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Les princes du Chaudron

Leur histoire a démarré en fanfare et s'est terminée dans le chaos. Retour sur l'aventure stéphanoise de l'un des duos les plus attachants de la croisée des siècles : Alex Dias de Almeida et José Aloísio da Silva, dit « Chulapa » .

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Des retrouvailles avec la Division 1, Sega et Dreamcast en sponsors, un Chaudron en folie, Stéphane Pédron en pourvoyeur de ballons et une doublette brésilienne pour les mettre au fond : la saison 1999/2000 de l'AS Saint-Étienne a ce petit goût de panache et d'incertitude qui active encore aujourd'hui l'interrupteur à nostalgie. Objet de curiosité à leur arrivée dans le Forez, le tandem Alex-Aloísio a tout de suite fait parler de lui : « Le premier souvenir qui me vient, ce sont les retards !, sourit Fabien Boudarène, Stéphanois pur jus et milieu de terrain du club entre 1996 et 2001. On dit parfois des Brésiliens qu'ils n'aiment pas s'entraîner, eux étaient généreux même s'ils ne venaient pas tous les jours. » Mais, une fois sur le terrain, la paire d'attaquants venue ensemble de Goiás répondait toujours présente, à une condition : « Quand Aloísio jouait tout seul, c'était complètement différent. Et inversement. Mais les deux ensemble, c'étaient des machines de guerre. C'était vraiment un duo. Sur le terrain, ils faisaient tout l'un en fonction de l'autre. Alex a mis un peu plus de temps à s'intégrer. Il avait quelques kilos en trop et était plus introverti que José. » Le déclic ? Un match contre Nancy. Alex entre en seconde période, marque son but et offre celui de la victoire à son compère Aloísio : « Après ça, il n'est plus sorti de l'équipe. Une fois que la machine a été lancée, même nous sur le terrain, on se disait : "Wow, qu'est-ce qu'ils nous font !" » Une prise de risque payante pour les dirigeants dans une affaire qui sentait fort le quitte ou double : « À l'époque, les clubs recrutaient beaucoup sur cassettes vidéo. Je me souviens d'un Brésilien, Flavio Cuca. Il a été recruté sur cassette, mais c'était pas le même en vrai. (rires) Gérard Soler et Robert Nouzaret nous avaient montré une vidéo d'Alex et José pour qu'on sache comment les utiliser. En voyant les buts qu'ils avaient marqués au Brésil, on avait été impressionnés ! »

Caviar à Geoffroy-Guichard


Apogée de cette belle saison d'un promu pas comme les autres : les victoires à domicile face à Marseille (5-1, quadruplé d'Alex) et Montpellier (5-4, doublé d'Aloísio, un but d'Alex). Fabien Boudarène en est encore tout ému : « Contre Marseille, le stade tremblait, on chantait avec les supporters, j'en ai des frissons rien que d'en parler. Et puis Montpellier, il y avait une tempête de neige et on gagne après un scénario de folie. C'était le vrai Geoffroy-Guichard, l'ambiance était extraordinaire ! » Bilan : une sixième place inespérée et le sentiment que rien ne peut arriver à ce groupe, porté par sa joie de vivre et son duo de feu : « José et Alex, c'étaient des phénomènes, dans tous les sens du terme. Ils aimaient la fête. Moi qui suis stéphanois, j'ai passé des moments fantastiques grâce à cette équipe. C'est aussi grâce à Robert Nouzaret qui nous donnait une liberté totale. On était vingt-quatre gars soudés, épanouis, on sortait tous ensemble, jeunes et anciens. Forcément, sur le terrain, c'était énorme. Pour nous, les milieux, c'était facile. Si on était un peu en galère, on jouait long sur José. Et la profondeur, c'était pour Alex. José savait créer des espaces en gardant le ballon pour faire jouer les autres. Alex, c'était le petit Romário. » Pas avare en actions spectaculaires, la panthère Alex termine le championnat avec quinze réalisations, à quelques encablures de Sonny Anderson, Marco Simone et David Trezeguet.

De faux passeports, de vraies idoles


Mais la saison 2000-2001 commence dans d'étranges conditions pour les joueurs de Nouzaret, privés de Coupe Intertoto : « Le club n'a pas voulu la jouer, pour des raisons de budget. C'était dommage parce que retrouver l'Europe pour Saint-Étienne, ça aurait été magique. » Pire, Aloísio se blesse dès le mois d'août. Rupture des ligaments croisés, sept mois d'indisponibilité et un secteur offensif qui repose désormais entièrement sur les épaules de son acolyte. Mais, dans la foulée, les prémices d'un scandale se mettent en place à l'occasion du derby. Jean-Michel Aulas menace la direction stéphanoise de porter réclamation si Alex est aligné. La raison ? Les passeports douteux des deux attaquants brésiliens, devenus portugais pour échapper au statut d'extra-communautaire. L'affaire traîne quelques semaines avant de s'emballer et de nourrir l'un des plus gros imbroglios juridiques de l'histoire du championnat, perturbant fortement les Verts. Alex et Aloísio sont suspendus deux mois. Le premier finira tout de même la saison avec treize buts au compteur. Pas suffisant pour éviter la descente : « On ne saura jamais la vérité, ce qui s'est réellement passé. Ce qui est certain, c'est que ça nous a fait descendre » , fulmine Boudarène. La doublette file au PSG à l'intersaison. Aloísio y passera deux saisons mitigées. Alex, seulement prêté, ne s'y imposera pas et reviendra aider l'ASSE en Ligue 2, sans succès : « On a peut-être trop misé sur lui » , concède à l'époque Vincent Hognon. Mais Boudarène est formel, il en faut plus pour effacer les magnifiques souvenirs : « À Saint-Étienne, une fois qu'on est l'idole, c'est à vie. Je vous garantis que si Alex ou José reviennent un jour sur la pelouse de Geoffroy-Guichard, ils auront un tonnerre d'applaudissements. » Parole de Stéphanois.


Vidéo


Par Christophe Depincé
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