de Backnang, où l’on trouve le Café Fancy, géré par un pote et surtout, une église, qu’il a rachetée il y a quelques mois. « Je dois préciser que ce n’est pas la cathédrale de Cologne, juste une petite église protestante qui était vide depuis longtemps. Il n’y a rien de religieux là-dedans, c’était juste pour en préserver les murs. » Quand on lui demande ce qu’il compte en faire, l’intéressé ne manque pas d’idées : y donner des cours de yoga, des leçons de cuisine, organiser des tournois de futsal pour les jeunes... « Au départ, je voulais la transformer en maison unifamiliale, mais chacun devrait avoir le droit d’en profiter. » En attendant, il pourra toujours aller y prier les dieux du football pour terminer sa carrière en beauté.

Par Julien Duez Propos de JS recueillis par Spox, Eurosport et Kicker.
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