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Les leçons tactiques de Biélorussie-France

Des erreurs, du caractère, du talent et des buts, enfin. De la peur, de la souffrance et un peu d'émotion, aussi. Cette équipe de France est donc bien vivante. Et c'est elle qui nous donne la première leçon de ce match, à l'attention de la France entière : un match de football dure quatre-vingt-dix minutes. La seconde est plus complexe, certainement indéfinissable. Y a-t-il une dimension tactique à l'analyse des trajectoires de balle biélorusses de Lloris hier soir ? Difficile à évaluer. Et pourtant. Les deux énormes erreurs du capitaine français ont forcé le destin et nous ont permis d'observer une équipe de France dans l'obligation de réagir. Plus pressée, plus intense, plus incisive, le temps d'un quart d'heure. Quatre buts, enfin. Mais quatre buts, quand même.

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Après le match aller il y a un an, on parlait ici-même des prouesses du duo Ribéry-Benzema, du potentiel du milieu Capoue-Cabaye et du lien historique entre le 4-3-2-1 de Deschamps et celui de Jacquet. D'où une leçon : une préparation à une Coupe du monde, c'est long. Et une autre : l'objectif de la stabilité n'aura pas été atteint à l'occasion de cette période post-Euro. Le bilan des matchs de cette semaine est aussi intéressant qu'étonnant : Lloris a fait peur à tout un pays, Nasri a changé le visage des Bleus en deux footings, Pogba est déjà prince et Ribéry est enfin roi. De bon augure, finalement, pour Benzema. Tout va très vite.

Le 4-2-3-1 à un seul couloir, spécialité française ?

Finies les deux tentatives « 4-4-2 avec Benzema » et « Guilavogui-Sissoko » de vendredi dernier. Hier, Deschamps est revenu au 4-2-3-1 et ses deux avantages théoriques : la liberté de Valbuena dans l'axe et l'éventualité d'avoir un véritable ailier droit pour rééquilibrer le jeu français. Dommage, on y croyait. Bien plus habile dans les grandes prairies uruguayennes que dans les forêts de bouleaux biélorusses, Dimitri Payet ne parvient pas à peser sur le rythme lent de la première période. Jamais vraiment collé à la ligne de touche d'un flanc droit bleu qui semble pour toujours inhabitable, on se demande même si Benzema n'était pas finalement plus utile dans le quatuor offensif français. Dommage, car Valbuena perd un joueur pour dialoguer au milieu, et surtout Giroud perd l'occasion de recevoir des bons centres.

Plus loin au milieu, Matuidi attend encore que les astres se replacent dans la même position qu'en fin de saison dernière, mais ses courses et la simplicité de son jeu, malgré quelques déchets, restent précieuses. À ses côtés, Pogba fait accélérer la balle à chaque touche. Ce n'était pas Vieira hier, certes. Il a perdu des duels, c'est vrai. Mais tout va plus vite, pied droit, pied gauche, certaines manœuvres font enfin leur réapparition et l'éventualité de déséquilibrer le bloc biélorusse pointe le bout de son nez. Et pourtant, cela coince. Une mi-temps entière. Jusqu'à cette belle ouverture de Paul pour Franck, qui prend ses responsabilités en patron. Et marque sur pénalty. Mais dans le jeu…

Hleb et Nasri, le bal des ex-Gunners

D'autre part, le plan biélorusse met la France dans une situation compliquée. Incapable de jouer suffisamment haut pour mettre de l'intensité dans les derniers mètres ennemis, elle préfère se laisser une marge suffisante pour ne pas se faire surprendre en contre-attaque. Mais si les Biélorusses attaquent avec des fléchettes, leur archer s'appelle Alexander Hleb. Une démonstration de football de la part d'un numéro dix qui aurait dû avoir une toute autre carrière. Un football intelligent, malin même, et une précision technique ahurissante. Au bout d'une heure, à force de créer du mouvement là où il n'y en a pas, Hleb finit même par convaincre Deschamps de faire entrer Nasri. Samir est ainsi lancé dans le gouffre axial du jeu des Bleus, là même où Benzema était tombé en Géorgie. Samir et Karim ont certainement autant de football chacun, mais Nasri, lui, sait se déplacer loin de la surface. Si Nasri a un tel impact, c'est tout simplement parce qu'il fait vivre le ballon. L'ex-Gunner sait évoluer dans une équipe qui porte le ballon face à des formations regroupées sur leurs trente derniers mètres. Peut-être le seul milieu français avec cette expérience-là, en dehors de Ribéry, qui sait tout faire (on ne peut pas compter Griezmann, d'après la FFF).


Plus de milieux, plus de jeu

Cette génération a du talent. Avec Koscielny, Pogba, Valbuena, Nasri et Ribéry, le ballon saute les lignes, va d'un côté à l'autre. Et vit, en somme. Dans d'autres pays, on appellerait cela de la qualité. En France, on a presque envie de dire qu'il s'agit de joueurs qui « osent » jouer au football. Fait remarquable dans l'univers des Bleus : la transversale est de retour. Mais pour que cela se concrétise, il a fallu attendre l'heure de jeu. D'une part, la pression du 1-2. D'autre part, l'entrée de Nasri qui a libéré Valbuena. Avec un milieu « joueur » en plus, la France profite d'un avantage numérique dans l'axe et les options de jeu se multiplient. Attention, si Deschamps s'aventurait à en faire jouer d'autres, il se pourrait que les Bleus aient même le contrôle du ballon… Avec la densité d'un couple Matuidi-Pogba, dont le besoin de vécu semble indispensable pour s'épanouir, Deschamps a désormais les armes pour prendre plus de risques.

Et Mathieu reprend la main sur le jeu. La légèreté de son petit jeu et la précision de ses missiles transforment l'équipe de France. Bien évidemment, son enchaînement contrôle de la poitrine-temporisation n'aura jamais l'élégance de celui de Zizou, mais le geste est là. Et puis, après tout, qui pourrait avoir l'élégance de Zinedine ? Ribéry est mis en position de un-contre-un à gauche, puis, seul face au but au deuxième poteau, Nasri trouve une position de frappe dans un petit espace et le ballon atterrit miraculeusement dans les pieds de Pogba après l'un de ses centres. Le remplaçant de l'Euro se retrouve trois fois décisif en un quart d'heure. Valbuena s'installe, Ribéry prend ses aises sur le trône et on assiste peut-être au retour définitif de Nasri (peut-être, car l'importance de ces deux matchs serait à relativiser). C'est la victoire des revanchards, et du jeu. En attendant Griezmann ?

Par Markus Kaufmann À visiter :

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