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Les vagabonds de Bolton ne meurent jamais

Réanimé de justesse l’été dernier lorsqu’il était menacé d’expulsion par l’English Football League, le club anglais de Bolton a débuté la saison avec -12 points et est bon dernier de League One (troisième échelon). Mais à l’ombre des géants de Manchester, à vingt bornes de là, être en vie, c’est déjà beaucoup.

Bolton 3–2 Southend

Buteurs : J. Dodoo (36e), L. Murphy (45e+2), D. Murphy (64e) pour Bolton ; H. Lennon (10e), T. Dieng (81e) pour Southend

Léger crachin, vent glacial, ciel gris, Bolton est morose en cette fin décembre. Au loin, planté au milieu d’une zone commerciale où les fast food règnent en maître, les quatre mâts métalliques du Macron Stadium se dessinent (aucun lien avec Emmanuel). Sous la West Stand, une heure avant le coup d’envoi, Mitchell fait le piquet. A chaque match des Wanderers (les vagabonds, le surnom du club), il débarque, comme depuis 1948, avec son œil gauche masqué façon Albator et ses « Programmes » qu’il tente d’écouler tel un marchand de poisson de Rungis. Le discours branché sur radio nostalgie, il égrène les jours heureux. « On a connu le haut niveau, la coupe d’Europe, quatre titres en Cup (le dernier en 1958). Depuis deux ans c’est très dur, mais quel club n’a jamais connu de galères franchement ? » Optimiste l’octogénaire. C’est que Bolton, sorti de terre en 1874 et membre fondateur de la Football League en 1888, est un réanimé. Quasi déclaré cliniquement mort l’été dernier, placé en liquidation judiciaire en février 2019, l’entité, alors en Championship, creuse sa tombe. Un premier repreneur, Dean Holdsworth, avait revendu ses parts en 2017 à Ken Anderson, lequel a charcuté ce qu’il restait du navire.


« J’apprécie chaque putain de minute dans ce stade »


Salaires des 150 employés non versés, centre d’entraînement plongé dans le noir pour défaut de paiement et absence de nourriture pour les équipes, grève du groupe pro, relégation en League One en mai, la pente est digne d’une descente de l’Alpe d’Huez. Une énième tentative de rachat par le sulfureux Laurence Bassini, ancien propriétaire de Watford, capote pour manque de garanties financières. Face à Coventry (le 10 août, 0-0), seuls trois pros sont alignés. Le reste ? La jeune garde, 19 ans de moyenne d’âge, envoyée dans un bourbier. Fin août, la ligue anglaise met le pistolet sur la tempe. S’il n’y a pas rachat dans les 72 heures, le club sera expulsé du football de haut niveau britannique. Football Ventures (Whites) Limited, un consortium d’investisseurs, sort la planche à billets. L’opération est finalisée. Le 2 septembre, neuf joueurs sont recrutés en une salve de quelques heures. Ouf, Bolton peut de nouveau marcher ! « Vous avez vu Bury à côté ?, s’emballe Robert Jones, 19 ans, supporter depuis le berceau. Eux, ils n’ont plus rien (Bury a été exclu de tout championnat professionnel en août), nous si. J’apprécie chaque putain de minute dans ce stade. Nous sommes en vie. »


Quand l’Atletico Madrid recevait la leçon…


Bolton n’est plus sous perfusion, mais reste avec des boulets bien vissés aux chevilles. Le club a dû débuter la saison avec 12 points de pénalité. Chaque week-end, c’est la course à l’impossible. Samedi dernier, Southend a été envoyé au tapis. Pourtant mené par les hommes de Sol Campbell (0-1, 10e), Bolton s’est rebiffé. Deux volées en sept minutes (l’une par Joe Dodoo, l’autre via Luke Murphy), un ballon subtilement piqué de Daryl Murphy à l’heure de jeu et l’affaire était pliée (3-1, 64e). Les 12 000 âmes massées dans l’antre pouvaient exulter et le DJ du stade relancer l’infatigable Maria sur « All I want for Christmas » . « Le temps des Nicolas Anelka (2006-2008) ou des Youri Djorkaeff (2002-2004) est très loin, c’est sûr » , déplore le très fringuant David Walkinson. Lui aussi un vieux de la vieille, abonné depuis 1956, il ne crache pas dans la soupe, s’estimant déjà « heureux de voir jouer cette équipe. Le jour du rachat, croyez-moi que c’était interminable. Evidemment qu’on aimerait aller à Tottenham, Chelsea ou Liverpool, mais il faut arrêter de rêver. »



« Je préfère ça à la banqueroute » , s’empresse d’ajouter David Holston, son compère, incollable sur la venue de Sergio Agüero et de l’Atletico de Madrid, ici, en 16e de finale de la Coupe UEFA, en 2008. « Il y avait aussi Diego Forlan ! Mais Agüero, il rentre en jeu, il se prend un rouge au bout de dix minutes (rires). Ce jour-là, c’était le feu et El-Hadji Diouf nous a emmenés au paradis (1-0 puis 0-0 au retour). » Les images sur DVD, c’est bien, mais qu’en est-il du constat actuel ? « Même si on venait à descendre, on s’en fiche vu l’été que l’on a vécu. Nous avons désormais des dirigeants qui amènent de la stabilité. Alors même s’il faut aller en League Two pour un jour retrouver le sommet, on sera là. »

Une petite prière de Noël ?


Après 18 matchs joués, Bolton est toujours en queue de peloton, à 15 points du premier non-relégable, Tranmere, qui compte deux matchs en plus. Avec quelques orteils déjà en League Two, le technicien Keith Hill, propulsé sur le banc de sa ville natale fin août, passera Noël en continuant d’invoquer le ciel d’un miracle. « Ok, on me parle du passé, de la Premier League (quittée en 2012), des heures de gloire. On va aussi me dire qu’un ex-club de Premier League vient de battre le petit Southend. Mais c’est plus compliqué que ça. Tout le monde nous dit que nous n’avons aucune chance de nous maintenir. Il n’y a pas de pression et si on y parvient, ce sera un exploit colossal. » Tel des vagabonds revenus du néant…







À Bolton, par Florent Caffery / Photos : Manon Cruz
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