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Les Oranje et la mécanique

Deuxième Coupe du monde, première finale : dimanche, à Lyon, les Pays-Bas affrontent les États-Unis dans la peau de David contre Goliath. Mais les Oranje Leeuwinnen n’ont pas peur. Elles connaissent leurs forces et savent exactement ce qu’il faut faire pour faire tomber les ogresses américaines. Reste à voir si cela suffira pour les empêcher de conserver leur titre.


Depuis le début de la compétition, Sari van Veenendaal n’a pas trouvé chaussure à son pied. En tout cas, la godasse qui recouvre son pied droit serait un poil trop serrée. Pas de quoi déstabiliser la gardienne néerlandaise, au contraire. « J’arrive à bien jouer avec depuis le début de la compétition, donc je ne vois pas pourquoi je changerais ! Elles ont bien tenu pendant les 120 minutes contre la Suède. Eh oui, c’est sûrement de la superstition, mais comme beaucoup d’autres choses » , sourit la désormais ex-portière d’Arsenal, non sans rappeler que, comme ses coéquipières, elle reste dans sa bulle et ne prête que peu d’attention à l’euphorie qui entoure sa sélection. Et sur le fait que la ville de Lyon a renommé un arrêt de bus avec son patronyme ? « Je l’ai appris par ma mère, elle m’a envoyé une photo. C’est peut être un détail, mais cela signifie quand même beaucoup. Ça fait partie des trucs que je peux barrer de la liste de mes objectifs dans la vie ! » , a-t-elle conclu en riant.


La règle des douze minutes


C’est certain, il vaut mieux garder tous les esprits tournés vers le match le plus important de l’histoire de la sélection féminine néerlandaise. Pour leur deuxième participation, voilà les Lionnes oranje en finale, confirmant ainsi leur statut de meilleure équipe du Vieux Continent, deux ans après avoir remporté l’Euro à domicile. Un statut que connaît Megan Rapinoe et que la superstar américaine prend très au sérieux : « Les Néerlandaises ont gagné leurs matchs parfois très facilement et parfois avec plus de difficultés, mais elles les ont tous gagnés et c’est cela qui en fait une bonne équipe. Elles savent ce que c’est que d’être championnes puisqu'elles sont la meilleure équipe d’Europe. Meilleure encore que les adversaires que nous avons battus jusqu’à présent : l’Espagne, la France et l’Angleterre. »


Même son de cloche pour la sélectionneuse Jill Ellis, laquelle s’attend d’ores et déjà à un duel âprement disputé face à une équipe bien rodée : « La plupart de nos adversaires veulent que nous ayons la possession de balle afin de procéder en contre, mais les Pays-Bas veulent aussi l’avoir ! Leur positionnement sur le terrain est excellent, elles sont en mouvement permanent et permutent beaucoup. De plus, les Néerlandaises sont habituées à jouer en 4-3-3 depuis l’âge de cinq ans. Autant dire qu’elles ont parfaitement assimilé ce système de jeu. »



Reste qu’en dépit de ce concert de louanges, les Américaines restent les grandes favorites de cette finale. Leur supériorité se résume à un chiffre : douze. Comme la minute avant laquelle elles ont inscrit leur premier but lors de chaque rencontre de ce Mondial (pour un total de 24 pions marqués, contre trois encaissés seulement). Critiquée pour l’irrégularité de son jeu proposé, la sélectionneuse des Leeuwinnen Sarina Wiegman sait qu’il faudra impérativement proposer une copie radicalement différente de celle rendue face à la Suède : « On est conscientes de devoir mieux commencer notre match. Pendant le premier quart d’heure, les États-Unis joueront de manière plus opportuniste que pendant le reste de la rencontre. Il est donc impératif d’être vives et alertes et que notre défense soit parfaitement en place. Ceci, pendant tout le match, mais tout particulièrement pendant le premier quart d’heure. »

Oranje bleues


À la tête de la sélection batave depuis 2017, Sarina Wiegman connaît bien les États-Unis puisqu'elle y a joué au début des années 1990. Pour elle, la victoire s’obtiendra également en appliquant à la lettre les principes qui lui ont été enseignés lorsqu'elle évoluait sous les couleurs de l’université de Caroline du Nord. « Le positivisme, l’esprit d’équipe, le sentiment d’appartenir à une famille et l’envie de gagner. Cela, je l’ai appris il y a 30 ans et cela m’a beaucoup aidé à grandir sur un plan personnel » , résume celle qui se satisfait tout à fait d’aborder ce match crucial dans la peau de l’outsider : « Nos attentes sont différentes. Les États-Unis sont favoris et nous en avons conscience. Néanmoins, nous sommes en finale et nous voulons la gagner ensemble. »


Symboliquement, ce sera la première finale depuis 2003 où les deux équipes sont entraînées par des femmes. Des femmes d’ailleurs minoritaires sur l’ensemble des bancs de ce Mondial, puisqu'elles n’étaient que neuf sur les vingt-quatre sélections alignées au départ. Pour Jill Ellis, la dynamique doit désormais perdurer : « Nous avons besoin de plus de coachs féminins, mais c’est déjà magnifique d’en avoir deux en finale. Il y a eu des progrès avec le développement de championnats professionnels et des structures pour les jeunes joueuses. C’était impensable il y a encore 20 ans. » Sarina Wiegman, elle, fixe ses priorités ailleurs, ce qui ne l’empêche pas d’être du même avis que son homologue : « Le plus important, c’est que nous soyons en finale et qu’on l’emporte. Mais j’espère que de plus en plus de femmes continueront de jouer au football et deviendront coach. J’espère aussi qu’on aura une influence pour que cela arrive à l’avenir. »



Remise de sa gêne aux ischio-jambiers, Megan Rapinoe jouera sa finale avec un mélange d’excitation et d’amertume. Pas réputée pour avoir sa langue dans sa poche, l’attaquante aux cheveux couleur chewing-gum l’a de nouveau prouvé en conférence d’avant-match, dénonçant « le manque de respect » dont sont victimes les femmes, leur finale s’entremêlant avec celles de la Copa América et de la Gold Cup. « C'est la finale de la Coupe du monde, on aurait dû annuler tout le reste ! Je ne sais pas comment on a pu en arriver là, comment ils ont pu ne pas y penser ! » Qu’importe le résultat final, il reste encore beaucoup de boulot pour la suite.

Par Julien Duez, à Lyon.
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