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Les leçons tactiques de Liverpool-Manchester City

Attendu au tournant, le duel opposant Liverpool à Manchester City, Jürgen Klopp à Pep Guardiola, l'héritier désigné au roi sortant, a été exceptionnel en matière d'intensité et a livré un verdict froid : victorieux (3-1), les Reds comptent désormais neuf points d'avance. Pourtant, City a pris tout sauf une leçon à Anfield.

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Avant une autre « drôle de bataille » , en février 2014, alors qu’il était sur le banc du Bayern Munich et qu’il s’apprêtait à défier Arsenal à l’Emirates Stadium, Pep Guardiola avait ainsi attrapé les tripes de ses joueurs : « Voilà ce que je veux : pendant les dix ou douze premières minutes, je veux que vous tuiez le match, et que vous brisiez la confiance d’Arsenal au passage. Ils vont arriver tous flingues dehors, prêts à attaquer. Je veux que vous tuiez le match. Passez la balle sans arrêt. Pour une fois, je veux que vous fassiez exactement ce que je déteste le plus, ce que je vous ai dit être de la merde. Du tiki-taka. Je suis désolé, mais aujourd’hui, je veux que vous fassiez exactement cela, juste pour un moment. Passez le ballon sans but. Passez le ballon juste pour passer le ballon. Vous allez vous ennuyer et vous aurez l’impression que c’est un exercice inutile, mais il y a une raison. Nous voulons garder la balle et ennuyer Arsenal à mourir, les empêcher de nous prendre la balle. Ils finiront par se rendre compte que tout leur pressing est inutile parce qu’ils ne seront jamais à portée du ballon. Vous n’aurez pas besoin de moi pour vous dire quand passer à autre chose. Au bout de dix minutes, quand vous pourrez voir qu’ils sont à court d’essence, qu’ils s’ennuient et qu’ils perdent espoir, quand vous verrez qu’ils ne chassent plus la balle avec autant d’agressivité, messieurs, c’est à ce moment-là que je veux que vous commenciez le véritable match. C’est à ce moment-là que nous arrêtons le tiki-taka et commençons à jouer notre football. C’est à ce moment-là que nous visons la jugulaire. » C’est à ce moment-là que ce soir-là, à Londres, le Bayern a planté ses griffes dans le cou d’un Arsenal qui finira la rencontre au tapis, langue pendante, logiquement battu (0-2).


Comme à Londres il y a cinq ans, Guardiola n’a qu’un objectif en se pointant à Anfield, dimanche, pour retrouver un Liverpool qui n’a perdu que 2% de ses rencontres depuis le mois de janvier 2018 et un Jürgen Klopp qui affiche un bilan royal face au technicien catalan. L’Espagnol veut frapper fort, bien, juste, mais souhaite avant tout « tuer le match » . À comprendre, ici, l’éteindre et donc étouffer toute forme de pressing adverse, ce qui est la clé pour espérer quelque chose face à ces Reds-là qui, avant ce week-end, affichait un bilan clair en championnat : onze matchs disputés, dix remportés, un nul. Brutal. « Ils me font peur. Ils sont dangereux, vraiment » , soufflait Pep Guardiola à propos des membres du gang de Klopp, au milieu du documentaire All or Nothing il y a plus d’un an. « J’adore lire, mais je ne lis pas parce que dès que je commence un livre, je pense à Liverpool, à Klopp, et je ne peux plus me concentrer » , souriait encore l’ancien coach du Barça lors d’une conférence donnée il y a quelques mois. Et pour cause : des huit rendez-vous qu’il a eus avec Liverpool, Pep Guardiola n’est sorti victorieux qu’à deux reprises (ce qui ne l’a pas empêché d’être champion d’Angleterre à deux reprises, malgré tout). Ce rencard-là a pour autant quelque chose de différent et pose le chef cuistot de Manchester City dans une position claire : avec six points de retard sur Liverpool, il n’a aucun autre choix que de s’imposer et donc d'étouffer les Reds. « Pour ça, on ne pourra être à 50%, avertit-il en apéritif. Il faudra être incroyablement attentif jusqu’à la 95e minute. C’est l’exigence que demande un match à Anfield. »


La quête de l'ennui, le pressing explosé


À la 5e minute, il faut voir Guardiola ajuster son bonnet et s’agiter comme un contrôleur aérien : son Manchester City, déplié en 4-2-3-1 avec Bravo dans les buts pour suppléer Ederson, blessé, et le jeune Angeliño à gauche, préféré à Benjamin Mendy, tient le plan fantasmé (65% de possession, deux tirs tentés, deux corners obtenus). Comme lors du quart de finale aller de Ligue des champions perdu en avril 2018 (3-0), le Catalan fait le pari d’installer un maximum de joueurs derrière la ligne du milieu de Liverpool, d’où le positionnement de Kevin De Bruyne en meneur de jeu et non à la droite d’un milieu en triangle. Dans ce rôle, le Belge a un rôle défensif crucial à jouer puisqu'il doit alors assurer le premier pressing aux côtés d’Agüero sur la paire Lovren-Van Dijk. Défensivement, City s'organise alors dans un 4-4-2 clair, où Gündoğan a pour mission de contrôler Fabinho, où Sterling doit empêcher Alexander-Arnold de monter et où Bernardo Silva est chargé de compenser la supériorité numérique des Reds au milieu en s’intercalant entre Wijnaldum et Robertson. Tout est sous contrôle, le gang de Guardiola arrive sans trop de difficulté dans le dernier tiers de Liverpool, réussit à récupérer le ballon assez haut grâce à une grosse densité autour du porteur de balle, notamment sur les ailes (City a cherché à enfermer Liverpool dans des trappes posées sur les côtés et non dans l'axe)... Cette fois serait-elle la bonne ? C’est le murmure.


Côté Liverpool, le piège tendu est assez classique : agiter des asticots pour appâter l’adversaire et le forcer à multiplier les passes au cœur du jeu. Ainsi, grâce à la capacité des milieux de Klopp (Wijnaldum, Fabinho, Henderson) à imposer un pressing intense et coordonné, le ballon serait rapidement récupéré et les Reds pourraient vite exploser avec leur cerbère offensif. C’est comme ça que Liverpool avait tué City lors du quart de finale aller de C1 il y a deux ans : en fermant l’intérieur du jeu grâce à un premier pressing axial du trio Mané-Salah-Firmino, en mettant de l’intensité derrière, en fermant la zone d’expression des milieux axiaux de City (à l’époque, Kevin De Bruyne et Gündoğan avaient été kidnappés), en forçant la perte de balle rapide de l’adversaire via des longs ballons et une récupération haute favorisée. La clé de cette rencontre se situe justement dans la capacité des deux équipes à gérer les transitions, une donnée vitale. Interrogé au printemps 2018 après un voyage à Anfield difficile à vivre, Pep Guardiola n’avait d’ailleurs pas fait de mystère sur cette histoire : « Ce soir, on a perdu car on n’a pas été assez efficaces avec le ballon. Si nous avions été plus efficaces, Liverpool n’aurait pas pu nous percer avec ses transitions. » Ce qui nous ramène au discours du Catalan à Londres. À Anfield, dimanche, Manchester City devait « ennuyer » Liverpool « à mourir » . Et ça a presque fonctionné.



Jusqu’à la chute d’une première barrière au moment où l’on s’y attendait le moins. Ces aventures sont souvent des histoires de détails infimes : en janvier dernier, John Stones avait sauvé Manchester City à onze millimètres, cette fois, cela s’est d’abord joué sur la différence entre un mouvement « naturel » et un autre « non naturel » . L’arbitre Michael Oliver, aidé par la VAR, qui n’a ici servi à rien - et qui va être questionnée dans les prochains jours par manque de cohérence dans le jugement de certaines situations -, a estimé que les mains de Bernardo Silva et Alexander-Arnold (5e) étaient issues d’un mouvement « naturel » . Puis Manchester City a été sanctionné, immédiatement. L’arbitre refusant de stopper l’action, Liverpool a sorti son premier tour de magie, un classique : une sortie de balle intelligente, vue et revue, Robertson lançant Sadio Mané le long de la ligne, le Sénégalais filant ensuite provoquer la défense adverse et chercher ses potes de batailles offensives, avant un premier crash défensif des Citizens. Qui s’explique par une image, au-delà du mauvais repli de City.



Au moment du centre de Sadio Mané, les cinq joueurs de Manchester City (Stones, Rodri, Fernandinho, Gündoğan, Walker) + Angeliño, qui intervient sur le centre, ont le regard tourné vers leur propre but. Ils oublient alors d’anticiper la relance. Résultat : Gündoğan relance n’importe comment et trouve Fabinho qui n’a plus qu’à allumer Bravo.


Profondément captivant, le scénario encaisse son premier choc, mais ne varie pas dans le fond : City reprend instantanément son plan, De Bruyne lâche quelques friandises sur coups de pied arrêtés (ses bons points d’une première période où le Belge a peiné à exister offensivement), et les Citizens cherchent principalement à progresser via les latéraux, notamment Angelino qui n’hésite pas à jouer au-dessus de Salah ou à chercher l’appui d’un axial pour avancer. Une fois cet appui trouvé, Manchester City progresse - même si les ailiers ne réussissent à faire que peu de différences, notamment Silva - et réussit à faire douter un Liverpool où Sadio Mané n’hésite pas à revenir très bas pour chasser Bernardo Silva. Puis la destruction : à la 13e minute, à la suite d’un jeu long de Lovren renvoyé plein axe par Fernandinho, Alexander-Arnold fait exploser sur un pas tout le pressing de City et place Robertson, en une diagonale, dans le dernier tiers de City, prêt à armer une seconde diagonale pour Salah, qui n’a plus qu’à finir de la tête entre Fernandinho et Angelino. Rien ne peut être offensivement plus clinique qu’un changement d’aile aussi précis, et, une nouvelle fois, Klopp retourne là une séquence de football de position sur la tête de Guardiola. Royal. À 2-0 en moins d’un quart d’heure, que faire ?

Machine de combat


Une nouvelle fois porté par sa fougue, Liverpool devient d’un coup plus prudent et va progressivement rendre fou City, en se réorganisant en 4-5-1 et en bouchant tous les espaces restants. Ainsi, Manchester City a pu progresser territorialement, a principalement tenu le ballon dans le camp des Reds (58,1% sur l’ensemble de la partie, 130 passes réussies dans le dernier tiers de Liverpool contre 49 à l’inverse), mais n’a jamais vraiment réussi à être dangereux. Au cours de la première période, malgré 9 tentatives, les hommes de Guardiola n’ont cadré que deux fois et n’ont cessé de se casser les dents sur la « machine de combat » (Van Gaal) montée par Klopp. Encore une fois. Pire : cinq minutes après la pause, Roberto Firmino décroche sur une touche d’Alexander-Arnold côté droit (sur cette action, tout se joue encore dans le détail, mais Rodri lâche Firmino et Gündoğan intervient une seconde trop tard sur l’attaquant brésilien) et lance un mouvement mortel, Henderson profitant d’une pression molle de Gündoğan pour filer servir la tête de Sadio Mané au second poteau. Là, surprise : pendant 25 bonnes minutes, Liverpool attrape la possession au vol (65% entre le but de Mané et la 75e minute), Fabinho continue de s’éclater et Alexander-Arnold réussit notamment à trouver davantage de passes intérieures pour Salah (34 ballons touchés durant ces 25 minutes par TAA), ce qui casse plus rapidement le pressing de City. Cette approche a aussi un prix : les Citizens trouvent plus d’espaces en contre (Sterling obtient notamment une occasion en or à la 58e) et progressent plus facilement entre les mailles rouges. Tout en restant maladroit dans le dernier geste.



Guardiola veut malgré tout finir la rencontre la tête haute, fait entrer Gabriel Jesus à la place d’Agüero et voit alors ses joueurs avaler le dernier quart d’heure : 77% de possession, 5 tirs à 0, 83% de passes réussies à 48% (!). Liverpool est poussé contre sa surface, ne touche quasiment plus un ballon (seuls Alexander-Arnold, Alisson et Lovren ont touché plus de 10 ballons dans le dernier quart d’heure) et n’arrive surtout plus à ressortir proprement. Pour piquer, City, défaillant sur coups de pied arrêtés, profite des faiblesses défensives de TAA et articule sa construction pour faire sortir le jeune international anglais vers l’intérieur et ainsi filer de l’espace aux dribbles de Sterling et aux centres d’Angeliño. Le but inscrit par Bernardo Silva (78e) en est le résultat et une maigre consolation. En réaction, Klopp fait alors sortir Firmino, entrer Oxlade-Chamberlain et tente de fermer définitivement la boutique, ce que l’Allemand ne réussira à faire vraiment qu’avec l’entrée de Gómez huit minutes plus tard. En quittant le terrain, Guardiola explose, hurle à son monde que son équipe a été « brillante » - City a clairement été à la hauteur du rendez-vous - et semble se transformer en enfant dépassé par le cours d’un événement. Parfois, le football est si cruel que l’on peut perdre largement (3-1) une rencontre durant laquelle on a plutôt fait jeu égal, si ce n’est là où ça compte vraiment : dans les deux surfaces. « On savait que tout se jouerait sur le premier but » , souffle Robertson. Ce matin, tout est surtout sur un constat : Manchester City est quatrième de Premier League, a déjà perdu trois fois cette saison et possède neuf points de retard sur Liverpool. Les Reds ont touché la jugulaire.

Par Maxime Brigand
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